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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PATURON, s. m.Terme de Maréchallerie. C’est la par-tie du bas de la jambe du cheval qui est entre le bouletSc la couronne , Sc dont la différente longent le rendcourt-jointé , ou long-jointé. On le dit aullì de quel-ques autres bêtes à quatre piés. Suffrago .

Ce mot vient del’Itaiien pafiurale 3 qu’on a dit aullìdans la balle Latinité dans le même sens.

PAU. P A V.

PAU. Vieux s. m. Cheveu, poil. Borei. Pilus 3 capillus 3crinis.

Pau. Voye^ Pal , Sc Pieu. En plu.eurs endroits les la-boureurs, vignerons, 6 c autres gens de campagne di-sent pau j au lieu de pieu, palus 3 paxillus. C est unbâton pointu par un de ses bouts.

Pau. Mesure pour les longueurs, ou espèce d’aune donton se sert à Loango de hoirie, & dans quelques autreslieux de la côte d’Angola en Afrique.

Pau. Nom dune ville de France, capitale du Béarn, Scsituée fur le Gave de Pau , à une lieue au-dessus de Les-car, & à sept au couchant deTarbe. Palum. Pau estle lieu de la naissance du Roi Henri IV. Il y a un Parle-ment j une Chambre des Comptes. Pau est à 17 de-grés 6 min. de longitude , & à 43 d. 1 $ nain. de lati-tude , selon Meilleurs de l’Académie des Sciences.

PAVAGE, f. m. Terme de Paveur. C’est l’cuvrage du Pa-veur. P avimentatio . Ce pavage est beau. Voilà un pa-vage bien lait.

On appelle en quelques provinces de France, par-ticulièrement en Bretagne, droit de pavage, un droitqui sc lève lur certaines marchandises à rentrée desvilles pour la réparation & entretien du pavé.

Pavage, f. m. Vieux mot. Péage. Perce val. Borel.Portorium.

PAVAIE. Vieux f. f. Auberge. Borel. Hospitium 3 diver-sorium.

PAVAME. f. m. Arbre qu’on appelle autrement sassa-fras. Voyer Sassafras.

PAVANE, f. r. Danse grave venue d'Espagne, où les dan-seurs font la roue l’un devant l’autre, comme les paonsfont avec leur queue , d’où lui est venu ce nom. Gra-vis & hispanica saltatio 3 vulgo pavana dicta. C’étoitautrefois une danse sérieuse que les Gentilshommesdansoient avec la cape & l'épée ; les gens de Justiceavec leurs longues robes ; les Princes avec leurs grandsmanteaux -, & les Dames avec les queues de leurs robesabaissées & tramantes. On l'appelostle grand bal 3 par-ce que c’étoit une danse majestueuse Sc modeste. Il s’yfaiíoit pluheurs alhettes de piés , passades & fleurets,Sc des découpemcns de piés , pour en modérer lagravité, dont la tablature est décrite dansThoinot Ar-beau,en son Orchésographie. Elle est suivie ordinai-rement de la gaillarde. Ce mot est commun aux Lan-gues Italienne, Espagnole Sc Françoise. Cette danse tri-ste Sc sérieuse n’est plus en uíage.

Pavane , en Musique j est une piéce grave Sc sérieuse,qu’on bat ordinairement à deux rems. Brossard. Lapavane est du genre des sonates, & elle est comprisedans la seconde espèce de sonates que les Italiens appel-lent Sonato. da camera 3 sonates de Chambre. Voye pSonate.

PAVANER j qui ne se dit qu avec le pronom personnel.Se pavaner, v. récip. Marcher d’une manière grave &fière. Superbe & graviter incedere. Les Gascons íe pava-nent. Voyez comme il le pavane. Il est familier.

PAVATE. si m. Arbrisseau des Indes haut de huit àneuf piés médiocrement rameux , gris, portant peu defeuilles semblables aux petites feuilles de l’oranger,fans queue ; d’une belle couleur verte. Sa fleur est fortpetite , blanche , composée de quatre pétales, ayantau milieu une étamine blanche qui finit par une bellepointe verte. Cette fleur ressemble au chèvrefeuille ,Sc en a l’odeur. Cette plante croît le long des rivièresde Mangate Sc de Cranganor. Les Indiens s’en ferventbeaucoup en médecine.

PAUCHE. f. f. Oiseau. Voye\ Palle.

PAUCRAIN. si m. Voyer Manœuvre.

PAVE* jC si & PAVEMENT, si m. Vieux mots. Couver-

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ture. Froissard.D’où vient un pavé. Borel. Teiïum.

A? FAVÉ. si m. Pavimentum. C’est, dit Vitruve , soli-damentum j sve incrufiatio quam gradiendo calcamus .Ainsi les Latins donnoient ce nom au íol d’une place,de quelque matière qu’il fut fait, mais battu, aster nu,consolidé sur la superficie de la terre ou d’un plancher,pour en former une croûte & un plan ferme, capablede porter ce qui passe par-dellus,

|Nous entendons aullì par pavé tout ce qui sert àcouvrir les lieux qu’on veut asiermir pour y marcherou y faire passer des voitures commodément.

|CT Le Pavé des grands chemins, des rues, des placespubliques, des écuries, cuisines, &c. se fait ordinai-rement de grès pu de rabot, qui est une espèce depierre dure, un peu semblable à la pierre de liais.

IpF On le dit en général du lieu qui est pave , & de l’ou-vrage entier, Sc en particulier de chaque pierre q ulsert à paver. Ainsi l’on dit le pavé d’une rue, d’unchemin. Le pavé d’une écurie , d’une cour. Prendre,céder le haut du pavé. Suivre , quitter le pavé. Le paved’Orléans à Paris, de Paris à Orléans ; c’est-à- dire,le chemin pavé. Lever, arracher un pavé. .Un cent,une charretée de pavés. Le gros pavé 3 ou du grandéchantillon , de íix à sept pouces en carré ne sertqu’aux chemins publics,& s’emploie avec le fable seul*Le menu pavé 3 ou du petit échantillon , sert pour le Scours, Sc est ordinairement taillé. Celui-ci s’emploie àchaux Sc à ciment. Le pavé vient la plupart du Gâti-nois. Dans le Lyonnois 1 e pavé n’est que du caillou-tage rond Sc sec , sur lequel on a peine à marcher.

Pavé de brique 3 celui qui est fait de briques posées surchamp, Sc en épi, semblable au point d’Hongrie,comme le pavé de la ville de V enise , ou de carreau bar-long à six pans figurés , comme les bornes de verresadossées, ainlì quetoit pavé l’ancicn Tibur à Rome*Cette forte de pavé est appelée des Latins , spicata tes-tacea ; celui des grands carreaux carrés, pavimenturttessellatum ; Sc généralement tous les paves de brique*pavimentum lateritium ; pavé de moîlon, celui qui estfait de moîlons de meulière posés fur champ pottfaffermir le fond de quelque grand rond ou piéce d’eaU *pavé de terrasse, celui qui íert de couverture en plate*forme fur une voûte , ou fur un plancher de bois. Pa-vimentum contignatum , tous ces pavés à découverts’appellent en Latin, Pavimenta subdialia. Pavé poli»c’est tout pavé bien aíììs Sc bien dressé de niveau, ci-menté ou mastiqué, & poli avec le grais. Daviler.

Les Anciens pavoient leurs grands chemins de deu*différentes manières : les uns se pavoient de pierre, SCles autres étoient cimentés de fable & de terre glaise 'les premiers étoient à trois rangs, à ce que l’on a obser-vé dans les vestiges qui en font restés ; celui du mili caqui servoit aux gens de pié, étoit un peu plus élevé qu files deux autres, de façon que les eaux ne s’y pouvoie' lCarrêter : on le pavoit à la rustique, c’est-à-dire, de gr° scarreaux de pierre à joints incertains, au lieu que fl oîpavés font équarris. Les deux autres rangs étoient cou-verts de fable lié avec des terres grasses , fur quoi lc*chevaux marchoient fort à l’aife. D’un intervalle *l’autre, on trouvoitsur les bordages de grosses pierresdressées à une hauteur commode quand on voul oltmonter à cheval, parce que les Anciens n’avoient pointl’usage des étriers. On trouvoit encore les colont> eSmiliaires, fur leíquelles on voyoit écrites les diff' ll \ ceSde tous les lieux Sc le côté du chemin qui menoit d u* 1lieu à l’autre. Ce fut une invention de C. Gracchus* L eSchemins de la seconde manière, c’est-à-dire, e *ment de sable & de terre glaise , étoient en dos d a |ie |tellement que l’eau ne s’y pouvant arrêter, Sc ls r° n ^

érant aride Sc prompt à sécher, ils demeuroienr rou

jours nets de fange Sc fans poussière. On en voir udans le Frioul, que les habitans nomment le poft^ ar! fflequel va dans la Hongrie, & un aune fur le terri ro"de Padoue, qui partant de la ville même, abouti 3Alpes. Diction, de Peinture et d’Architectuis *Les Anciens ont appelé Lithostrotos Sc Lithostroto^ »Lithoflrotum , toute forte de pavé qui étoit ^verses couleurs, & même tout ouvrage qui etoUpièces rapportées. Voye^ Lithostrotos.