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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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P A V

Pavé , se dit auffi des aurrcs pierres ou carreaux dont oncouvre le plancher des bâtimens fur lequel on marche.Later vel lapis quadratus. Le pavé des Eglises ie faitde marbre avec des compartimens. On volt d’anciensbâtimens avec du pavé à la mosaïque, de pièces rap-portées. On fait du pavé de grands carreaux blancs &noirs, pour paver des salles & des galleries. On en faitde poterie pour les chambres, de fayance pour des ca-binets.

Borel dit que ce mot vient d’un vieux mot Françoispavé , qui lignifioít couverture , d’où l’on a fait auffi

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ft?P aver à bain de mortier, c’est ne pas épargner lemortier en pavant, comme quand on pave des coursvoûtées par-deíîous, des écuries, des pierrées, &c.ft? Paver réemploie quelquefois absolument. On nefàuroit palier dans les rues, quand on y pave. On pavedevant ma porte.

Ce mot vient du Latin pízvare, qu’on a dit pour pa-vire y d’où est fait pavimentum.

On dit ironiquement en méprisant les choses dontil y a grande abondance, que les rues en font pavées.His vici abundant.

j jxiiiAiL c u u p w lui c j u. uu iwiiu, uuin i r* ì ♦ r t o C

pavêcker, pavler 3 & pavots pavefade qui signifient /e I PAVÉ * EH. part. paíí- Stratus. On dit figurément c a-couvrir . dnnr nn „ss ínrnr,. im -1 , M.-N. I milièrenent d un homme qui mange extremement

chaud, qu il à le 'gosier pavé. Ac. Fr.

couvrir, dont on use encore íur la mer.

§0° On appelle le haut du pavé , le pavé qui est ducôtédes maiíons. Prendre le haut dupavé, c’est marcher prèsdes maisons. Le bas du pavé , c’est le revers, le côtédont la pente aboutit au ruisseau. Prendre , disputerle haut du pavé. On cède le haut du pavé à une per-sonne pour qui l’on a de la considération, comme on

" lui cède la droite ailleurs. Locum honoratiorem in viacedere.

Pavé , fe dit proverbialement en ces phrases. Je fuis seu-le pavé du Roi, pour dire , vous n’avez point droit deme faire sortir de cette rue, ou place publique. ViaRegia. Qn dit qu’un homme est mr le pavé pour dire,qu il n a point de logis, de retraite, qu on a mis sesmeubles fur le pavé. On dit auffi qu il est tombé fur lepavé 3 qu’il ale nez fur le pavé ; pour dire, que fa for-tune est renversée. On dit au contraire , qu’un hommetient le haut du pavé dans une ville , qu’il n’y a per-sonne qui lui diípute le pavé ; pour dire, qu’il est dansquelque dignité ou charge qui l’élève au-deííus des au-tres. Prsfiare c&teris. On appelle un batteur dé pavé 3Un fainéant, qui n’a d’áutre occupation que de courirles rues. On dit auffi, de pavé sec & bois mouillé , li-béra nos y domine ; pour dire que l’un & l’autre fontfort dangereux. On dit: Bride en main fur le pavé ,pour dire qusil est dangereux de galoper fur le pavé:6c on dit figurément la même chose pour signifier qu’ilne faut rien précipiter dans les affaires délicates & quipeuvent avoir des fuites fâcheuses. On dit, faire quit-ter le pavé à quelqu’un , pour dire , le faire retirer ,faire qu’il no se plus paraître. On dit figurément taterle pavé y pour dire , agir avec circonfpectioh. Ac. Fr.

Ï*AVÈCHÉ , ÉE. adj. Mot dont se sert Mézeray , poursignifier, qui est couvert de pavois. Scutis teclus.

Ì^AVÊCHER. Vieux v. a. Couvrir. Tegere.

Ce mot vient de pavois ; c’est-à-dire, un écu, unerondelle. Borel.

PAVÊCHEUR, ou PAVESSIER. f. m. Nom d’unc an-cienne milice. Pavifarius , Pavefarus _> Pavejtator.

, . O- 1

PAVEsiADE. í. t. Terme de Marine.^ Grande bande , pulé de toile, de frise ou de drap, qu’on étend le long'duplatbord d’un vaisseau , quand on se prépare au com-bat , qui est soutenue par des pontifies , afin de cacheraux ennemis ce qui fe fait fur le pont, 6c que les sol-dats puissent combattre comme derrière un parapet.On l’appefie autrement Paviers 3 Pavois Sc bastingue.Lorica , sepes.

Ce mot vient de pavois. Voye% Pavois.

Pavesade , dans l’art Militaire. Vieux mot. Palissa-de. Borel. Vallum é sudibus. La pavesade se faifoitautrefois de plusieurs boucliers appelés pavois ,& c’estde-là que ce nom s’est formé. On appeloit auffi paveía-des de grandes claies portatives de derrière leíquellesles archers tiraient. Elles étoient en usage long-temsavant Philippe-Auguste, & Froissart ne les donne pascomme une chose nouvellement inventée.

PAVESAN. Nom dune contrée du Duché de Milan, enItalie. Papiense , ou Ticinense territorium , Papienfisager , traclus _, pagus. Elle est entre le Lodéfan ) le Mi-lanois propre, la Laumésine , le Tortonois , l’Etat deGènes & le Plaisantin ; le Pavesan est baigné par le Pô,&■ par le Tésin : son territoire est si fertile, qu’on I'ap-pelle le Jardin de Milan: il renferme le territoire deBobbio ; ôc ies villes sont Pavie, capitale, Voghera &Bobbio. Mat/.

£ss T PAVESSIER. f. m. Voye-p Pavêcheur. Le P. Da-niel dit que ceux qui étoient employés à soutenir lapavesade tant aux sièges des villes que dans les vais-seaux, s’appelloient pavescheurs ou pavesters.

PAVEUR. í. m. Ouvrier qui emploie le pavé, qui encouvre les chemins, les cours, &c. Pavitor qui pavi-menta fiernit.

Ifs Les outils des paveurs du grand échantillon, font unepelle, une pince, un marteau à refendre, un à paver,un à fouiller la terre, un épinçoir, une demoiselle 8 cun niveau.

VAVllllV ± UVIJU-I J J -*• MO j J. UyejLULUf • Ctia aitvw».

On appeloit ainsi autrefois les soldats, qui étoient ar- fKF Pour les ouvrages du petit échantillon, il faut outre

més de pavois. Ce mot sc trouve dans Froissât d, vol.4. ch. 1 j y 6c en Latin dans Valsingham , au régnéd’Edouard III.

PAVEMENT. f. m. Qui sc dit, & de Faction de paver, &d’un espace pavé en compartiment de carreaux de terrecuite, de pierre, ou de marbre. Stratura. Da viler.ffc? PAVENTIA , ou P AVENCE. f. f. Terme de My-thologie. Nom propre dune Déesse des anciens Ro-mains. Paventia. Elle étoit établie pour garantir les en-fuis de la peur. S. Augustin, De Civitate Dei , L. IV ><• 11 , dit que c’est Jupiter qui se nommoit ainsi , en-tant qu’il délivrait les enfuis de la peur. De Ceriziersdit Pavence dans fa Traduction.

Ce mot a été fait de pavor peur.

PAVER. v. a. Couvrir de pavé un grand chemin,une cour, une salle, &c. Asseoir le pavé, le dresser avecse marteau, & le battre avec la demoiselle. Sternere‘°cums ax is y aream consternere filicibus j pavimentare ,

®CT Quand on dit simplement paver , fans y rien ajouterqui pecihe la matière , on l’entcnd toujours de l’ou-

j ^ rC r ^ avcr un chemin, une cour.íssr Quand on le sert de carreaux de terre cuire ou defayance , on dit carreler.

&T Si on emploie le marbre, la pierre de liais, la bri-que , on dit paver de marbre, de pierre de liais, debrique>-

la plupart de ces outils, une truelle, une auge, une ha-chette , un rabot, & l’oiseau pour porter le mortier.

PAUFORCEAU. f. m. Terme dont se fervent les pre-neurs de pluviers, pour signifier un piquet qui doitavoir le plus de force, & fur lequel le filet se tient parforce dans l’état où il doit être.

PAVIE. si m. ( On prononce Pavi. ) En plusieurs provin-ces on dir une pavie 3 au féminin. Le grand usage estpour un pavis. Mén. M. Perrault a dit des rouges pavisle duvet délicat. Meilleurs de l’Académie ont décidéqu’il falloir dire un pavie. C’est une forte de pèchequi ne quitte point le noyau ; & sc dit tant du fruit,que del’arbre qui le porte. Perfica duracina. Gro s pa-vie. s petit pavie. Pavie blanc. Pavie jaune.

La Quintinie fait pavie , tantôt masculin Sc tantôtféminin. Il écrit toujours pavie. Nous avons des Cu-rieux qui prétendent qu il y a autant de pavies que depêches, & disent fur cela que le pavie est le maie, &que la pêche est la semelle. La Quint. 1. 419 . Cet Au-' r ajoute que cé n’est qu une vision, ou plutôt un an-il langage des Jardiniers , qu il n a jamais pû trou-ver de raison, ni apparence de raison, qui l’ait fatif-fait fur v cela ; que du reste la quantité de ces prétendusmâles lui est inconnue, quoiqu il ait fait tout ce qu’il apû pour en découvrir d autres que les sept qu’il distin-gue , & que nous allons rapporter.

Il y a sept pavies très-disterens. La Quint. I. 4*2-

teurcien ;ver

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