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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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bitcur n’a pas la volonré ou le moyen de payer rout cequ’il doit , il faut quelquefois se contenter du peu qu i 1oífre. Il se dit austi au figuré , pour dire, qisil ne fautpas exiger des gens plus qu’ils ne font en volonté defaire.

Paye. Espèce de monnoie de compte, dont on se sertdans le Royaume de Siair..

La paye est auffi une monnoie courante à Ormus,dans le Sinus Pcríique. Elle vaut dix béíorclis,ou liardsdu pays.

Paye , est auffi un poids dont la pesanteur est du doubledu clain. On évalue le elainà 12 grains de riz, ainíi lapaye pèse 24 grains.

PAYELE.s. f. Vieux mot. Pacle , ou pêle. Borel, Pala.

PAYELLES. s. f. pi. Terme de salines. Grandes chaudiè-res dont on se lert en Flandres pour le raffinage du sel.

PAYEMENT, s. m. Solutio , penso , numeratio. Somme•qu’on compte pour s’acquitter d’une dette, ou autrechoie équivalente*qu’on donne pour le même ester. Onlui a fait le payement de cette Ordonnance en bellemonnoie, en louis d’or & d’argenr. Il a pris des billets,des nippes, des héritages en payement.

§3° Payement íe dit auffi du tems qu’un débiteur a ob-tenu pour pouvoir payer plus facilement les créan-ciers. Il s'est accommodé avec ses créanciers , en s’o-bligeant de les satisfaire en quatre payemens égaux. Ila stipulé lc rachat de cette renie cn trois payemens , entrois termes.

•Payement , signifie auffi dans le Commerce, certainstermes fixes 8c arrêtés, où les Négocians doivent ac-quitter leurs dettes ou renouvelle! leurs billets. Tem-pus solutionis. Les payemens à Lyon font aux jours desFoires, qui se tiennent aux quatre termes de Tannée.Le payement des Rois commence le premier de Mars,8c dure tous le mois. Le payement de Pâques com-mence le premier de Juin , celui d’Août le premier deSeptembre, celui de laToullaints, le premier de Dé-cembre , & dure auffi tout le mois.

PAYEN, ENNE , adj. Souvent employé substantive-ment. L’Académie écrit Païen, Gentil, Idolâtre , quiadorent les faux Dieux. Paganus , Idololatra,Gentilis.Les Payens ont élevé des Temples à Jupiter, Apol-lon , Mercure. Plutarque, Séncque, font des AuteursPayens. La Mothe le Vayer, Esprit, ont fait de beauxTraités de la vertu des Payens. Toute autre Moraleque celle de l’Evangile est une probité de Payens. LeP. Rap.

Ce mot vient de Paganus f pagiso, lorsque les Chré-tiens étant maîtres des villes, obligèrent les Payensd’aller demeurer à la campagne par les Edits de Con-stantin & de ses enfans, où ils sacrifioient à leurs fauxDieux en liberté. Telle est Topinion de Baronius quiest communément reçue, fiCP Ou bien de Paganusnous avons fait P ay en 8c Paganisme , parce que lesgens de la campagne, Pagani 3 destitués des secoursde T éducation, font auffi plus attachés que les autresaux (entimens qu’ils ont sucés avec le lait. Ainsi, tori-que la Religion Chrétienne eut fait de grands progrèsdans les villes , lès gens de la campagne conservèrentTidolâtrie long-tems après la conversion des Villes. Lesmots de Paganus 8c d’Idolâtre devinrent alors syno-nymes, 8c nous avons adopté ce mot en Taccommo-dant à notre langue, & nous appelons Payens, lesIdolâtres, & Paganisme Tidolâtrie.

Saumaise croit que ce mot vicnt depq^/M ^ q U ; fî_gnifioit la même choie qu e srens , ou nation ■ d oùvient qu’on les appeloit indifféremment Gentils.

fCT M. T Abbé de Fleury dans son lìist. Eccl.L. XIII,p. pi 2 , donne au mot P ay en une autre origine. L'em-pereur, dit-il partant d’Antioche au mois de Juin , en3 so , pour marcher contre Max en ce, & ayant railem-blé toutes ses troupes , conseilla à tous ceux qui n’a-voient pas encore reçu le Baptême de le recevoir auplutôt, leur représentant les périls de la guerre , & dé -clarant que ceux qui ne seroient pas baptiíes , n’a-voient qu’à quitter le service, 8c íe retirer chez eux.ímr quoi cet Auteur remarque que peut-être donna-r-on le nom de Payens à ceux qui quittèrent le íerviceplutôt que de se faire Chrétiens ; car paganus en La-

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tin , ajoute-t-il, signi fioit celui qui ne portoit pas^rarmes , étant opposé à miles ; 8c de-là il peut s etteétendu à tous les Infidèles en général : peut-être auiii,continue-t-il, ce nom vient de pagus , d ou nousavons fait pays ; car les paysans furent les derniers quis opiniâtrèrent à conserver Tidolâtrie.

S. Arnaud fit porter à Dagobert une Ordonnancepour obliger tous les Payens de ion Royaume à rece-voir le Baptême. C'est le premier exemple que Iontroûvc de cette conduite à l’égard des Payens. Aupara-vant on ne Tavoit fait que pour les Juifs.

On dit proverbialement, jurer comme un P ay M >pour dire, jurer comme un mécréant, comme un im-pie. Ac. Fr»

Payens , au pi. On nomme ainsi , en termes de Potieisde terre, deux pièces de bois qui ont diverses hochesou entailles de distance en distance, fur lesquelles Toit-vrier pose ses piés de chaque côté lorsqu’il tournequelque vase ou autres ouvrages de Poterie, íur la g 1 'relie de la grande roue.

PAYEN. Nom d une montagne du Chili , qui fait part íede celle de la Cordillière. Mons Aheneus. Il y a den*montagnes qui ne font qu a douze lieues des Pempas^Paraguay , 8c à cent lieues de la Conception ; on a d-'couvert dans Tune, des mines de cuivre pur,si singu^fres, qu on en a vu des papitas , ou morceaux de plus a ecent quintaux. Les Indiens appellent une de ces mon-tagnes P ay en , c’est-à-dire, Cuivre , 8c Dom Juan M e 'lendcz, auteur de cette découverte, Ta nommée Sain 1 'Joseph. Il en a tiré un morceau de quarante quintau*Frézier.

Payen , est auffi un nom d’homme.

PAYER. v. a. Acquitter une dette , un devoir. Payes ‘ êprix d’une chose achetée. Nomina solvere, absolve? 1 ’dsolvere, luere, pendere, penstare, resolvere. Ce Bour-geois a acheté cette terre, il Ta bien payée. On P a squelquefois des deniers d emprunt pour lesquels oncontenta une hypothèque privilégiée fur la chose.Notaires font obligés de faire mention des den^fcomptés, nombres 8cpayés en telles, ou telles espa-ces. Jésus-Christ ordonna qu’on payât le tribut 3Céiar. Il a été condamné à payer nonobstant fa rcnist 1 'trancc. On Ra contraint à payer par exécution demeubles. Les créanciers ne seront payés qu’au ib" hlivre j par contribution.

fjCT Payer , s’acquitter d’une dette. Payer une soim r > c 'ce qu’on doit.

|CT Payer , en parlant de celui à qui on doit, P ay et ^créanciers.

fJÔP Payer , en parlant de la chose pour laquelle on d 0,í 'Payer des marchandises.

§3“ Payer une obligation ,payer la somme portée P‘ 1tune obligation.

fK? Paye& le prix d’une chose achetée, en donner le P fIconvenu.

fKT Payer comptant, sur le champ, lorsque lachandise est livrée.

fjCT Payer en papier , donner en payement des bill £iS ’des promeílcs ou obligations, fans donner aucun 3gent ni marchandises. r

§3* Payer en marchandises, donner de la marchand*au lieu d’argent ou de papier, pour acquitter une d econtractée.

fCT Se Payer par ses mains, se payer soi-même sur ’ ^gent qu’on a entre les mains, appartenant à ionbitcur.

fer On dit figurément payer le tribut à la nature,

Payer , se dit quelquefois des choies inanimées, q ll) ^vent un certain droit. Cette marchandise paye t3sl .la Douane. Le muid de vin paye tant d’entrec,tant de gros. Pro dolio vini tantum debetur » L e ^ ffourché ie paye à la porte , au Bureau. On dit 311 ^qti’une Charge paye Paulette. Voye\ Paule tT C ^Bénéfice paye tant de décimes, d’annatcs. Cetteïsitépaye tant de Taille. - ■ ' gCF

Payer , sedit quelquefois des libéralités qu’on

trui, quand on satisfiiir pour lui. Il lui a payé » p orrdare. Cette fille a payé aujourd’hui ía fête. C c P ota pìenier a payé sa bien- venue. Quand les gens «n "