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|sT A la Paysanne, adv. A la manière des paysans.Beaucoup de femmes se coëssent à la paysanne ; com-me font les paysannes, Rusicarum more comam com-ponere. Vêtu à la paysanne , danse à la paysanne.
PAYSANNE. Nom dune Danse.
Paysanne. Sorte de poire. F jyqr Magdeeeine-Rouge.
Paysanne. Terme de Fleuriste. Tulippe rouge sang debœuf, colombin êc blanc. Morin.
PAYTA. Nom d un Port du Pérou. P ay ta. Le Port deP ay ta est situé à deux cens lieues de Lima, du côtédunord , vers le cinquième degré de latitude australe. LesGoyaves de Payta font les plus estimées du Pérou. Iln’y a point d’eau ; ceux de Golan supportent sur leursballes, après Lavoir été prendre à une lieue de cbezeux , dans une rivière qui coule dans un vallon agréa-ble & fertile.
PAZ.
PAZ. Nom d’une petite ville de l'Amérique méridionale,lituée dans la Province de los Charcas, à íoixante-quinze lieues de la Plata, vers le nord. Pax. La Paq aun Evêché fuftagant de Lima. Maty.
PAZAN. f. m. On nomme ainli L animal qui fournit lebézoard oriental.
PAZDZIERNIK. f. m. Terme de Calendrier. Nom queles Polonois donnent au dixième mois, c’est-à-dire ,au mois d’Octobre. Fabricius , Menol.p. 14p.
.PAZZI. Nom d une petite ville de la presqu’île de laRomaine. Pacìhya , paclya. Elle est sur la' mer deMarmora , près de l’Isthme, à deux ou trois lieuesde Gallipoli. Maty.
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PE, pour PIERRE. Il y a en France une Abbaye nom-mée S. Pé de Generes , en Latin , A. Petri de Gene-roso. Pierre Fournies, Procureur au Parlement, si-gnoitP. Fournier , pour se distinguer de quelques-uns de ses confrères qui portoient auflì le nom deFournier. C’est pourquoi on l’appeloit ordinairementiY-Fournier. Dans la Comédie Italienne d’Arle-quin Procureur, Arlequin, pour imiter ce vers :
Et dont les Cicérons se sont che\ PÉ-Fournier,
sc nomme Pi-A rlequin. Brossette,sur le vers 124 dela premiere satyre de Boileau.
fCT PÉ. Ville de la Chine , dans la province de Peking,département de Poating.
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PÉAAGKIRKE. Prononcé Pequire , & Foyer Pégue.
PÉAGE. í. m. Il Lest dit autrefois en général detoutes fortes d’impôts, qui se payoienr sur les mar-chandises qu’011 transportoit d’un lieu à un autre.Ftcligal j tributum , portorium. Maintenant il íe ditd’un droit qu on prend sur les marchandiíes qui pas-sent par certains lieux, par certaines villes, ou par lesports Sc rivières, pour Lentretien des grands che-mins. Diverses coutumes l’accordent aiA Châtelains ;êc elles appellent, chemins péageux , les cheminsdont la réparation doit être faite par les Châtelains,ou autres ayant droit d t péage. La plupart des Sei-gneurs s’attribuent des droits de péage fur leurs ter-res , fous prétexte d’entretenir les chemins, les ponts& chauffées. Anciennement ceux qui tenoient cedroit j dévoient rendre les chemins furs, & répon-dre des vols faits aux pallans entre deux soleils. Ce-la s’observe encore en quelques endroits d Angle-terre & d’Italie, où il y a des gardes qu on appelleStationnasses, établis pour la fureté des Marchands,êc entre autres, à Terracine fur le chemin de Romeà Naples. Il y a une Ordonnance de r yyo, portantabolition de tous péages établis depuis cent ans furla rivière de Loire , au profit du Roi; & injonction àtous autres prétendans droit de péage , de produireleurs titres au Parlement. La plupart des péages fontde pures usurpations. L’Ordonnance de lyy 2, en-
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joint aux Seigneurs qui ont droit de péage, d entre-tenir les ponts & passages. Le péage est appelé de di-vers noms dans les Coutumes & les Ordonnances.O11 le nomme barrage aux entrées des bourgs & desvilles ; pontonage au passage des ponts ; billette, ou. branchière aux passages de campagne, où l’on a mispour signal un petit billot de bois, attaché à unebranche. On l’appelle quelquefois coutume, ou droitétabli fans titre ; quelquefois prévôté, ou menu droitcastres; & quelquefois travers, pour montrer que cedroit íe perçoit à cause qu’on traverse la terre duSeigneur.
Les Enfans de France & Princes du Sang Royal,pour leurs provisions, font exempts de péage pat'tout le Royaume.par privilège. Il s’en trouve un Ar-rêt de Paris du 8 Juin 1387, pour la Duchesse d Or-léans , fille du Roi Charles le Bel ; êc est allégué en pé-dant le 18 Mars 1388, pour le Comte d’Alençon, st ueles Princes du Sang en font exempts juíqu’au sixièmedegré. Les Pairs de France & les Corps de Parlementont aulîì prétendu l’être. Si un homme autrefois etoitdétroussé en chemin public, le Seigneur qui levoir j epéage, 8c avoir la justice du lieu, étoit tenu de le-rembourser, comme il a été jugé contre le Seigneurde Vierzon ès Enquêtes de Parlement, de la Purifi-cation 1269, Sc contre le Comte de Bretagne, etArrêts de la Pentecôte 1273 - 6e contre le Comted’Artois, ès Arrêts de la Toulsaints 12.77. Il pa r °‘ cpar un Arrêt de la Toulsaints 1295, que le Roi fu-ioit auffi le remboursement. Si le meurtre avoir été faitavant le soleil levé , ou après le soleil cpuché, le Sei-gneur n’étoit tenu à rien. Ainsi jugé pour Ie Comted’Artois êc de Saint-Paul, à la Toulsaints iz6j. Fosle Glossaire de M. de Laurière fur le droit de péage>de long, & du travers. Les péages font domaniaux,& non d’aide, êc de subside. De Laur.
On dit chef ou branchages du péage. CouT.Bourbonnois , 3 J4. Droit de coutume ou de péage,font synonymes dans les Coutumes de Tours, articleiS. Du Lodunois, C. FIL qrt. / , 2 & s j d’Anjou 1du Mans, de Chartres, art. 12. .
ftCT Péage , se dit aulC du lieu où l’on paye ce droit. Ufaut s’arrêter au péage.
Ce mot vient, selon quelques-uns, d epaagiuM)abrégé de paffagium , qu’on trouve aussi chez les Au-teurs Latins. Borel le dérive de pagus , ou pays. M alîces étymologies font fausses. 11 vient de pedagiutn>qui est le nom que les anciens titres & les Canon*donnent à- ce droit, comme on le peut voir au Ca-non : Si quis Romipetas , causa 24 , qus.fi. 4, Inlo Parlamenti , C. 13 & / 8 , cap. 10 ;de Censé lli ficap. 26 j de Ferbor. fignificat. In Décrétai. T e ‘°neum , L. III , Legis Francis , cap. 12 & s4- L^b- 4 3Cap. 24 3 L. s ) Cap. 18 ,• Conftitut. Caroli Msg ,u 'De pedagium , on a fait pédage , puis jpéage, par le ^tranchcment du d. C’étoit auffi le sentiment denage cité par Borel, qui est revenu à ce sentîmes'Péage , dit-il, vient de payage, ou de pedagium •nage. D’autres le tirent encore de paysage êc de pan 1ge. Borel.
PÉAGEAU. adj. m. Chemin péageau. Foye-q PéagiE^
PÉAGER. f. m. Fermier de péage, qui exige 8cpayer ce droit. Portorii exactor. Les Péagers d°*^vent mettre des billettes, des tableaux Sc pancatten lieu éminent, pour faire connoître les droits ssfont dus.
Le Seigneur qui fait lever le péage , Sc à qu> "partient , est auffi appelle Seigneur Péager dans ^Coutumes d’Acqs, tit. 12 , art. 3 & 7 ; de San’Sever, tu. 10 , art. 3 & 7 ,• de Solle , titre ^ ’
art. 3. l c-
PÉAGIER, ou PÉAGEAU. adj. m. Qui se dit d’un^mi n où on leve un péage. Fia vectigalis , P° f Q 0 ^-pedagio obnoxia. Chemin péagier, ou péageau- ^>tume de Tours, art. 84 ■ de Lodunois, j n e
art. 4; d’Anjou, art. 43, 60 . 70: d u M a
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art. 30,6 p , po. Via in qua portorium ssscomme parle Suétone, dans la Vie dechap. 14.
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