&2Z P E C
est cause du mouvement que quelques homme s -ontLux oreilles. Alors il est adjectif.
PEAUTRAILLE. f. £ Canaille. Patelin. Corel. Vilisplebecula.
PEAUTRE. £ £ Vieux mot. Barque, chalouppe. Gloss.sur' Marot.
Peautre. £ m. Le gouvernail d’un vaisseau. Gubernacu-lum. Ce mot n’est plus en usage qu en quelques pro-vinces , pour lignifier le gouvernail des bateaux quivont fur les rivières. Virer le peautre. On dit pro-verbialement à des importuns qu on veut châtier loinde foi : allez au peautre. Je l’ai bien envoyé aupeautre.
Ce mot vient du langage Celtique ou Bas-Breton,où Ion appelle peautres, les mauvaises filles, ou autresmauvaises gens, tels que íont les Bateliers qui gouver-nent les bateaux.
Peautre , est aulìi une forte de blé appelé Zea. Bo-
REL.
PEAUTRÉ, en terme de Blason, se dit de la queue despoissons, lorsqu elle est d’autre couleur que le corps,parce qu’elle est en ester, le gouvernail des poissons.Il portoit d’argent au dauphin versé de table, allu-mé , bardé, & peautré d or.
PÉ B.
PÉBILS, ou BÉBLIS. Nom d’un bourg, ou petite villede l’Ecosse méridionale. Peblifcium , Pebïlïum. Celieu est dans la Twedale, au confinent de la Twédeôc du Péblis, à sept ou huit lieues d’Edimbourg, versle midi. Péblis avoir séance & voixau Parlement d’E-cosse. Mat v.
P E C.
PEC. adj. m. Est une épithète qu’on donne au harengfraîchement salé , qu’on mange en Hollande tout cru,avec du beurre & du pain. Halex recens sale aspersus.On tient le hareng pec fort sain. Les Hollandois 1 ap-pellent pekel harenc.
En vieux François pec signifioit un mauvais che-val , & pec íîgnifioit auffi un sot. On dit encorequelquefois par injure à une femme, que c’est unepecque , pour dire que c’est une sotte & une ridicule,qui fait l’entendue. A-t-on jamais vu , dites-moi,deux pecques provinciales faire plus les renchériesque celles-là. Mol.
.Pec, signifie aulsi en vieux style, pac, ou paclie; c’est-à-dire , pacte, convention. Paclum.
Mais P en offre tout justement,
Ce qu en veut payer fur le pec. Patelin &; Boree.
PECAIS. Nom d’un bourg avec un bon fort. Pecaia. Ilest dans le bas Languedoc, fur l’embouchure occi-dentale du Rhône, & il est considérable par la grandequantité du sel qu’on y fait. Maty.
PECCABLE. adj. m. & f. Qui peut pécher. Qui peccarepotest. Si nous avions deux âmes, comme le pen-foient certains hérétiques ; lune pour les choses dumonde ôc l’autre pour les choses de Dieu, & qu’iln’y eût que celle-ci qui fût peccable , alors, je 1 a-voue, les choses du monde ne devroient plus êtresoumises à la confession,ni à la direction. Bourd.Exh. II, p. 4.2 0. Le compose impeccable est plususité que le simple.
tft PECCADILLE, s. £ Petit pèche, legère faute. Pec-catum leve , veniale. Les gens foibles fc font de grandsscrupules pour des peccadilles. Il ne faut pas chasserun domestique pour une peccadille* Il ne faut pastraiter un péché mortel de peccadille. Il vient de l’Es-pagnol peccadillo. On ne le dit guère qu’en plaisantant.
PECCANT, ANTE. adj. Terme de Médecine.C’est une épithète qu’on donne aux humeurs , quandelles pèchent en qualité ou en quantité ; ‘quand ellesfont morbifiques ou trop abondantes.
Toutes les maladies ne font causées que par des hu-meurs peccantes qu’il faut évacuer ou corriger. Pec-xans.
PEC
A? PECCAVI, f. m. Aveu de fa faute devant Dieu, ôcle regret qu’on en a. Ce mot est pris de l’Écriture,IE Liv. des Rois j XII, 13. où David ayant répon-du aux reproches de Nathan , peccavi , j’ai péché; leProphète lui répliqua fur le champ : Dieu vous a par-donné. Ce terme Latin s’est rendu Fr. nçois en cettephrase: il ne faut qu’un bon peccavi , un acte de con-trition , ou véritable repentir , pour avoir rémissionde tous ses péchés. Il est familier.
PÉCÉTO. Nom dune ville de Piémont. Pecetum.Cette ville est honorée du titre de Comté, & situceentre Turin, Moncallicr & Quiers. C’est un lieu desplus agréables & des plus commodes pour jouir desplaisirs innocens de la campagne. Elle est située sorune colline, à l’abri du nord , • & tournée vers l’o-rient & vers le midi. C’est ce qui fait que Pair J esttrès-sain, & qu’on y sent peu les incommodités dcl’hiver. La campagne produit du blé , des fruits, fde très-bon vin. De-là on a la vue fur les Alpes, tuttout le Piémont, & fur tóut le pays au deçà & au-delàdu Pô. On compte qu’il y a dans Pécéto , -prés de2000 habitans. Ceux de Pécéto dépendent pour 1 espirituel de P Archevêque de Turin, & pour le temporel du Marquis de Greïs, qui y a un Palais. Théâ-tre de Piémont, T. 1 ,p. Si & S2.
PECH. £ m. Vieux mot qui signifie la même chose quePui ou Montagne. Podium, & qui est encore en usagedans quelques noms de lieux. Foyer Pui.
PECH, ou PECHIA. Ville de la Turquie Européen-ne , dans la partie occidentale de la Servie.
|ssr PÉCHA , que quelques-uns prononcent & écriventPessa. £ m. Petite monnoie de cuivre , qui a coursdans plusieurs lieux des Indes, particulièrement dansles provinces maritimes des Etats du Mogol. Le pe-'cha vaut six deniers de France.
Hé? PÉCHÉ. £ m. Peccatum. Saint Augustin définit lepéché, diclum , facium vel concupitum contra legentDei âternam. Une parole, une action, 011 un désircontre la loi éternelle. Définition qui ne paroi t pasconvenir au péché originel. Il vaut mieux dire quele péché est la transgression volontaire de la loi divi-ne , soit naturelle, soit positive. Transgreffio divinslegis. Le péché ne laisseroit pas d’être péché fansloi ; mais il est encore plus connu par la loi, & de-vient même plus péché, ôc plus extrêmement pèche.M. Scud. On regrette d’ordinaire moins les pèchesque l’on a commis, que les plaisirs que l’on a perdus*S. Evr. Nous voudrions bien jouir des plaisirs que l * 5péché donne , fans en craindre les châtimens. FlécU*S’affliger du péché, ôc en gémir, ce n’est pas le ha lscomme le hait Dieu, qui n’en est ni affligé, ni contrit,& qui le permet, quoiqu’ilpuissel’empêcher. Boss*Faut-il s’étonner si des peuples qui gémissent sous I ejougdu péché, sentent le poids de la Justice divine-Fléch. Les personnes fur qui on ne prend point exein-ple, ne sont coupables que de leurs , propres pèches*Nicol. Dans les Princes, le penchant au péché estfortifié par la facilité de le commettre, & par fin 1 'punité après Lavoir commis. Fléch. Je hais ces g ellîchagrins, qui mettent du péché à tout ; ôc ces D je-teurs faciles ôc complaisons , qui n’en mettent à rie n *S. Evr. Chaque péché a. un degré particulier de mali-ce. La somme des péchés du Benedicti. Une infinite deCasuistes ont écrit fur les péchés.
Il y a plusieurs sortes de péché. Le péché de la chair*le péché de l’esprit, péché contre Dieu, contre leprochain , contre soi-même 3 péché de pensée, de pa-role ôc d’action; péché d’ignorance, de faiblesse, demalice. .
fCT On divise ordinairement le péché en péché origi° e& en péché actuel.
Le Péché originel est le péché de nos premiers peres*qui a infecté toute la nature humaine. Adam postescongenita macula , peccatum originale. On croit P lC ssentent dans l’Egliíe Romaine, que la Vierge a e teexempte du péché originel.
Cette expression s’emploic par allégorie en m,des occasions. On disoit d’un Cardinal Françoisauroit ete Pape, sons le péché originel. Voilà I e P e