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xj^igmel de ces Lettres. Le P. dje l’Aubrusseì.
Le Péché actuel. Peccatum acluale , est celui quenous commettons par notre propre volonté. On ledivise en péché de commission, & en péché d’omil-Vjye'{ ces mots.
iféf Les Péchés de Commission & d’Omijsion , font mor-véniels. Voye p ces mots.
Péchés Capitaux. Gn réduit à sept chefs tous lespéchés dont l'homme est capable , qu on nomme or-dinairement péchés capitaux , parce qu on regardechacun d eux comme la source & le principe deplusieurs autres. Ces péchés font quelquefois mortels,quelquefois véniels ; mortels, quand on les commeten matière importante, & avec un consentement par-fait. Véniels , quand on les commet en matière légère,ou avec un consentement imparfait. Ains, quoiqu onnomme communément les péchés capitaux , les septpéchés mortels, c’est une façon de parler populaire,& qui n’est pas exacte.
La confession sacramentale est le remède au péché ,on y reçoit l'abfolurion de ses péchés ; les péchés yfont remis. Ce font nos péchés qui ont crucifié Jé-fus-Christ, il s’est incarné pour racheter nos péchés. Ilest l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde.^gnus Dei qui tollit peccata mundi. On difoit en rail-lant du Pere Bauni, Sc en lui appliquant le passage de1 Evangile, qssil étoit celui qui ôtoit les péchés du«ronde. Paso. C’est parce qu il avoir trouvé des dis-tinctions pour excuser, ou pour justifier les péchés.
Dans le style familier, on appelle , péché mignon ,quelque mauvaise habitude à laquelle on est sujet, &dont on né veut pas se défaire. La paresse est son pé-ché mignon. Ac. Fr.
On appelle le gros péché , 1 adultère , le péché dela chair, les péchés contre nature. Le péché contre leSaint-Esprit est un péché qui ne se pardonne ni en cemonde , ni en 1 autre. Les Théologiens ne convien-nent point quel est ce péché impardonnable.
Péché Philosophique. Le péché philosophique est, selon
. quelques Théologiens, une action humaine , con-traire à la nature & à la raison, laquelle étant com-mise par celui qui n’a point de connoissance de Dieu,ou qui n’y pense point actuellement, n’est point uneostense qui mérite la peine éternelle. Cette doctrinefut combattue en 1689, par un petit livre intitulé :■Nouvelle hérése dans la morale , dénoncée au Pape ,aux Princes } aux Evêques & aux Magisrats. Le P.Pouhours y répondit en 1690 , par trois lettres inti-tulées : Sentiment des Jésuites far le péché philoso-phique. On y répliqua par plusieurs autres dénoncia-tions, & l'on fit tant d’horreur de ce péché philoso-phique , que ses partisans qui Pavoient soutenu parquantité de thèses, l’ont enfin abandonné.
Ce mot vient de peschah Hébreu, lignifiant la mê-chose, à ce que croit Nicod.
Péché , se dit proverbialement en ces phrases : pé-cfl é caché est à demi pardonné, pour dire que le pé-ché est moindre, quand on évite le scandale. Régnierdit en vers. Le péché que l’on cache est demi par-donné.
, On dit, à tout péché miséricorde f pour dire, qu’iln y a point de faute qu on ne doive pardonner, quandcc ux qui l’ont commise s’en repentent. On dit qu'onrecherche les vieux péchés de quelqu’un , quand onv a rechercher fa vie passée, ce qui étoit au rang despeckes oubliés. On dit aussi , qu’un homme mourraansson/cte/ie', lorsqu’il est obstiné dans le mal, qu’ile plaît à croupir dans son péché. On dit aussi , qu’unea ^n ^ es f e P r péchés mortels d une autre ; pourginer ^ C ^ e en a à tout le mal qu’elle a pu ima-
^iTpìdié ne f" d' T CrÌmC ' délit ’ foc&it > synonymes,la Religion. Ilvanran.^ ^^tt aux préceptes de
de la conscience. LesTr T’ U “ mouvcmcns
raires font Aes péchés ^ ^--mens teme-
nuances particulières qui distíiTfr a '’ 1Ues ^"cles, les
PELHE. I. f. Action par laquelle on prend du noifson ; 1 art de ptendtc dn pniîlun. Pïstué Aller l L
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pêche des morues , du hareng, des baleines. Cet hom-me entend bien la pêche , est adroit à la pêche.
ísF La Pêche fur d abord permile à tout le monde'parle droit des gens, Sc les poissons furent le prix de1 adreíle & de l’industrie de ceuiCqui les prenoient*Mais par les mœurs des peuples, cette liberté naturellede pêcher a été limitée Sc restrainte à certaines règles.
Les Ordonnances ont fait plusieurs règlemens furla pêche , & défendent plusieurs filets & engins à pê-cher. Les anciennes de François I & de Henri II, dé-fendent le bas roborin, le chiffre garni, valois, aman-des , le pinfoir, le truble à bois, la bourache, la char-te , le marchepied, le cliquet, le rouable, le clameci,faffine , fagots, nasses pelées, jonchées, lignes de longà menus hameçons. L’Ordonnance nouvelle de 1679,y ajoute les gilles, tramails, furets , éperviers, châ-Io'ns, sabres, &c. Comme aussi, défend de bouillesavec bouilles & rabots, tant fous les chévrins , raci-nes , saules j osiers, terriers, aux arches des ponts ,ni aux herbes, ni de mettre lignes avec échecs Scamorces vives , de mettre braie à chauste ni queute,& que l’on y ajoute boussel épais ; ensemble, de por-ter chaînes & clairons en batelets, & daller a lafàre Sc au barandage, & de pêcher dans des nouesavec des filets , pour prendre le poisson, Sc le fraiequi a été porté par les debordemens; comme aussi,défend de jetter dans les rivières, aucune chaux ,noix vomique, coque de levant, momie, & autresdrogues & appats, à peine de punition corporelle.
Il y avoit anciennement à Rome, des jeux qu’onnommoit jeux de la pêche ou des pêcheurs. Pisca-torii ludi. On les célébrait le 7 e des Ides de Juin, c’est-à-dire, le 7 e de ce mois. Festus dit qu’ils se faisoientau-dela du Tibre , tous les ans, & que c’étoit le Pré-teur de la ville qui en étoit chargé. C’étoit pour lesPécheurs du Tibre qu’ils se faisoient. Ovide en parle.Fasor. L. VI , v. ajj , Sc Rosinus, Antiquitat. Ro-man. Lib. IVj cap. zo.
IsJT PÊCHE, sc dit aussi du droit de pêcher. Ainsi , l’ondit qu’un Seigneur a la pêche d’une rivière, pour di-re le droit Ao. pêche. La pêche lui appartient^ il a affer-mé la pêche.
§sT On le dit également du poisson qu’on a pris à lapêche. Nous avons fait une bonne pêche, f ai achetéla pêche de ce pêcheur.
ffGP Enfin, le mot de pêche est en usage en parlant ducorail, des perles, &c. qu’on trouve dans certainesmers, & des marchandises qu’on retire de la mer,après un naufrage. La pêche des perles fe fait par lemoyen des plongeurs. On a fait la pêche des débrisd’un tel vaiíleau.
ísV PÈCHE. f. f. Gros fruit à noyau qui vient furla fin de 1 ete , tres-fucculent, Sc d’un goût délicieux.Malum perscum. La première Sc la plus hâtive est1 avant-pêche musquée , qui est blanche & petite,douce & iucréc. La pêche de Troyes , est une avant-pêche musquée rouge, qui est plus grosse ; Sc une au-tre qu’on nomme la double de Troyes , Sc plus ron-de. Valberge est jaune dedans Sc dehors, de médio-cre grosseur, d’excellent goût, un peu plate. Sonnoyau est d’un rouge violet. Il y a une alberge rouge,Sc une autre violette. La pêche madeleine est grosse& ronde ', & prend un peu de rouge. C’est la plus es-timée des pêches. Il y en a une mufquee qui a plus degoût que les autres. La pêche madeleine rouge , oupêche paysanne , vient moins grolîe que 'la blanche ,Sc fa chair est délicieuse. La pêche mignonne , ou laveloutée , est une espèce de madeleine hâtive, plus pla-te que ronde, fort coloree en dehors &. en dedans.Le pavie blanc Sc le maie de la madeleine , est d’ungoût fort relevé Sc musque. Il y a aussi un pavie rou-ge Sc jaune, Sc il n’y a point d z peche qui n ait sonpavie. La pêche-cerise est petite, liste, ronde, a la chairdure, sèche , & de peu de goût. La pêche royale estbelle & rouge, plus longue que ronde. La belle che -vreuse est d’un rouge fort vermeil, Sc d une eau fortdouce : elle est longuette & assez grolìè. La pêche.d’I-talie est une de ses espèces , & tire fur la pêche dePau. La pêche dmselle est plus longue que ronde, fort