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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Pel 3 ou pelle 3 m ient de palus 3 pali 3 onpala 3 pah 3qui signifient une pelle.

Pel , est auilí dans la Coutume de Hainaut, chap. CV,arc. s3 un gros bâton. Un pal, un pau, un pieu. Et en cesens pel vient de palus. En 1 autre sens voyeç les éty-mologies du mot Pelle.

PÉLACAS. Voye\ Palacas.

' • PELACHE. s. £ Eípèce de peluche grossière faite de fil 8cde coton , dont les pièces portent dix à onze aunes delongueur.

PELADE, s. m. Nom d’homme. Palladius. S. PeladeEvêque étoit du V e siècle. Son corps fur porté en yyoà S. Pere de Cardond, Monastère de POrdre de S. Be-noît, au Diocèse de Girone en Catalogne. Chast.Man. T.I,p. 112 6 11S.

Pelade , s. f. Ce mot est vieux. Maladie de la peau quiftit tomber le poil & qui est causée par un humeur ié-reuse qui corrode la racine des cheveux. Alopecia. Cemot vient du Grec à'AM7ny.íu , ou plutôt du FrançoisPeler.

Pelade. Ce mot se dit aussi par injure, des vérolés. Luesvenerea. Avoir la Pelade.

Que la tigne , que la pelade

Se jette dessus ma salade. S. Amand.

Pelade, f. f. Terme de Lainage. C’est le nom de la laineque les Mégiisiers & Chamoiíeurs font tomber par lemoyen de la chaux , de dellus les peaux de moutons 8cbrebis, provenantes des abatis des bouchers. Les lainespelades font inférieures aux laines de toison.

PELAGE, f. m. Crini s, pilus. Couleur du poil de cer-tains animaux, comme chevaux , vaches , &c. Il y ades vaches de diftérent pelage , roussies, noires, &c.des chevaux de même pelage , de toutes sortes de pe-lages. Le pelage des cerfs est fauve, brun ou mou-cheté.

Pelaue, est aussi un droit ancien fur les peaux. Borel.

Pelage. 1 . m. Nom d homme. Pelagius. Pelage I futélu Pape le 1 6 Avril yyy, 8c mourut le z Mars 559.Pelage II succéda à Benoît I, le xo Novembre 577,8c mourut le 7 Février /90 , après 12 ans 2 mois 8c27 jours de Pontificat. L’hérésiarque Pelage étoit An-gíois, 8c non, comme quelques-uns ont crû , Ecossois,ou Irlandois. On prétend que son nom Anglois étoitMorgan, qui signifie Mer, ou plutôt Maritime, 8cque l’on tourna en celui de Pelagius , qui veut direen Grec la mcme chose, & dont nous avons fait Pe-lage. Pelage commenca à répandre ses erreurs vers Fan400. Après qu il eut été condamné plusieurs fois , 8c-chaste de Palestine, où il étoit venu pour la seconde-fois ; après avoir été chaste dltalie en 418, par un Edit■d’Honorius, on ne fait ce qu’il devint, 8c il n’en estplus fait mention.

PÉLAGIE, f. f. Nom de femme. Pelagia. Sainte Pé-lagie la pénitente étoit avant fa conversion la plus fa-meuse Comédienne d’Antioche. Sainte Pélagie Viergesouffrit le martyre dans le IV e siècle , fous MaximinDaïa.

Pelagie, f. f.Termed’Histoire Naturelle. Pelagia. Quel-ques Auteurs dliistoite naturelle donnent ce nom auxcoquillages qui ne se trouvent jamais,ou presque jamaisprès des bords , mais dans le fond de la mer, en desendroits éloignés destertes. Harris.

Ce mot vient de mXayee , & signifie Maritime.

PÉLAGIENS. Anciens hérétiques fort connus dans l’E-glise par les écrits de Saint Augustin. Pelagiani. PélageAuteur de cette secte étoit un Moine Anglois, con-temporain de Saint Jérôme & de Saint Augustin. Il quit-ta son pays pour aller demeurer dant 1 Orient, selon lacoutume des Moines de ces tems-là qui n etoient pasattachés à des maisons particulières, comme ceux d au-jourd'hui. Pélage 8c ses sectateurs nioient absolument lepéché originel, qu ils croyoient être de l’invention deS. Augustin. Mais ce Saint Evcque les combattit forte-ment tant par PEcritute, que par la Tradition,commeon le peut voir dans les Livres qu’il a intitulés, de pec-catorum mer’uìs & remissione , de que baptismo parvulo-rum^ 8cc. Le mcme Pélage & íes disciples après lui ontabuie de plusieurs passages de l’Ecriture qui font les

PEL

hommes entièrement les maîtres de leurs actions. Ilcomposa un Livre, où , sous prétexte de défendre le li-bre arbitre, il ruinoit absolument la grâce qui nous faitChrétiens. S. Augustin lui en opposa un autre , qui apour titre, de la Nature < 5 > de la Grâce , où il établit lagrâce de Jésus-Cixrist , fans être contraire à la nature.Les Pélagiens qui furent condamnés à cause de leursnouveautés, se cachèrent sous des termes équivoques,aflectant de paraître Catholiques , au moins dans leursexpressions. Cela donna lieu à S. Augustin d'écrire con-tre eux deux nouveaux Livres fur la grâce de Jásus-Christ, &sur le péché originel. U y rapporte plusieursextraits des ouvrages de Pélage, dont le langage ne pa-raît guère éloigné de celui des Peres Grecs ; mais il necroyoit pas avec eux, que la grâce intérieure fiât abso-lument nécessaire pour faire le bien. Les Pélagiensgéraient de véritables Novateurs, qui abusoient de cer-tains termes, dont les anciens Ecrivains Ecclésiastiquess’étoient servis pour combattre plus fortement les hé-rétiques Gnostiques 8c les Manichéens. Pélage recon-noislbit à la vérité, que la puistance naturelle de Phoffl-me étoit aidée de la grâce de Dieu ; mais par cettegrâce il entendoit des secours extérieurs; lavoir, sidoctrine de la Loi 8c de l’Evangilc, ainsi qu’il s’expli'que lui-même, lorsqu il parle plus clairement. Cet Hé-rétique le voyant presté par ces paroles de S. PausiZU^e/? enim qui operatur in nobis , &c. reconnut que c e-toit en effet Dieu qui nous faisoit vouloir ce qui est bon,lorsqu’il nous échauffe par la grandeur de la gloire quenous devons obtenir , 8c par les promesses des récom-penses , quand il excite notre volonté à l’aimer en nousrévélant ía sagesse, & quand il nous conseille de faimle bien. Ce sont les propres paroles de Pélage rappor-tées par S. Augustin, qui lui répondit que cela ne siiff-soit pas, 8c qu’outre ces grâces extérieures, il falloiren reconnoître de véritables & intérieures. Outre siserreurs des Pélagiens fur la grâce 8c fur le péché origi-nel , nous apprenons de S. Jérôme, que Pélage ensei-gnent que l’homme pouvoit en cette vie parvenir à tMtel degré de perfection, qu’il ne fût plus sujet â aucune,passion, 8c qu’il ne péchât plus. Doctrine, dit ce Pere »qu’il avoir puisée dans des livres d’Origène, & qui luiétoit commune avec Rufin, avec Evagre du Pont 8CJovinien. Au reste Pélage se voyant pressé par les Ca-tholiques , avoua que la volonté de l’homme étoit ai-dée par une véritable grâce : mais il ajouta que ce se-cours n’étoit pas nécelîaire absolument pour bien vi-vre ; qu’il donnoit feulement plus de facilité pour faimle bien. Julien alla encore plus avant : car il reconnueque le secours de la grâce étoit même absolument ne-ceilaire pour de certaines œuvres parfaites. En un motles Pélagiens croyoient qu’on pouvoit accomplir tousles Commandemens de Dieu par les feules forces de sinature , 8c que les dons de la grâce n’étoient nécclsii'res que pour agir plus facilement & plus parfaitement.

PÉLAGOS. f. m. C’étoit un bois fort épais entre la vin cdeTégéedc de Manti née, dans f Arcadie. Epaminon-das , combattant à la tête des Athéniens contre l eSThébains , y fut tué.

PÉLAGOSA. Nom d’une petite île située vers le tnssi el *du golfe de Venise, à trcnte-cinq lieues du Mont Gat-gan, en la Capitanate, vers le nord. Pelagosa , Ad rlAscopulus. Maty.

PELAINS. f. m. pi. Ce font des satins de la Chine, niamqui passent par les mains des Indiens, de qui les Com-mis de la Compagnie les achètent.

fìCT PELAMIDE, f. f. Poisson de mer fort ressemblantau maquereau par la forme du corps, par le8c par la position de íes nageoires, 8c qui n’en distereque par les taches qu’il a fur le dos.

fO" C’est, selon quelques-uns, le jeune thon qui t 1passe pas un an. Palamis.

ft? PÉLARD. adj. m. Terme de Commerce de B°sC’est une épithète qu’on donne au bois dont onôté l’écorce pour faire du tan. Bois pélard.exutum lignum.

PELARDEAUX. Terme de Marine. Ce font des mo^ceaux de planches couvertes de bourre, de poi x sbrai, qui servent à boucher les écubicrs ou q uC