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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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P E L

trous qu’a fait le canon ennemi. AJsuLt tomento far- 1t£ ' On dit aussi palardeau , & Aubin même le préfèrefardeau , dans son Diótionnaire de Marine.

VqPÉLARGÉ. s. f. Terme de Mythologie. Fille de Pot-neus, ayant rétabli à Thèbes le culte des Dieux Cabi-res, mérita qu’après fa mort, on lui décernât les hon-neurs divins, par ordre même de l’Oracle de Delphes.Pausanias nous apprend qu’on ne lui íacrifìoic quedes victimes qui avoient été couvertes par le mâle.

* EhASGISDE. s. f. Nom, ou surnom qui fut autrefoisdonné à Gérés. Pelasgis. Palaephatus dit que ce fut dePélasgus, fils de Dryope , qu’elle eut ce nom.

t ELASGIE. Nom de lieu. C’étoit anciennement unecontrée de la Thcíïalie, fituée entre la rivière d’A-liacmon, aujourd’hui Palacas, Sc le Pénée. Pelasgia,£ Aasgìs, Pelasgiotis. Ses villes principales étoientLarilla Sc Scoutufa, qui ont conservé leurs nomsGonnus Sc Atrax , qui font aujourd’hui les villagesdeGoninga Sc de Voidanar. Au reste, ce pays a prision nom des Pélafgiens, ou Pélargues. Mat w

PÉLASGIEN, ENNE. í. m. & f. Nom d un ancien peu-ple de laGie^e. Pelasgus , a. Les Pelasgiens étoientles plus ancuns peuples de la Grece. On dit quhlscroient ainíi nommes de 7 sû\ccpyoç , qui veut dire unecicogne, parce qu’ils furent errans & vagabons com-me les cicognes, qui font des oiseaux de pallage ; ouíclon d autres, de Pelasgus , fils de Jupiter. Les Pélas-giensc toient proprement les Thellaliens; mais com-munément dans les Poètes, PélaJ'gien íe dit en géné-ral de tous les Grecs.

PdLASGUS. f. m. Premier Roi d’Arcadie. On dit que cefut lui qui apprit aux Arcadiens à fe faire des cabanespour sc garantir des injures du rems , Sc à sc procurerles nécessités de la vie.

Pélasgus , Roi d’Argos, fils de Triopas , reçut chez luiles Danaides, & les défendit contre leurs persécu-

teurs.

PÉLASTRE. f. m. La partie la plus large de la pelle,& qui ordinairement a des rebords.

§3“ PÈLAUDER. v. a. Terme bas Sc populaire , qui si-gnifie battre à coup de poing ou de main. Maie mulc-tare , acerbis ictibus excipere. On a drt aussi pellauder,du mot Peau. Pellis.

PELBoqui. f. m. Nomd’une plante du Chili, dans l’A-meriqia e méridionale. (Test une espèce de liseron oude lierre terrestre. Hedera terrejlris Chilienfis. Pourguérir l'ensture que cause sombre du Licti à ceux quidorment delsous, on prend du pelboqui, ou de 1 ’hier-r .f m °ra qu’on pile avec du scl ; on s’en frotte , &

1 enflure passe en deux ou trois jours, fans qu’il y pa-f RÉzier ,p. 73 .

PPl e‘ PelLE *

PÉT V j yez PÊNE.

1 ELEADES. t. f. pi. C étoient des filles qui demeuroientc hez les Dodonéens. Elles étoient douées du don deprophétie , au rapport de Pauíânias, qui cite d’ellesCcs paroles : Jupiter a été , est & sera. O grand Ju-PEer j e’est par ton secours que la terre nous donnefruits. Nous la disons notre mereà juste titre.£ LECI1VUS J ou PELECINUM. Plante que Tour-ne fort a ainsi nommée, parce quelle a beaucoup dera PPort avec la Securidaca, qui s’appelle en GrecY^-ivov. pile pousse plusieurs petites tiges anguleu-les - divisées en plusieurs rameaux. Ses feuilles fontrangées comme par paires le long d une côte termi-£ ee par une feule feuille. Cette plante porte de pe-Ees sieurs légumineuses, plusieurs jointes ensemble,r°uges, posées fur des calices en cornet dentels. 11^ Ur succede des fruits longs , aplatis, dentés cn leursrne; 1 s ’ d un gris rougeâtre , contenant de menues sc-ies nCCS - cn forme d’un petit rein. On la cultive dans

PÉLÉCcv/ 115 *

C > e a ,^E. si m. Terme de Géométrie. Pelecoïdes.H C n ° ,TI st ue quelques Géomètres donnent à unePeur a la forme d une hache. Voici ce qu’on en

co concevoir fans la figure. Le pelécoìde est un

^uaposc de trois arcs, dont l’un est un demi-cercle,Çs deux autres égaux chacun à la moitié d u demi-rcle, font opposés I’un à l’autre par leur partie con-Tome VI.

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vexe, Sc soutiennent le demi-cercle. En partageant cedemi-cercle en deux arcs égaux, on démontre que lepélécóide est égal à un quarté lait des cordes de cesquatre arcs.

Ce mot vient de toMko’í , une hache , & hS oc, for-me, figure, ressemblance. M. Harris dit pélicoide ;mais apparemment c’est une faute d impression , ilfaut pélécóide.

PÉLECTE. si m. Vieux mor.Petite peau, pellicule , epi-demae scion le Coeur des secrets de Philosophie, an-cien livre. Borel.

PELÉE. 1. m. Pere d Achille, étoit fils du célébré Ëaque ,Roi d’Egine, & de la Nymphe Endéïs, fille de Chi-zon. Les habitans de Pella , en Macédoine ossroientdes sacrifices à Pelée. On lui immoloit même tous lesans une victime humaine.

PÉLEGRIN. si m. Nom d’homme. Peregrinus. Pèle -grin Patriarche d’Aquilée au XII e siècle, fut Schisi-matique. Pélegrin de Modène, Peintre , ami de JeanFrancesque, avoir demeuré avec Raphaël, Sc fit àModène plusieurs tableaux. Félibien , p. 266 . Péle-grin de San-Danielo , fut disciple de Jean Belin, Scimita beaucoup sa manière de peindre. Id .p. 334 .

PÉLEGRINO. Monte Pelegrino. Montagne de Sicile.Pelegrinus Mons. Elle est près de la ville de Païenne.On la nommoit anciennement Ercla , & il y avoir lechâteau d’Ercta, qui est ruiné. Matv.

San-Pelegrino. Village de la République de Luques ,en Toscane. Fanum S. Peregrini. Il est entre la villede Lucqucs Sc celle de Modène , lur une montagneextrêmement rude , qui porte son nom , Sc qui étoitappellée anciennement Latus Mons. Mat v.

PÊLE-MÊLE. adv. En confusion. Promiscue , sparsè ,confuse , permixtè , acervatim. Dans le calaos tousles élémens étoient pêle-mêle. La malpropreté desColleges fait que tout y est pêle-mêle. On a pris sou-vent des places, en entrant pêle -mêle avec les enne-ìaais qui fuyoient. Quelques-uns dérivent ce mot de1 Hébreu balai , qui lignifie miscere , confundere.

If? PELER. v. a. Faire tomber le poil. Glabrare. L’or-piment pèle , fait tomber le poil. On pèle les co-chons dans Peau chaude. On pèle un cuir, ce quis’appelle planter.

Peler , sc dit aussi des étoffes qui ont du poil. Radere .Les velours à trois ou quatre poils ne se pèlent passitôt que les autres. Les coussins d’un carrosse sc pè-lent bien plutôt que Pimpérialc. Les avares portentleurs habits quoiquils soient rouf pelés, quoique lepoil en soit tombé.

Peler , se dit aussi des fruits ou des arbres, qurnion ôte délicatement la pellicule ou l’écorce qui le;couvre. Pomum cute nudare. On pèle les chênes pourfaire du tan. On pèle des tilleuls pour faire des cor-dages. En parlant des arbres, les Marchands de boisdisent ordinairement écorcer. On pèle des fruits pourles confire. On pèle des amandes. On pèle aussi dufromage qu’on présente , des langues de bœuf, &c.

Peler , signifie aussi, labourer légèrement. Leviter exa-rare. Il y a des terres qu’il ne faut que peler. Il n‘yfaut pas enfoncer le foc de la charrue, parce qu’il n ya qu’un peu de bonne terre fur la surface.

Peler des allées, sc dit des allées des jardins desti-nées à la promenade , dont on enlève de la terre & desherbe avec la pelle, la bêche, Radulâ herbasambulatorii decutere.

fssP Peler la terre. C’est enlever du gazon. Voye £ Ga-zon.

Pelé , ée. part. Sc adj. Decorticatus , cute exutus. Desamandes pelées. On dit injurieuscment, un amant pe-lé $ qui rua point dc cheveux y cjui eít chauve. ( 2 clI —vus , depilis , glaber. La perruque a été fort favora-ble aux têtes pêlees.

Pelé. si m. Mot injurieux, pour dire , qui a la tête dé-garnie de cheveux. Calvus. C’est un vieu xpelé, Sc quin’aplus de dents. Ablanc. On le peut dire aussi auféminin. Que veut cette vieille pelée ?

On dit proverbialement dune assemblée de gensdont on ne fait pas grand ças, il n’y avoir que troisteigneux & un pelé.

Mrorom