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adoraient dans la maison ; c’est pourquoi òn les con-fond d’ordinairc avec les Dieux Lares. Enée en quit-tant 1 roye empotta íes Dieux Pénates. On lui enlevases Pénates.
Les Auteurs ne conviennent point entre eux de l’o-ngine des Dieux Pénates , qui étoient proprement lesDieux tutélaircs des Troyens, 8c que les Romains ado-ptèrent , leur donnant le nom de Pénates » Méziriac ,dans íes notes íur l’Epître de Didon à Enée , rapporteau long tout ce qu’il a lu íur ce sujet dans les anciensEcrivains. Denis d’Halicarnasse raconte qu Enée plaçad abord ces Dieux dans la ville de Lavinium , & queion fils Aícanius ayant fait bâtir la ville d’Albe, les y fittransporteqmais que par deux fois ils retournèrent mi-raculeusement à Lavinium. On voir à Rome ajoute De-nis d’Halicarnassc, un petit Temple fort obscur , àcause de la hauteur des édifices qui font à l’entour. Ence Temple font les images des Dieux Troyens aveccette inscription, Pénas, qui lignifie Pénates. Cesimages représentent deux jeunes hommes aíììs, dontchacun tient une lance, & l’ouvrage témoigne de lui-mêmc qu’il est fort ancien. J’ai vu plusieurs autres sta-tues de ces mêmes Dieux en d autres Temples anciens,& par-tout ce font deux jeunes hommes en habit deguerre. Varron fait venir de Samothrace en Phrygie ,ces Dieux Penates qu Enée apporta de Phrygie en Ita-lie. Macrobe qui rapporte cela de Varron, ajoute queces Dieux ont ete nommés Pénates de ces mots La-tins, P er quos penitusspiramus : ce qui paroît une pu-re subtilité. C est dans la Langue Phrygienne qu’il fautchercher la véritable étymologie du mot P enate , 8cnon pas dans la Langue Latine.
Servius , fur le second Livre de l’Enéïde, v. ci 4 ,dit que les Pénates font tous les Dieux que l’on ho-norait dans chaque maison particulière. Quelques-unsdisent que ces Dieux Pénates d’Enée étoient Neptune8c Apollon, quiavoient bâti les murs de T roye ; d’au-tres, que c croient Jupiter, Junon & Minerve : d’au-tres, le Ciel & la Terre. Les Hétruriens ne distin-guoient point les Dieux Pénates , des Dieux Consents,à ce que dit Arnobe, L. III. Contra Gentes. Rosinusaccommode aílez bien ces íentimens distérens, en dis-tinguant des Pénates de tout le monde, comme Pallasdans le ciel éthérée , Jupiter dans la moyenne régiondu ciel, & Junon dans la plus baise; des Pénates deVille, & des Penates de chaque famille particulière ;de lotte que les Dieux Pénates étoient les Dieux tuté-aues de chaque chose. Cicéron dit que ce mot vient,quod penes nos nati sint. L. II. de Nat. Dcor. n. 68,1 it que ce mot a été formé de venus, qui signifie laprovision d une maison , & le lieu où elle se gardoit :dT ° iCn 5 ^ioute-t-il, quod penitus injìdent. D’autres. “en: ,quia coluntur inpenetralibus , parce qu’on leshonorait dans l’intérieur des maiíons. Il est certain queanalogie demandoitque penas , d’où penates , viennec penus, comme de magnus , vient magnas , d’où7 ff z gnates,8c optimas , d’où optimates , d ’ 'optimus ,Jummas , d’o ò summates , de Jumrnus. Il est parlé^Phment des Dieux Pénates dans la Mythologie deocl Le Comte , L. IV. C. 2,8c dans Voisins, De0/0/. L. I. C. 12. Louis Vives dans íes Notes fur laJ ^ e Dieu & de S. Augustin, L. I. C. 3,cn parle auísi.p , est une question parmi les Savans,quels étoient lesde Rome. Quelques-uns disent que c’étoitrp C j > â autres Neptune & Apollon. Louis Vives pré-c croient Castor & Pollux, & que Vesta n’étoitté e lmd n DÌCUX ^ enates i maïs quelle avoit étéajou-& dT ^ ] LlX P aiat ts. Volsius en convient avec lui,Pénar^n ‘\ cau s e pour laquelle on choisit pour Dieuximporta ^ Pollux , pourroit bien être le íervicecontre l^r^ 11 • reii dirent aux Romains dans la guerrePÉNATES , f e mr
encore ^ autre sois pour maison , 8c on le dit
K vâdSh'i™ >° fan.ffi=r ÍW„.
garderons „0 , U1U ‘ S a nosDieux Pénates ; ils ne nous
Loësie ^ C a hroit encore plus permis en
AUD, AUDE. adj.Mot bas. Il signifie, qui est hon-
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teùx , étonné , interdit. Pudore suffusus ,ftupefaclus.Quand ces Amans furent surpris en flagrant délit, ilsdemeurèrent bien penauds , bien honteux. Borel ditque ce mot signifioit autrefois gueux, misérable 8c mo-qué ; 8c le dérive de pes, 8c de nudus , comme n’ayantpas moyen d’aveir des souliers.
M. Huet écrit penaut, 8c dit qu’il s’est fait par cor-ruption de peneux.
On dit proverbialement, il est penaud comme unFondeur de cloches; pour dire, triste & étonné de ceque fa fonte n a pas renisi. Attonitus h&rct ,ftupet.
RENAULT. 1. m. Mesure de grains en uíage dans le Bar-rais, & qui s’appelle autrement Bichet, dit M. DeLaurière dans ion Glollaire. U ajoute qu elle est dupoids de cent livres , & que chaque penault contientdeux mesures. Cependant je ne trouve point que le bi-chet soit une mesure dé cent livres. A Meaux il n’estque de cinquante livres ; ailleurs même de quarante,comme on le peut voir au mot Bichet. Le penault fe-rait donc le double du bichet.
PENAUTIER. Petite ville de France dans le Languedoc,au Diocèse de Carcallonne , sur la rivière de Fresques
PENCHANT , ANTE, adj. Devexus , declivis. Quin’est pas droit, ou posé à plomb , ou perpendiculaire-ment ; qui est incliné. Ce mur est vieux , crévaísé, 8ctout penchant . On remarque sur le chemin de Saint-Dcnis, une croix penchante; c’est-à-dire, inclinée, &élevée un peu obliquement. On l’appclle La Croix pen-chée.
Penchant , fe dit figurément en choses morales, 8c signi-fie , qui menace ruine , qui va en décadence. In ruinampronus , ruinosus. Je vois 1 Empire penchant, 8c prêt àpérir par les troubles, & les guerres intestines qui le-branlent. Malherbe a dit de la vieillelle, que c’est untige penchant. Fortune penchante .
Penchant, f. m. Au propre, synonyme de pente,terrain qui va en baillant. Loci declivitas , de/ecíus.Etre íur le penchant d une montagne, d un précipice.
Au figuré, synonyme de déclin. Ad ruinam propen-sio. Etre íur ie penchant de sa ruine, sur le point d’êrreruiné. La fortune de ce favori est sur son penchant, surson déclin. On dit auísi le penchant de sage, le déclin.Se retenir ím\c penchant du précipice, en parlant d’unhomme prêt à s’cngager dans un mauvais parti, à felaitier aller à quelque désordre, s’est fe retenir toutd’un coup par une résolution ferme.
Penchant , signifie encore , inclination. Inclinatio , pro-penso. Dans les Princes le penchant au péché est for-tifié par la facilité de le comme-tre , & par l’impunitéaprès lavoir commis.F léch. Je fais gloire d’avouer lcpenchant qui me porte à l’amour. Voit. Un aveuglepenchant. Corn. Se laisser aller, résister à ion pen-chant.
Hélas ! de son penchant personne n efi le maître.
De s-Ho u t.
Qu aisément l’ amitié jusqu à !amour nous meinc t
C’ eft un penchant fi doux , qu on y tombe fans peine.
Corn.
%s? Penchant , inclination, considérés comme syno-nymes. Penchant dit quelque chose de plus fort qu in-clination. L ’inclination nous porte vers un objet. Lepenchant nous entraîne. Voye\ au mot Inclinationles autres nuances qui distinguent ces mots.
fCP PENCHEMENT. f. m. Inclinatio. Laéfion d’unepersonne qui se penche, 8c 1 état d un corps qui pen-che. Il me répondit par un ílmpk penchement de tête.Le penchement du corps.
IP" PENCHER, v. a. baisser quelque chose d un côté;mettre quelque chose hors de son à-plomb , de sa si-tuation perpendiculaire. Inclinare. Pencher un vase ,un aiguière. Pencher un vailleau pour en vider seau.Un Maître à danser recommande qu’on ne penchepoint la tête, ni le corps, qu’on fe tienne droit.
AH PENCHER, v. n. Pendere,incumbere, inclinare. Êtrehors de son à-plomb,s’écarter de fa situation verticale,8c même horiíontale. Ce mur commence à pencher ,