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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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il saut l’étayer. Les arbres trop chargés de fruits pen-chent vers la terre. Dès que l'équilibre celle , la ba-lance penche d’un côté ou de i'autre. Le terrain va enpenchant.

Nicod croir que pencher vient du Latin pendere.

fiCT Au figuré pencher lignifie être porté à quelque choie,avoir du penchant pour une choie. Propendere pro-num ejje. Pencher vers la clémence. Les Juges pen-chaient à le renvoyer absous. Pour quel parti penchey-vous ? Cet homme a quelques défauts ; mais il a d’ail-leu s tant de mérite , qu’on penche toujours pour lui.La balance penche de mon côté.

MM. de l’Académie ont censuré Corneille pouravoir fait pencher actif, & avoir dit, sa beauté de soncôté me penche , au lieu de dire, me fait pencher. M.Ménage a excusé Corneille sur cette licence poétique.On s en tient à la centure de l'Acad.

Penché , ée. part. & adj. Propensus , inclinatus. Il a lesmêmes significations que son verbe. On appelle desairs penchés } des mouvemens de la tête ou du corps,affectés pour tâcher de plaire. Elle a des airs penchés. Ilestdu style familier. Ac. Fr.

PENCO. Nom d une ville de l'Amérique méridionale.Penco 3 Pencum. La ville de la Conception, autrementPenco _, du nom du lieu en Indien, est lìtuée à la côtedu Chili, fur le bord de la mer, au fond d une rade dumême nom , du côté de lest par 3 6 degres 46 mi n. y 3sec. de latitude australe, & peut-être par 75 degrés 3 zmin. 30 sec. de longitude occidentale, ou différence duméridien de Paris , suivant l’observation du P. Feuil-lée. Elle sut fondée en iyyo par Pierre Baldivia con-quérant du Chili, après qisil eut subjugué les Indiensdes environs. Il y fit une forterellè pour s’alfurer uneretraite contre eux. Aujourd’hui il n’y a plus de vesti-ges d aucun fort ; la ville est ouverte de tous côtés, &commandée par cinq hauteurs, dont lune qu on nom-me de FErmitage, s avance presqu’au milieu, ôc la dé-couvre emierement. Frézier ,p. 48. Pen 3 lignifie jetrouve , ôc co j de seau. Id. p. 48.

PENDA. Nom dune petite ile de l’océan Ethiopien.Penda. Elle est sur la côte de Zanguébar, environ àdouze lieues de Monbaze, vers le sud. Maty.

PENDABLE, adj. m. & f. qui mérite , la corde , la po-tence. Furcifer , dierectus. L’homicíde , la fauíïè mon-noie, sont des cas pendables. Un Comptable convaincude faux esty pendable.

On dit qu un cas est pendable pour dire, que celuiqui le commet, mérite d être pendu. La polygamie estun cas pendable.

PENDAISON, f. f. Exécution des pendus. Acad. Fr.Voilà pour la pendaijon. Mad. Du Noyer, Ce mot nepeut être d’uíage que dans le style familier. En parlantd’une femme Angloise qui avoir eu part au meurtre deson enfant, moniteur dePolInitz dit dans une lettre, ilme paroît que son corps méritoit bien une petite pen-daison pour le moins.

PENDANT , ANTE. adj. Qui pend , qui est attaché paren haut, & qui tend en bas. Sujpenjus , pendulus. LesEdits font scellés en seaux pendans en lacs de foie : lesOffices en sceaux pendans à double queue. Des man-ches pendantes , des fruits pendans aux arbres.

ICT En Pratique on dit des fraies pendans par les racines,pour dire des blés qui n ont point été coupés, desfruits dont on n’a point encore fait la récolte.

On dit qu un homme va les bras,pendans , c’est-à-dire avalés qui ne font point occupes à porter, ou à te-nir quelque chose,ou à faire quelque geste convenable.

On dit figurément qu’un homme est le couteau pen-dant d’un autre, pour dire, qu il est homme à toutfaire pour lui. Il est peu en usage. Ac. Fr.

On dit au Palais, qu’un procès est pendant au Par-lement, au Châtelet, &c. pour dire que l’affaire estportée à ces juridictions. Cette instance est pendanteau Conseil, aux Requêtes du Palas. On a évoqué l’in-stance pendante auChâtelct, vu le procès pendant en laCour, entre tels ôc tels, &c.

(fT Ce terme est uíîté en Botanique. On dit pendula ra-dix j une racine qui pend à un silet. F los pendulus ,une Heur pendante.

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C^F PENDANT, f. m. On appelle pendant de baudrier,de ceinturon , lorum pensile , la partie d en bas au tra-vers de laquelle on pallè 1 epée. Ce font deux morceauxde cuir ou d etoste redoublés qui fervent à soutenirl’épée. Les pendans íont attachés à la face & à la barre.On dit austi , pendant des anneaux, & autres chosesqui fervent à suspendre , ou à tenir quelque chose-Le pendant dune montre, dune lampe, &c.

Pendant d’oreilíes, bague d’oreille , boucle d’oreille,font des ornemens que les Dames mettent à leurs oreil-les qu’elles font percer exprès. Inauris. Ils íont enri-chis de diamans , de perles ôc de pierreries. Mais cen’est rien en comparaison des Indiens, tant hommesque femmes, qui s'alongent les oreilles par artifice,ôc en augmentant le trou peu à peu, en y mettant despendans qui íont grands comme de petites lancières,ôc qui íont garnis de pierreries. La Reine de Calícut,ôc autres grandes Dames en ont qui leur descendentjusqu’aux mammelles , ôc même plus bas, croyantqu’en cela consiste une grande beauté. Elles y font destrous si larges, qu’on y pourroit palier le point. Fr-Pyrard. Les Monçois qui font les gens du peuple»ne les peuvent avoir si longues que les Naires qui íontles Nobles, ôc elles ne doivent pas palier la longueur detrois doigts. Aux Indes occidentales Christophe Co-lomb nomma une côte Oreja , à cause qu’il y trouvàdes peuples qui se fai soient des trous dans les oreillési grands, qu'il y auroitpû passer un œuf. Ils se fontaullì percer les narines ôc les lèvres inférieures pour /mettre des bagues ôc des pendans : ce qui a été auíhpratiqué par les Mexiquains, ôc par d’autres nations,comme l'on voir en la Bible, Ifaï 3 30^21. Dès le teinsde S. Augustin les Maures portoient des anneaux au*narines ; ôc on avoir étendu la signification de pendansd’oreilles à toutes les bagues que plusieurs nationslaiifoient pendre ínr le nez & fur les lèvres. Voyt\Oreille.

AH.es Dames Romaines avoient porté le luxe danScette espèce de parure aussi loin que nos Européennes.Sénèque parle de certaines femmes qui portoient, dit'il, deux ou trois patrimoines, à chaque oreille. Nonfatis mulieribus insania viros subjeceratnisi bina &terna patrimonia auribussngulis pependissent.

ifT Les Curieux ôc les Brocanteurs appellent pendatisd!oreilles , plus ordinairement pendans tout court »deux tableaux, ou deux autres pièces curieuses, demême grandeur, ôc dans le même goût, qui font fû ltSpour aller enlemble comme deux pendans d’oreiist 5 ’ll faut un pendant à ce tableau. J’en ai le pendant. .

Pendant , en termes de Blason», íe dit des parties stst 1pendent au lambel au nombre de trois, quatre, cinq ^six au plus, qu’on spécifie en blasonnant. Partes p cr ffies in flemmate. Quand il y en a plus de trois, 11ressemblent à des gouttes qui íont au bas des triglypH £Sdans la frise Dorique.

Pendant , en terme de Marine, est la même chofo c 3 uSFlamme. Voye^ ce mot.

PENDANT. Préposition qui régit l’accusatif, & quidire, durant un certain espace de tans. Intérim j intered dhm , interdum. Pendant les troubles , pendola paix, pendant l’hiver, pendant l’été. Per œft ate,n 'u

PENDANT QUE. adv. de tems. Tandis que, durantstems que. Dum , intereà dum. Pendant qu’on est i cU .-il faut travailler. Pendant qu on délibère , on laiéchapper í’occasion. ,

PENDAR, f. m. Eípèce de poire de la fin de Zeptcwb^Le pendar ressemble beaucoup à la cal!blette P a '- ,chair, son goût & ion eau ; mai s elle est pfo s £ r 9 fo& son bois est diffèrent, auísi-bien que le teins ematurité.

PENDARACHI. Nom de lieu. Pcndcrachiutn 3 ^ \ sclea Ponti. C’étoit anciennement une ville Epi ^de l’Asie mineure. Ce n’est maintenant qu'un j- ell esla Natolie, situé fur la mer noire, envi rosi à vingtde Samastro, vers le couchant. Maty. aa i a

PENDARD, ARDE. f. m. & f. Scélérat, frip° !, j^ ce<commis des actions qui méritent la corde, U f ^tis lesFurcifer 3 nequam , sceleratus. On ne pendp-* 5 ^^^ ,pendards. On le dit austi dans un sens moisi 5 f