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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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& en badinant d s un homme rusé, adroit : ne vous fiezpas à ce coquin, c’est un franc pendard. Parlez bas,pendar de. Mol.

PENDELOQUE, f. f. Morceaux de cryílal qui pendentà des lustres, des tablettes, des corbeilles, &c. Pourleur servir d’ornemcnt. PenduU bulla yel lacin’u. Onappelle aulli des pendeloques Ac diaman$,dcs pierreriesqui pendent aux boucles ou pendans d’oreilles.

Il íe prend aulfi absolument pour un pendant d’o-rcilled’une seule picce.

Pendeloques , se dit auffi en dérision des pièces d’étoffequi pendent des habits déchirés. Lacerati , dilaceratipanni. Ce pauvre Prêtre a une soutane déchirée, où il yapluiieurs pendeloques. Il est populaire.

PENDEMLNT. f. m. Voye-q Penderie.

PPNDENIS. Nom d’un bon château d’Angleterre. Pen-denium. il est dans la Cornouaille, fur le bord occiden-tal du golfe de Falmouth, dont il défend feutrée,avec le château de Mauíer, qui est fur le bord opposé.Mat y.

CfiP PENDENTIF, s. m. Terme d’Architecture. Corpsd une voûre qui est suspendue hors le perpendiculedes murs, & qui pose íur les arcs bourans, soit enberceau, íoit avec des arcs, ou ogives. Arca fornicis.Le pendentif , dit Daviler, est une portion de voûte,entre les arcs d un dôme, qu on nomme auíii fourchefc panache, & qu’on taille de sculpture, commeà Paris ceux du Val-de-Grace & de Saint Louis desInvalides , où font les quatre Evangélistes; mais quela peinture rend plus légers comme on le peut re-niât ( uer à la plupart des dômes de Rome, 8c par-ticulièrement à ccux de S. Charles-alli-Catinari , &de S. André della-valle, qui font du Dominiquain.Daviler.

Pendentif de Valence. Espèce de voûte en manière decul-de-four racheté par quatre fourches , comme ils’en voir aux Chapelles de l'Egliíè de Saint Sulpice, 8caux Charniers-neufs des Saints Innocens, à Paris. Cettevoûte est ainsi appelée, parce que la première a étéfaite à Valence en Dauphiné , où elle se volt encoredans un cimetière, & qui est portée fur quatre colon-nes , pour couvrir un sépulcte. Daviler.

Pendentif de moderne. C’est la portion d’une voûte Go-thique entre les formerêts, arcs doubleaux, ogives,bernes & tiercerons. Daviler.

PENDERIE, f. f. ou EENDEMENT. f. m. Action dependre au gibet. Suspensio , suspendium. Il y a eu au-jourd hui grande penderie à ía Grève. On a pour maxi-me à Utrecht, que quand on est en état de commettrele crime , on est en étatd’en souffrir le châtiment ;voilà pout la pendaison .... J’arrive à la fin de cettelettre en vous parlant d’un petit pendement , je veuxdire, en vous parlant d’un jeune homme qu’on a pen-du _ Madame Du Noyer , àlasin de la i os Let-

tre du s tom.j>. 2so. Cette Dame dans cette dernièrephrase a songe à la Comédie de Pourceaugnac, Acle p,Scène 3, où Molière introduit deux Suilses qui invitenttomme à une partie de plaisir M. de Pourceaugnac ha-billé en femme, à aller voir un gentilhomme Limo-hn,qui est Pourceaugnac lui-même, qu’ils ne rcconnoif-lent pas. Fous, Mamesellc , fouloir feiiir rechouir fousa la Grève ? Nous faire voir à vous un petit pendementbien choli. Pendement 8c penderie font dans Nicot.p J^°y e 1 Pendaisot.

ENDET. f. m. Terme de Relation. Docteur des GentilsIndiens, particulièrement ccux des Brachmanes. Do-tior Ethnicorum Indie..

Ce mot a son origine Persienne , 8c est abrégé dee nd } ou Pendetidar , qui lignifie celui qui enseigne,p.^stlMt-DMERBELOT.

C m. Terme de Mer. C’est un bout de cordem i^ eunc longueur qui soutient une poulie où 1 ’

pendeJr^de Fnl V ' C " f u fP crl í ,rtr ochlex. Il y a des

tendeurs I ànemes, des pendeurs de caliorne , despendeurs de bias, des pendeurs de palan. Ce font desnoms disterens selon l’ufage différent de ces cordes.

L es pendeurs de balancmes, font ceux qui sont pas-ses a la tete des grands mats & des mâts de misainequipendenr fous les hunes > & où font passées les ba-lome VL

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lancines. Aubin. Les pendeurs de bras, font ceux quisont frappés au bout des vergues ,8c où les bras fontpassés. Id. Les pendeurs de caliorne fervent à tenir lespoulies de caliorne des deux mâts : ils font frappés 8 cpâlies comme ceux des balançines. Id. Les pendeurs depalan, font ceux qui tiennent les poulies, où font pas-ses les palans des deux mâts. Id. Les Provençaux di *sent Pendour , 8c ce mot est reçu ailleurs, austì-bienque celui de pendeur. Aubin.

sil' PENDILLER, v. n. Etre agité par le vent, étant atta-ché , suspendu à quelque chose. Des linges qui pendil-lent aux fenêtres, c’est-à-dire, qui sont suspendus enl’air, & agités par le vent. Ce terme est d’un serviceassez rare , & n’est pas du style noble.

PENDILLON. s. m. Terme d’Horlogerie. C’est une ver-ge rivée avec la tige de 1 échappement, pour commu-niquer le mouvement au pendule & le maintenir envibration. Cette pièce est aulfi appelée fourchette. Ccqui lui a fait donner ces deux noms, c’est que le pendil-lon porte une b'oche qui entre dans une ouverturefaite au plat de la verge du pendule, & on l’appellefourchette parce que c’est estectivement une fourchettequi tient lieu de broche, dans laquelle paste la verge dupendule.

PENDOIR, f. m. Terme de Charcutier. C’est un mor-ceau de corde pour pendre le lard. Funis suspensor .

Il faut mettre un pendoir à cette flèche de lard, 8 c lapendre.

FENDOURS des bras. Terme de Marine. Les Proven-çaux appellent pendours , la plus haute partie du brascomprise depuis l’extrémité de la vergue jufqu’à lapoulie, où le bras se divise en deux cordages, 1 un ap-pelé bras dormant, qui s’amarre à l’étai ; l’autre nom-mé bras courant , ou bras qui se manœuvre souvent.Les bal meines onr aulfi des pendours., austì-bien queles palans qui sont amarrés fous les hunes ; car le grandpalan qui est à l’étai n’en a point. C’est la même choseque pendeurs.

PENDRE, v. a. Je pends, je pendis ,j’ai pendu, je pen-drai, que je pende. Attacher quelque chose par la par-tie d’en-haut, de façon quelle ne touche point en bas,susoendere. On pend les cloches dans un clocher, leslampes dans les Eglises. Les Evêques ont une croixpendue au cou. Se pendre à un arbre.

fçj- Pendre. Attacher un criminel avec une corde àune potence, pour l’étrangler. Suspendere , patibuloajsiaere. On pend les voleurs ; on pend par les piedsceux qui se sont pendus eux-mêmes. Judas se penditpar désespoir. Les châtimens que la Justice impose,sont des avertissemens pour les autres. On ne corrigepas celui qu’on pend , on corrige les autres par lui.Molière fait dire à son avare qu’on avoir volé : je veuxfaire pendre tout le monde,& lì je ne retrouve pas monargent, je me pendrai moi-même.

A bien peu tint que ne m allasse pendre,

Ep pourquoi non ? J’en avois droit , & telU a fait à moins , & ne crut s’y méprendre ;Mais je jugeai pourtant fous mon capel,

Fout bien compté , qu il étoit bon d’attendre.

Pendre , se dit figurément en choses morales. Pendrel’épée , les armes au croc , c’est-à-dire > renoncer a aguerre. Arma deponere. Ce proces est pendu au croc ,c’est-à-dire, qu’on ne poursuit plus cette affaire, qu e e

st abandonnée.

Pendre, v. n. Être attaché. Vous trouverez votre

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rr Pendre. Descendre trop bas, traîner. Vos manchespendent. Les joues impendent. 11 y a long-tems que

mon cotillon pend • , r

Pendre , se dit proverbialement en ces phrases. Par com-pagnie on se fait pendre, ce qui se dit quand on faitquelque chose pour complaire à sa compagnie. Cumperverso perverteris. On dit auffi, dire pis que pendrede quelqu’un, quand on en médit outrageusement.Convitiis afficere. On dit auffi, je veux qu’on me pende ,si je le fais : on me pendrait plutôt. Il se feroit pendre

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