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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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pour avoir de l’argent, lorsqu’on veut témoigner Té-vtrange affection qu’on a pour quelque choie. On ditaulîì, quand on a manqué quelque belle occasion ,âpres cela il faut se pendre. On dit aussi, autant vousen pend. à l’œil ; pour dire, pareil accident vous me-nace , vous peut arriver. On dit encore, les grands vo-leurs pendent les petits. On dit auíh : le bruit pendl’hcfmme, pour dite , que la mauvaise réputation faitprésumer qu’on est coupable.

il a mérité cent fois le pendre , c’est un traître qui'ne vaut pas le pendre . Centies infamem mortem subire■ debuiflet. Le mot pendre dans ces phrases n’est pointsubstantif, il ne celle point d’êue verbe, mais il seconstruit comme s’il étoit íubstantif. Il en est de mêmede ces autres phrases : Ce pré ne vaut pas le faucher.Cette étoffé ne vaut pas la coudre. Ces verbes fontpris substantivement; mais ils ne changent point denature, ct ne deviennent point de véritables substan-tifs.

Pendu, ue. parc. Suspensus. Pendu,c n haut, pendu aucroc. Unco appenjus.

|Cr Corneille s'est servi da mot pendu pour suspendu ,dans Polieucte. Les glaives qu d tient pendus. Suspen-dus, seroit mieux, dit Voltaire. Pendus n’eíl pasagréable.

ífJ' On dit qu’un homme est toujours pendu aux oreillesd’un autre, pour dire qu’il affecte de lui parler sou-vent ; qu d est pendu à f es cotes , a fa ceinture, qu ille fuir par-tout, qu’il ne le quitte pas un moment. As-fixus lateri.

On dit figurément, aussitôt pris aussitôt pendu , enparlant du prompt emploi que l’on fait des personnes,& même quelquefois des choses qui se présentent ino-pinément. Ac. Fr.

Pendu, ue. (. ni. & f. Qui est pendu 8c attaché an gibet.L patibulo pendulus/ , JuJpensus pendens. Il y a cuaujourd'hui trois pendus Sc un touc. Il a 1 air d un pen-du. Ménage dérive ce mot du Latin pendutus , qui íetrouve dans les Loix Ripuaires.

Pendu , se dit proverbialement en ces phrases. U est sec :comme un pendu d’éte. On dit, de cent pendus pas un ;de perdu ; pour dire, qu’on les assiste à la mort, qu’on :les fait repentir. On dit d’un homme qui gagne tou-jours air jeu , qu’il a fur lui de la corde de pendu. Ondit encore : il ne faut pas parler de corde dans la mai- ,ion d un pendu , pour dire qu’il ne faut point parlerde certaines choies odieuses, qui peuvent être repro-chées à ceux devant qui on parle.

PENDRE.!, m. Plante de Pile de Madagascar, dont lesfeuilles font semblables à celles de 1 'aloes , mais pluspiquantes : elle produit dix ou douze Heurs blanches,dune odeur tres-agréablc. Flores insuU Laurentina.Son f ruit ressemble à l’ananas. Les femmes font ins isterces fleurs au soleil dans l'huile de sésame , dont ellesse frottent le visage & les cheveux.

PENDULE. {. m. Poids attaché à un fil, ou à une vergede fer, lequel étant agité une fois, fait plusieurs vibra-tions , jufqu’à ce qu’il soit ternis en repos. Vibratushorologii ftylus pendulus,pendulum. Le pendule est sus-pendu par un filet inflexible, lequel est attaché à unpoint fixe qu’on nomme centre de mouvement réci-proque , pat ce que c’est autour de ce point que le pen-dule le meut. La longueur du filet inflexible depuis leccntie du mouvement jusqu’au centre du pendule s'ap-pelle longueur du pendule. Les vibrations du pendulecontiennent un espace de sems parfaitement egal. Unpendule de trois pieds huit lignes & demie marque lessecondes en chacune de ses vibrations, & en Musiquela mesure égale ou binaire. Galilceale premier écrit &fait des observations fur le mouvement du pendule.On a trouvé par le moyen du pendule qu’un corps pe-sant , en tombant, parcourt en une seconde de teinsun espace de quinze pieds 8c un pouce mesure de Paris.On íe peut servir du pendule comme d une mesure in-variable & universelle pour les lieux les plus éloignés,& les siècles les plus reculés,par le moyen d’uhe vibra-tion qu on aura trouvé précisément d une seconde derems scion le moyen mouvement du soleil. Car li, parexemple , on trouve que le pied horaire ( c’est ainíì

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qne M. Huyghcns appelle la troisième partie de ce pen-dule à secondes ) étant comparé au pied de Paris, loit,comme il est en effet, en proportion de 864 a 881, stfera aisé de faire la réduction de toutes les autres me-sures du inonde à ces mêmes pieds par le cal-. nl. Mou-ton, Chanoine de Lyon, a fait aussi un beau traite, Demenjura pojleris transmittenda , furie même principe-

Pendule Jimple, 1 . m. C’est celui qu' étant suspendu»continue f es vibrations fans aucun secours étranger.Avanr l’usage de nos pendules k secondes , le pendulesimple éroit utile pour les observations. A présent 011s’cn sert pour déterminer la vraie longent du pendule^à Paris & dans lesdistérens endroits dumonde; ceqU 1a rapport à l’Astranomie & à la Géographie.

Pendule mixte. C’est celui qui est maintenu en vibrationpar un rouage.

Pendule inflexible. C’est celui qui est fixé fur la verge dela palette de l’échappcment.

Pendule, f. f. Est un horloge d: nouvelle invention, qu 0l Jfait avec un pendule qui en règle 1 c mouvement egstpar le moyen dune ligne cycloïde, qu’on dit être in-ventée par M. Huyghcns, qui a fait un très-beau Vo-lume De Horologio oflcillatorio ,imprimé à Paris cu16/ 3. Aclum vibrationibus ftyli penduli horologium •

On appelle aussi pendule , ou boète de pendule , uníespèce de petit portique , ordinairement de marquete-rie , enrichi de petites colonnes précieuses, avec desornemens de bronze doré, & terminé par un pc r * cdôme ou couronnement, qui sert à renfermer les ca-drans & les mou vemens de la pendule.

ÇsF PENDULIER. í. m. Terme d’Hoxlogerie. C’est îenom que les Horlogers donnent à celui qui fait < 1 £Spendules.

PENE. í. f. Terme de Marine. Pièces de bois qui fbrm eune partie de lantem.e. Antennarum pars.

PÊNE. Nom d’une rivière de la Baíle-Saxe. Pcenis. Elkprend fa source dans le Meckelbourg , traverse detstpetits lacs, & entrant dans la Poméranie Suédoise.»elle y baigne Demmein, Gutzkow, Anclan , ct j ejoint à la branche occidentale de l’Oder, qui prend ynom de Pêne, 8c va baigner faisan ct Wolgat, &décharge dans la mer Baltique. Maty.

sT PENE ou PENNE. Ville de France, dans le Lan-guedoc , recette d J Albi.

PÊNE. f. m. Terme de Serrurerie. Pièce de fer qui est mo-bile dans la ferrure par le moyen de la clef, ct qui en-tre dans la gâche, quand on ferme une porte, ou uncoffre. Il y a des ferrures à double 8c à triple p iílC .pour fermer les coff res forts. On appelle des pênes à /yfort, ou demi tour, quand ils entrent tous seuls dans «gâche ; 8c pêne dormant , celui qui ne se humequ avec un tour de la clef. On disoit autrefoi sp^ e gpour pêne. Et c’étoit le mieux: car il vient du Latinpeflulus, qui signifie la même choie.

Pêne , selon Borcl, signifie aussi un verrouil.

Ménage dérive ce mot du Grec wwoí , ou ww/ei’.rel le dérive de penis, pudendum virile , ob sornviï 71usum. ^ ç

Pêne , est aussi une pièce du harnois d’un cheval, & 1dit en plusieurs lieux, de ces cordes pendantes aU-u ades caparaçons, qui garantillentles chevaux des m 011 ^ches en été , parleur continuelle agitation. FuM clípensiles.

PENEAUX. f. m. 8c pi. Vieux mot. Hardes, menus nfl'Ions, comme qui diroit penneaux ( de pannus ) c eà-dire , des morceaux de drap. Ce que les Latins oiyappelé Sarcinula. C’est aussi les pans de la robe. R

man de la Rose.

Faites-moi trousser mes peneaux,

L t dépouiller de mes drapeaux. Bo REL *

ÉNÉDA. Nom de lieu. Pinetus. C etoit anciennesune petite ville des Callaïques Braccaricns » if; 111nant ce n’est qu ini perit village , situé sur laNourilho, à douze lieues de Braga, du côte du l eVMaty. , ì pina

ÈNE DE BILLI. Nom d’un bourg avec Evecfie- ^Billorum. Il est dans le Duché d’Urbi», près û£