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vicre de Rimino , à une lieue & demie de S. Léo.^Maty.
PÉNÉE. Nom d’une grande rivière de la Grèce. Peneus.Elle a sa íource dans les montagnes de Mezzovo , quiséparent l’Epire de la Thessalie , copie dans cette der-nière province , y baigne Janna , Trica , Tricala &Lariíla, & va se décharger dans le golfe de Salonichi,entre les montagnes de Lac ha & Cossowo. Onl’appelle.autrement Salampria. Mat y.
PÉNÉE , ou IGLIACO. Nom d’une petite rivière duBelvédère , en Morée. Peneus . Elle baigne la villede Belvedère , & se décharge dans la mer Ionienne, àpastel Tornèíe , vis-à-vis de file de Xante. Mat y.
PÉNÉLÉE. f. m. Peneleus. Roi de Thèbes, commandoitla flotte que les Thébains mirent en mer pour allerz Troye. Il fut rué avant d’y arriver.
PÉNÉLOPE, f. f. Fille d’Icanus, femme d’Ul/lTc. Nousavons une Tragédie Françoise de Pénélope , donnée^par feu M. l’Abbé Genest en 1684.
PÉNER.v. a. Vieux mot qui ílgnifioit autrefois punir.Mehun, au Testament, parlant de Jésus-Christ, dit :
Sans lui qui se laissa péner,
Pour nous ôter hors de la pêne.
PÊNES, en termes de mer , se dit des bouchons d’étoupeattachés à un manche, qui servent aux Calfateurs àgoudronner un vaisseau, & lc brayer. Penna piciato-
ria.
PÉNÈSE, ou BALESTRA. Nom d’une partie du montApennin. Penesus mons , Balijla. Elle est entre l’Eratde Gènes, & le valde Taro, Province du Duc deParme. Maty.
PÉNETI. Nom corrompu d’unMonastère que Valois,Notít. Gall. p. 44.2, appelle en Latin Penetale , Scqu’il dit être au Diocèse de ûol en Bretagne. Voye-çPentale.
IP" PÉNÉTR ABILITÉ. s. f. Qualité qui rend pénétrable.Impénétrabilité des, corps. Ac. Fr. Ce feroit une qua-lité en conséquence de laquelle un espace rempli parun corps pourroit encore en recevoir un autre,ensorteque ces deux corps occtiperoient précisément le meureespace. On voir du premier coup d’oeil l'absurditéd’une pareille supposition. V'>ye\ les articles íuivans.
PÉNÉTRABLE. adj, Qu on peut pénétrer, ou ionpeut pénétrer. Penetrabilis. Ce bois est íi épais, qu iln’est pas pénétrable.
En Phystque , ceux qui admettent une vraie péné-tration , le disent des corps qui occuperoient précisé-ment le même espace. Inexpérience nous apprend qutles corps font perméables les uns aux autres ; niais Lraison nous dit qu’ils font impénétrables. L’eau pénè-tre une éponge ; mais elle ne s’inhnue dans ses pore;,qu’en chaisant l’air qui y étoit renfermé.PÉNÉTRANT , ANTE, adj. Qui entre bien avant, quipénétre. Penetrans y penetrabilis. Cecoup d epée eílpénétrant dans les chairs, & va jusqu à 1 os. Le mer-cure est fort pénétrant par sa subtilité. L’aóFion du feuest fort pénétrante. Odeur pénétrante. Le sel est causti-que & pénétrant. , ,
VT- On dit aussi au figuré, esprit penetrant , qui a uneintelligence prompte Sc vive ; qui failli sans peine Stv oit en grand les choses les plus difficiles, & les rap-ports les plus éloignés qui fe trouvent entre les ideesAristote Sc Saint Thomas ont été des esprits eleves , &fort penetrans , Fundans la Philosophie, sautre dan;la Théologie. Animi subtiles & perspicaCijsimi.
Pénétrant , perçant , synonymes. Le mot àepénétrant tient de la force, de l’attention & de la réflexionCelui de perçant tient de la force de la lumière & dtcoup d œil. Un esprit pénétrant approfondit les choseans sarreter à la superficie: il n’est pas aisé de ludonner l e change ; st ne fe laisse point amuser. U11 esput perçant voir les choies au travers des voiles donon les coun-e ; st e st difficile de lui cacher la vérité
PÉWÍThIt 1 Pf'“-"P», s™. Ta.
NETRATIF IVE. adject. Ce mot, qui n est d’ufagique dans le Didactique, s e dit de ce qui pénètre aiséinent. Qualité pénetraûve.
^ PENETRAI ION. f. £ A
Tome VI.
■ Action par laquelle un coi
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entre, s’iníìnue dans un autre. L activité & la péné-tration du mercure font démontrées par l’cxpérience.|K? En Physique, c’est une qualité par laquelle deux corpsoccuperoient le même espace. Or comment concevoirqu’un espace occupé tout entier par un corps, puiíîcencore en recevoir un autre. N’est-il pas évident aucontraire que ces deux étendues tres-distinctes doiventnéceílairement s’exclure l’une l’autre de la même place.sCT Les Théologiens plus embarntilès que le.s Physiciens,considèrent le corps dans 1 état naturel & dans 1 étatsurnaturel, en tant qu’il est soumis à la Toute puilíànçede Dieu. Ils conviennent que les corps font naturelle-ment impénétrables ; mais ils soutiennent que la péné-tration d un corps dans un autre peut se faire par mi-racle. Voye-ç Accidens absolus.
Pénétration, se dit figurément de la facilité qu’al’eíprit de concevoir Sc d’approfondir les choses lesplus difficiles. (Test une perception prompte & éten-due , qui ne s’arrêre point aux superficies, mais va aufonds, à l’intéricur des choses. Elle est en cela distin-guée de la finellequi ne combine que les superficies.Ingenii perspicacitas , perspicientia. On a de la péné-tration pont les affaires, pour les sciences. Ne présu-mez point trop de votre pénétration. Cet homme estfort intelligent,il a une grande pénétration dans les af-faires. L’eíprit veut qu’on ne lui dise pas tout, & qu’onlui laiífe pénétrer quelque choie , parce qu’un peu depénétration Batte fa vanité. Font.ífT -PÉNÉTRER, v. a. Terme Dogmatique qui fe dit descorps que l’on suppose occuper précisément le mêmeespace. Sese penetrare , m eodemspatw , loco esc. C’estun principe en Phyiique que les corps ne peuvent fepénétrer, ni être ensemble dans la même place. Voyep_les articles précédens.'
ffcTI'ÉNÉTRER, fe dit auílì des corps qui s’insinimnt Pundans 1 autre, qui entrent bien avant. Penetrare. Le feupénétre & diísoiît tous les corps. La lumière pénétreles corps diaphanes. Le froid pénètreìcs corps. L’huiíepénétre les étoffes. Un coup violent pénétre les chairs,fp* PÉNÉTRER , au Moral, approfondir une affaire, unescience, en avoir une parfaire connoiíìànce. VoyepPÉNÉTRANT , Pénétration. Perspìcere , introspicere .Le Rapporteur a voulu pénétrer le fond de ce procès.Les Philosophes cherchent à pénétrer les íecrets de lanature. Dieu pénètre les pensées les plus scerettes. Il nefiiut pas qu’un Ministre se laisse trop aisément pénétrer.fs? On dit proverbialement courte prière pénétre lescieux, pour dire , que ce n’est pas la longueur, maisla ferveur des prières qui en fait le mérite.fCTP énétrer signifie auffi figurément, toucher sensible-ment. Sa douleur me pénètre le cœur. On dit en ce sensqu’un homme eíl pénétré de l’amour de Dieu, qu’ila l’eíprit pénétré de la grandeur de fes Mystères ,qu’on est pénétré de douleur.fCF Pénétrer est auffi neutre. On dit qu’un coup vio-lent pénètre dans les chairs, qu’il pénètre jufqu’à l’os.Les voyageurs n’ont pu encore pénétrer jufqu’au pôle.Alexandre pénétra jusque dans 1 Inde. Un Ministre doitchercher à pénétrer dans les pensées, dans les secretsdes autres, & être. lui-meme impénétrable. Pene-trer bien avant dans les sciences. C’est un esprit super-ficiel qui ne pénètre pas fort avant.ífF Pénétré , Ée. part. Pénétré de sueur. Pénétré dejoie, de douleur. Ame pénétrée d-es grandes vérités dela Religicn. , , , .
PENEUX, EUSE. Vieux adjectif. Moque. D ou vient^e-naut , c’est-à-dire , un gueux ; & vient depes , Sc denudus , nus-piés ; Borel ; 011 plutôt pied-nud. Voye^d’autres étymologies au mot Penaud.fC? PENG. Ville de la Chine, dans la province de Su-chuen, département de Chingtu.
PENGEAB, ou LAHOR. Nom d une province du Mo-golistan , cn Aile. Pengabum , ou Laborium Regnum.Elle est entre celles de Cachemire ; de Multan, de Jé-nupar , de Naugracut & de Banlciích. Elle est baignéepar la rivière de Ravey , & par quatre autres, & c’estde-là qu elle a pris son nom , qui signifie les cinq riviè-res. Lahor capitale , Sc Fetipore en font les lieuxprincipaux. Maty.
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