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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PENGOIN. Voye% Pinguin.

PENGXAN. Ciré de la Chine, dans la province deSuchuen, département de Muicheu.

ÇéPPENGXUí. Ville de la Chine, la province de Su-chuen , département de Chunking.

PENHS , ou PENHERA. Terme de la Coutume deBcarn. Tit. XXIII. Art. 6. Tir. XXX. Art. z. Tit.XXXVII. Art. 33 . Tit. XXXV. Art. 36 . Tit. LVIII.Art. 39 & 41 . Gage , engagement, saisie, ou prise &pignération de bestial pris endommage. De Laurie-re. Pignus j apprehenso , pigneratio.

PÉNIBLE, adj. m. 8c f. Qui se fait avec peine, quidonne de la peine. ZX$zd/ij, molejlus laboriosus. Lesvoyages d‘Orient font ion pénibles. Le travail des mi-nes est bien pénible. On croit que c’est une étude bienpénible que r Algèbre. La Cour ne nous lai île Tidée quedes plaisirs pénibles 8c contraints, qui font bien moinstouchans queToisiveté & la tranquillité de la campa-gne.FoNT. Délivrée de mille complaisances pénibles ,jem’abandonne au mouvement de mon cœur. L. Port.Le monde ne pense rien utile qui ne soit pénible : pourmoi, c’est tout au rebours. Mont. C’est à nous à noussoumettre à la volonté de Dieu, quelque dure & péni-ble qu elle soit. Nie. Nous craignons la vue de notredevoir, parce qu’elle nous engage à mille obligationspénibles. Abad.

PÉNIBLEMENT, adv. Avec peine. Il travaille pénible-ment. Il écrit péniblement. Il compose péniblement.

PÉNICH. Nom d’un bourg de la Misnie, en Haute-Sa-xe. P enica. Il est fur la Mulde,environ à dix lieues deLeipsic, du côté du midi. Maty.

D^r PENICHE. Ville de Portugal, dans l’Estramadoure,fur le bord de la Mer , environ à 1 z lieues de Lis-bonne.

££? PÉNIDES. f. m. pi. Terme de Pharmacie. C’est dulucre cuit avec une décoction d’orge jusqu’à ce qu’ilsoit cassant : quand il est ainsi cuit * on le verse sur unmarbre enduit d’huile d’amandes douces, puis on lemalaxe, on le pétrit comme une pâte avec les mains ;8c pendant qu’il est encore chaud, on le met en bâ-tons entortillés en forme de corde. Penidia , ou fac-charutn penidiatum. Les pénides font fort bons pourle rhume , pour adoucir les âcretés de la poitrine ,pour faciliter les crachats. Le nom vulgaire est sucred’orge.

PENIE. f. f. La Déesse de la pauvreté. fUvU, paupertas.

PÉNIL. f. m. Terme d’Anatomie. Partie antérieure del’os barré qui est autour des parties naturelles ; oùcroît du poil, qui est la marque de la puberté tant auxmâles qu’aux femelles. On l’appelle en Latin peclen 8cpubes.

PÉNILLÈRE. Voye\ Panne. Borel.

PENIN , ou PENNING. f. m. C’est le denier de Hollan-de. Il vaut un cinquième de plus que ne valoit le de-nier tournois dc France.

PÉNINSULE, f. f. Voye^ Presqu’île, ou Chersonese ,c est la mtme chose , sinon que le mot approche plusdu Latin pene infula. C est une portion de terre envi-ronnée de la mer de tous côtés, excepté d’un seul,comme la Morée.

PÉNINUS , ou PENNINUS, f. m. En Mythologie. Di-vinité Gauloise, honorée autrefois chez les habitansdes Alpes Pennines. On représcntoit ce Dieu fous la fi-gure d’un jeune homme nud qui n avoir qu un œil aumilieu du front. On lui donnoit 1 epithete de Deus op-timus maximus.

PENISCOLA. Nom d’un bourg du Royaume dc Valen-ce , en Espagne. Peninsula , Chersonejus. Il est sur unepetite preíqu’íle dont il a pris son nom, & éloigné deTortosa de huit lieues, vers le midi occidental. Il y aen ce bourg une petite forteresse , dans laquelle Pierrede Lune, Antipape fous le nom de Benoit XIII se re-tira , & il y conserva le titre de Pape jusqu a sa mort,malgré tous les sollicitations qu’on lui rit pour l’obligerà y renoncer.

PÉNISTON , ou PANISTON. f. m. Etosse de laine quise fabrique en Angleterre. C’est une espèce de molle-ton.

jjjfCT PÉNITENCE, s. f. Habitude vertueuse, qui nous

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fait regretter 8c détester les péchés que nous avonscommis, & nous fait prendre la résolution de n’y plusretomber. Poenitentia , dolor de malo commis 0 . Il fauteftacer ses crimes par ses larmes, & par fa pénitence.Sainte-Beuve. La véritable pénitence consiste à 11 c plusfaire ce qu’on a regret d’avoir fait. Du Pin. Ceux quine se corrigent point, & qui retombant souvent, fontainsi un cercle de pénitence 8c de péchés, n’ont qu’unepénitence apparente. Id. Les Juifs faisoient pénitenceavec le sac, la cendre & le cilice. Jonas alla prêcher lapénitence aux Ninivites. Inspirer- la pénitence. Boss.Exhorter à la pénitence. Porter à la pénitence. Mauc.On se figure d’ordinaire fort imprudemment un inter-valle sustìsant de pénitence entre la vie 8c la mort. Flb-chier. Sa pénitence ne fut ni tardive,ni forcée, elle ve-noit de la ferveur de la charité, 8c non de la foi blesse delage. Id. Les pécheurs ne doivent chercher d’autre re-fuge que dans leur propre pénitence. Id. La chair 8c lefmg se révoltent contre l’austérité de la pénitence. Id. Lavie de S. Ignace ne fut qu’une longue 8c sévère péniten•ce. Bouh. On peut faire un bon usage de la pénitence ,fins en outrer les devoirs. Le P. Mab. De quels mou-vemens d éloquence n’a-t -011 pas besoin pour encoura-ger ces âmes que le plaisir sollicite, & que la pénitenterebute ? Ab. du J. La pénitence doit être accompagnéde pleurs & de gémissemens. Du Pin.

IJCF Pénitence , en Théologie. La pénitence peut-ên' econsidérée ou comme une vertu, ou comme un Sacre-ment. La vertu de pénitence est une douleur & une de-testatiori des péchés que l’on a commis, 8c une réso-lution de ne les plus commettre, mais de les punir.

fKF Le Sacrement de pénitence est un Sacrement infa-tué par Jésus-Christ pour remettre les péchés coinm lSaprès le Baptême. Ainsi la vertu de pénitence 8c le Sa-crement de pénitence diffèrent en ce que la première*toujours été nécessaire pour toutes fortes de pèches >aulieu que le Sacrement n’est en usage que depuis Je-sus-Christ , 8c n’est institué que pour les péchés com-mis après le Baptême ; 8c en ce que le Sacrement depénitence suppose la confession des péchés, au lieula vertu de pénitence ne la suppose pas. Poenitentia Sotcramentum. La pénitence est de précepte au moins Uléfois Tannée. La pénitence est un Sacrement que D lC(ía institué pour remettre en fa grâce ceux qui Pont p e fdue parles péchés qu’ils çnt commis depuis le Baptê-me. S. Cyran. La pénitence consiste dans la Contri-tion , la Confession, l’Absolution & la SatisfactionL’Ordre de Prêtrise donne le pouvoir aux Prêtres à cdonner le Sacrement de pénitence : mais pour Texet"cer,il faut avoir la juridiction, ou ordinaire, c el 'à-dire, un bénéfice curial; ou déléguée, c'est-à-ditOTapprobation de l’Evêque pour entendre les consi 1 'fions. Tout Prêtre, quoique non approuvé, & met 11 ®irrégulier, en cas de nécessité, peut-donner leSacr ement de pénitence à ceux qui font à Tarticle de la m° rs 'La pénitence se divise en solennelle, publique, & fssticulière. La pénitence solennelle étoit celle qui cr °\autrefois imposée par TEvêque pour les grands crim e ^ce qui se faisoit au commencement du Carême. Lassnitence publique étoit celle qui íe faisoit en public I 3 ^les lolemnités de la pénitence solennelle. Lalière est celle qui se donne par le Prêtre à celui qtU econtrit Sc confessé.

L’Eglise a usé de pénitences publiques jusqu’au *siècle.

Pénitence , se dit aussi de la peine que le Confesseurpose dans l’Egliíe Romaine, pour la satisfacti° n .péchés dont il absout. On lui a donné une rude P e , ■tence , de jeûner au pain. & à Teau ; une petite Pf ^tence , dc dire son chapelet. L’ancienne disciplist e . etfort rigoureuse sur la pénitence , 8c Ton faisoit 0 ^tems gémir les pénitens pour implorer la clemencl’Eglisc. Arn. Ceux qui-étoient mis en pénitence P.^quelque crime atroce, étoient privés dé la commU ,de TEglise, chastes des assemblées des Fidèles, o^^de jeûner, de s’humilier, & de se mortifie 1 , 1publiquement, 8c à la porte de TÉglise. De*qui avoient subi la pénitence publique, n c , ■ cítt emais admis dans le Clergé. Id. On n accoic