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C érùtence publique qu une seule fois ; ceux qui retom-oient dans le crime n’étoient jamais réconciliés à l’E-glife , & ne dévoient attendre le pardon que de Dieuseul. Id.
Pénitence , se dit auffi des ailes, des exercices de la ver-tu de pénitence. ; & alors c’est une punition, une peinevolontaire que Ton s’impose, ou qui est imposée parune autorité légitime pour les fautes qu’on a commiles.Pcena 3 animadversio , punitio. C’est.en ce sens quePou dit, être en pénitence 3 se mettre en pénitence 3mettre quelqu’un en pénitence. Recevoir la pénitence ,imposer, donner une pénitence , accomplir, faire sapénitence , oublier sa pénitence , manquer à la péni-tence , achever si pénitence. Changer, commuer unepénitence donnée en une autre. Dire quelques prières,faire des jeûnes, des aumônes pour pénitence , fairepénitence , faire de grandes pénitences , plusieurs an-nées de pénitence.
fL?P énitence, fedit auffi dans le discours familier. Sivous venez dîner chez nous, vous ferez pénitence ,vous ferez mauvaise chère. Non splendide excipieris ,parce victitabis. Vous avez révélé mon secret, pour vo-tre pénitence je ne vous dirai plus rien. Il a lâché unmot qui a ruiné fa fortune, il en fait bien pénitencemaintenant.
ísT Pour pénitence , en pénitence , façons de parler fa-milières , qui signifient en punition, pour peine. Pourpénitence , en pénitence de cela, vous ferez telle choie.Pénitence , se dit auffi figurément d une punition impo-sée pour quelque faute. Dans les maisons Religieuseson impose des pénitences pour les moindres fautes.Vous mériteriez une pénitence pour nous avoir faitattendre.
Mettre un Religieux en pénitence , c’est le séparerpour quelque teins du reste de la Communauté, cnl’o-bligeant à quelque pratique pénible & mortifiante.
A certains jeux, on appelle pénitence , la peinequ’on impose à ceux qui ont manqué. Votre péniten-ce sera de dire une chanson. Ac. Fr.
L’Ordre de la Pénitence de Saint-Dominique. C’est leTiers-Ordre de Saint-Dominique pour les hommes ;Ordre militaire qui s’est appelé d abord Milice de Jé-sus-Christ, & dans la fuite l’Ordre de la Pénitence deS. Dominique. Noye% le P. Hélyot, Hijl. des Ordr.Rel. T. III. C. 2g j Sc ci-deffiis, T. II, au mot Do-minicain. Noye\ auffi Milice de Jésus-Christ.
Ermite de Saint Jean-Baptijle de la Pénitence. NoyerErmite , T. III.
Freres du Sac , ou de la Pénitence de Jésus-Chrijl.Nom de Religieux d’une Congrégation de celles quifurent réunies pour former l’Ordre de S. Augustin. P.Hélyot , T. III. C. 2.p. t 2. Noyé% Sachet.
Ordre de la Pénitence de la Magdeleine. OrdoPoenitentiis, Beau Magdalem. Vers lan 1272 , unBourgeois de Marseille, nommé Bernard, ayant réso-lu de travailler à la conversion des femmes débauchéesde La ville, & pluíìeurs personnes s etant jointes à luidans le même delsein , ils formèrent tous ensembleune société que le Pape Nicolas III érigea en Ordre Re-ligieux , fous la Règle de S. Augustin. Leur habillementécoit semblable à celui que les Augustins Déchaustèsont depuis porté, & portent encore en France, íìnonRue les Religieux de la Pénitence de la Magdeleineavoient des sandales de bois. Leurs armes étoient unvase plein de charbons ardens , pour montrer le de-fir dont ils brûloient de convertir les femmes péche-resses.
Le P. Gesnay , qui rapporte ainfi Rétablissement d>ces Religieux, dit qu'ils firent auffi un Ordre Relipeux des femmes pénitentes qu’ils convertirent ; qu’ilf 11 . 1 donnèrent les mêmes observances qu ils garrS ^ e>ue les Religieuses Pénitentes de MarseilLp de cet Institut. II ajoute que cet Ordre se répandsí ailce & es i Allemagne, par les Religieux que 1 <. 1 p lUeux bernard envoya en différais endroits; aqui a tait croire à quelques Auteurs que l’Ordre de 1 ;agdeleineen Allemagne étoit le même que celui-ciais le P. Hélyot dans son Histoire des Ordres Religieuxj P. III, C. 48 , montre que les Religieuses Pé
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nitentes de la Magdeleine étoient établies en Allema-gne plus de 150 ans avant que le Bienheureux Bernardeût commencé son institut, plus de 270 ans avant l’é-tabliíïementdes Filles Pénitentes de Raris; qu’au moinsil subiistoit au commencement du XIII e siécle. Noye%l’article suivant : ci-dessous Pénitentes de la Magde-
leine.
Les Filles de la Pénitence de la Magdeleine à Paris,ne commencèrent que lan 1492 , que les Prédicationsdu P. Jean Tiíleran de l’Ordre de S. François converti-rent un grand nombre de femmes débauchées. LouisDuc d’Orléans donna son Hôtel pour être converti enMonastère pour elles, ou plutôt, comme il paroît parle préambule de leurs Constitutions, ce fut CharlesVIII qui leur donna l’Hôtel, appelé Bochaine. Elles ydemeurèrent jufqu’en 1572 , qu’elles furent transfé-rées en la Chapelle de S. George , en la rue baint-De-nis. L’an 1497 Jean Simon V e du nom , Evêque deParis , en vertu d’un Brei du Pape Alexandre VI e leurprescrivit des Statuts, & leur donna la Règle de SaintAugustin , qu’elles suivent encore à présent. Il falloitavoir commis le péché de la chair pour y être teçuç ;mais fi l’on y en en fermoir quelques-unes par force ,on n’admettoit à la Profession Religieuse que cellesqui le vouloient bien. On n’en recevoir aucune au-des-sus de 3 5 ans.
L’Evêque de Paris ordonna qu’il y aurott auffi dansce Monastère des Religieux, qui suivroifent la RègleS. Augustin, qui auroient des chaperons & des robesgrises, & une autre robe de laine blanche par-deffous.Après un an de Noviciat ils faisoient leur Profession àla grande grille de ce Monastère, entre les mains de laSupérieure & du Pere Confesseur.
Jusques vers le milieu du dernier siècle , on a reçudes Filles Repenties dans ce Monastère, comme il pa-roît par la Vie de la Mere Marie Alvequin , qui en futla Réformatrice en 1616, que M. Biesse imprima en1649. Mais depuis plus de 60 ans , on n’y reçoit plusque des filles d’honneur. Ce ne font plus des Repen-ties, quoiqu’on leur donne toujours les mêmes nomsqu’on leur donnoit dans l’origine de ce Couvent. Nojye^le P. HELYOT, T. III. Ch. 48 . On les appelle aujour-d’hui Religieuses de S. Magloire.
Notre-Dame de Métro de la Pénitence des Martyrs .Nom d’un Ordre Religieux que quelques Auteursont confondu avec un Ordre supposé de Saint-Démé-trius, comme si Métro s’étoit formé de Démétrìus.Le P. Jérôme Roman prétend que cet Ordre fut insti-tué en Italie vers l’an 1232, fous Clément V que fafin étoit de loger les Pèlerins. Herréra, auffi Augustin,dit que ces Religieux portoient un habit blanc , avecune croix rouge ; que deux Religieux de cet Ordre étantallés en pèlerinage à Saint-Jacques, ils 1 établirent enEspagne. Mais il est certain qu’en 1232 , c’étoit Gré-goire IX & non pas Clément V qui gouvernoit l’Egli-íê, & Clément V ne succéda à Benoit XI qu’en 1304.De plus, ces Religieux fondent leur antiquité fur uneBulle de Boniface VIII dont ils n’ont qu’une copie. JuleII qui a ordonné qu’on eut autant d’égard à cette copie,qu’à l’original même, dit pourtant qu’on ne fait ceque c’étoit que 1 Eglise & le Couvent de Notre-Damede Métro à Rome, ni en quel quartier il avoir cte ,quoique ce fut, à ce qu’ils prétendent, le Chef de leurOrdre , qui étoit si étendu, qu’il avoir dix-huit pro-vinces. Ils remontent au reste bien plus haut que Bo-niface VIII. Saint Clet, si on les en croît, fut leur Ins-tituteur, lan 78 ,de Jésus-Christ; Saint Cynaquc Eve-que de Jérusiilem leur Restaurateur, & Saint Augustinleur Lé-islateur, dont la Réglé leur a ete donnee dansles derniers siècles par les Souverains Pontifes. Ils di-sent que leur ancien habillement etoit celui des Cha-noines Réguliers , qu’ils portoient une croix d’argent,& que quelques-uns prétendent que cette croix leur futdonnée par Saint Cyriaque,en mémoire de l’Inven-tion de la Croix de Jesus-Christ. C’est ainsi qu’un Re-ligieux de cet Ordre décrit leur origine dans un Livre
imprime a Vilna, fous le titre de Opus miserentis Dei.Mais on ne peut rien dire de l’origine de ces Cha-noines.