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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PÉNITENTE , OU Convertie du Saint Nom de Jésus. C’estle nom qu’on donne aux Filles Repenties d une Mai-son de Sévillc, sondée en , yyo. L'on n'y reçoit,comme autrefois à Paris, aux Filles Pénitentes ,de laMagdcleine, que celles qui ont mené une vie li-cencieuse. Ce Monastère est séparé en trois quartiers ;l’un est pour les Religieuses Professes ; l’autre pour lesNovices ; & le troilième pour celles qui sont en cor-rection. Quand celles - ci donnent des marques d’unvéritable repentir ,& qtselles veulent être Religieu-ses , on les lait passer au quartier des Novices; st elles>ne s’y comportent pas bien, on les renvoie au quar-tier de la correction ; si elles changent, on les re-çoit une seconde sois au Noviciat; mais st elles n y. contentent pas encore, on les renvoie pour tou-jours à la correction. Les Religieuses suivent la re-. gle de Saint Augustin. Elles sont habillées de noir,

& ont fur la poitrine, un nom de désirs. P. Hélyot ,

T. III 3 c. st.

Pénitente de la Magdeláne. Ordre Religieux de Filles,en Allemagne. Soror Pœmtens Beau. Magdalena. Onne lait pas précisément quand cet Ordre a commencé.

U est iur qu’il subsistoit déjà au commencement duXIII e siècle, puisque dans la chronique du Monastèrede Frankembcrg à dollar, qui est de cet Ordre, ontrouve des lettres du Cardinal Otton , Légat Apostoli-que en Allemagne , par lesquelles il accorde des In-dulgences plénières à ceux qui par leurs aumônes,afdcroient ces Filles à subsister. Il y a bien de l’appa-rcnce que cet Ordre étoit institué avant le Concilede Latran , dcl an 1215; car Grégoire IX, par uneHuile qu’il accorda aux Religieuses de cet Ordre enAllemagne, les exempta de payer les dimes de cequ’dlcs fuioient valoir par leurs mains, & quellespossédoient deja avant le Concile général. Le mêmePontife leur accord 1 beaucoup de privilèges, qui fu-rent confirmés lan 124S, par le Pape Innocent IV.

II y avoir des Religicuíès de cet Ordre , qui avolentun Général & des Provinciaux , & un Prévôt quelleschoilìssoient ; mais qui devoir être confirmé par leProvincial. Ce Prévôt étoit quelquefois un Séculier.

Il y a encore beaucoup de Monastères de cet Or-dre en Allemagne , & un à Strasbourg , qui s y esttoujours conservé, malgré les ravages de l’héresie.Pénitentes d’Orviéte. Les Pénitentes , ou Filles Re-penties, suivent communément la Règle de Saint Au-gustin. Celles-ci ont celle des Carmes. Elles fuientétablies par Antoine Simoncelli, Gentilhomme d’Or-viéte. La maison qu’il leur lit bâtit, ne fut d aborddestinée qu’à recevoir de pauvres filles abandonnéesde leurs parens , & en danger de perdre leur honneur.L’an 1662, sous Alexandre VII , elle fut érigée enMonastère , pour y enfermer les filles & les femmes,qui, après s etre lailïées aller au crime , voudroientfaire pénitence, ôc so consacrer à Dieu par des vœuxsolennels. On leur donna la Règle des Carmes, approuvée par Innocent IV, & mitigée par Eugène IV ,avec des constitutions particulières, qui furent ap-prouvées par l’Evcquc d’Orviéte. Ces Religieuses ontune chose singulière , c est qu elles ne font point deNoviciat : elles restent feulement quelques mois dansle Monastère en habit séculier ; & lorfqu’on leurdonne l’habit de religion, elles renoncent publique-ment à l’année de probation, & prononcent en meme-tc ms leurs vœux solennels. Elles ne portent que 1 cVoile blanc pendant un an, après quoi on leur en don-un noir. Les Pénitentes d’Orviéte ont les mêmes ob-ervances que les Carmélites Déchaçtllécs, & le mc-| 11C habillement, sinon qu’au lieu de sandales ou d al-ss^'Sates, elles portent des pantoufles assez élevées,T/ r eur . voile noir est doublé d'une toile blanche.Cé? ; P ; “o» 1 "'»' > Coral. Oriin. Rdif- P- U 1 ,

PÉNITENTlì'„fi ! IílYO V T :‘,l C su r- 1 1 f AIRE. si m . f. Hérétique qui erre au fu-

so? l a D emtence - Pœnitentiarius. Quelques Auteurs

ut dit Pénitentiaire en ce sens, comme l’on dit Sa-

cramenteure , pour sst n jg cr im Hérétique qui erre fur

e b. sacrement de 1 Eucharistie ; mais Pénitentiaire

e ^ P as " re Çu que Sacramentaire.

PÉNITENTIAUX. Fqyq PÉNITENCIAUX.PÊNITENTIEL. f. m. C’est un livre ecclésiastique , oùest contenu ce qui concerne l’impoíìrion de la péni-tence , & les réconciliations du pénitent. Codex pee-nitentialis , Canones pcenitentiales. Dans les Capitu-laires de Charlemagne , il est enjoint aux Prêtres debien étudier leur Pénitentiel. Il y a le Pénitentiel Ro-main , lc Pémtentiel d u Vénérable Bédé, le Péniten-tiel du Pape Grégoire III. Il y en a ausiì de plusieursparticuliers, comme celui de Théodore, Archevêquede Cantorbéry, fur lequel on a fait le PénitentielRomain ; celui d'Egbcrt, de Colomban , de Pierrede Flamesbourg, de Halitgar , Evêque de Cambray,&c.

PENKRIDGE. Nom de lieu. Pennacrucìum. C etoit an-ciennement une petite ville des Cornaviens ; ce iVestmaintenant qu’un petit village d’Angleterre, situédans le Comté de Stafford , environ à une lieue dela ville de ce nom , vers le midi. Maty.

PENNA. Civita di Penna. Nom d’une ville Episcopaledu Royaume de Naples. Civitas plebis , ou Plebana.Elle est dans la Calabreultérieure, à huit lieues d’A-quila, vers le couchant, & à quatre lieues de Chiéti,dont son Evêché est fuftragant. Maty.

PENNA DE FRANCI A. C'étoit anciennement une villedes Vcttons,en Espagne. Rupes Franchir, ancienne-ment Lance , Lancia oppidana . Ce n’est maintenantqu’un bourg du Royaume de Léon, à neuf lieues deCiudad Rodrigo , vers le levant. Penna de Franciaest fort connu à cause des pèlerinages qu’on y fait àune Eglise dédiée à la Bienheureuse Vierge. Maty.PENNACFìE DE MER. s. m. Arbrisseau. Voye q Pa-

nache.

ssV Pennaciie , s’est dit pour Panache ; un plumet, oubouquet de plumes , qu’on portoit autrefois au hautdu calque. Apex plumatilis.

Quand un jeune frise relevé de moujlachc ,

De galoches , de botte , & déun ample pennachc.

Régn.

fiT Les plumets qu’on porte aujourd’hui au chapeausout un diminutif du pennache.

PENNADE. f. f. PENNADER. v. n. Les Italiens disentqu’en la bataille de Fornouc, le cheval du Roi Char-les VJII so déchargea à ruades & pennades des en-nemis qui le pressoient, qu’il étoit perdu fans cela.Ce fut un grand coup de hazard , s’il est vrai. Mon-tagne, au commencement du chap. du Liv. L.M. Coste , qui nous a donné tant de notes excellentesfur Montagne, n’auroit pas travaillé inutilement, s’ilen eût fait une fur lc mot pennade. On trouve pennadedans Ni cor ; mais fans explication. M. le Duchat ysuppléera par sa seconde note lut le douzième chapi-tre du I. Livre de Rabelais, où il dit que pennader ,dans le langage du Languedoc, c’est donner du pied.Ainsi, pennade est un coup de pied. Voici les pro-pres termes de Rabelais. A fin que Gargantua fût tou-te ía vie bon chevauchent, 011 lui fit un beau grandcheval de bois, lequel il lai soi t pennader , sauter, vol-tiger , ruer & danser tout ensemble.

PENNAFIEL. Nom d’un bourg avec un château. Ru-pes fidelis. Il est dans la Castille-Vieille, en Espagne,fur le Douro, à dix ou onze lieues de Scgovie ; du

côté du nord. Maty. , , r

PENNAFLOR. Nom d’un petit bourg de lAndalou ie,en Espagne. Pennaflorìum. Il est à quatre ìeues d E-cija, vers le nord. On y voir des rumes que 1 on prendpour celles de l’ancienne Ccllita. ù aty.Pennaflor. Autre bourg des Astur, es, en Espagne. Pen-nafiorium. U est fur l’Ove, a quatre lieues au-dessusd’Oviédo. Quelques-uns prennent Pcnnajlor pour l’an-cienne Laberrìs , perite ville des Asturies.PENNAGE. f m. Terme de Fauconnerie. Tour ce quicouvre le corps de l’oiíeau de proie. Plumatilis amic-tus. Peimage blond, roux, noir, baglé, H cuti, purpu-rin , cendre, <S’c. lelon les divcrles couleurs que lesoiseaux portent en leur robe. L’oiseau a quatre sortesdc pennage. i°.Le duyct, qui est comme la chemise