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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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de Tcifeau proche fa chair. 2 0 . La plume menue , qui• couvre tout le corps. 3 0 . Les vanneaux , qui font lesgrandes plumes de la première jointure des ailes.4°. Les pennes , qui détendent jufqu’à la penne dubout de L aile qu on appelle cerceau.

Pennage. Vieux mot. Plumage. De penna. Marot.PENNAS. Nom dun cap des Ahuries. Rupium promon-torium. Capo de las Pennas , ou las Pennas de Guzan.

Il eh près de la petite ville d’Aviles, à onze lieuesd’Oviédo, vers le nord. On croit qu’il eh celui queles Anciens ont nommé Scyticum promontorium.Maty.

PENNE, f. f. s’eh dit autrefois des crénaux dune muraillede château , Sc eníuite du château même. Pinna.La Penne d’Agénois , Pinna , ou Pinna Angi-ncnjìs j château situé dans l’Agénois. Penne de l’Àl-bigeois, Pinna Albigenjis , château dans P Albi-geois.

Penne, ou Pennage, en terme de Blason, fe dit desplumes d’oifeau qu’on met fur le chapeau pour or-ner la tête j quand on les peint fur des écus. Pennaadornatiles'. De Marolles porte d’azur à lepée d’ar-gent ,1a garde en han t d or, accohée de deux penna-ges adoflés du second; c’eh-à-dire, d’or.

Penne , en termes de Marine, eh le point ou le coin desvoiles Latines, ou à tiers-point. Veli cornu.

On dit dans une galère, faire la penne ; pour dire ,joindre la longueur de son antenne à la longueur deson arbre, ce qui fait que la penne de la voile répondau bâton de l’étendard J & cela fait une élévation oùPon fait monter un mouhè, quand on veut faire quel-que découverte, comme le gabier monte au haut dumât, pour faire le quart. Aubin.

PENNES ou PANNES.Terme de Fauconnerie. Ce fontles longues plumes des ailes. Penna decujjata. Cellesde la queue s appellent balais. Les pennes croisées fontune marque de la bonté de l’oifeau. Toutes les pennesdes ailes ont leurs nems, une, deux, trois , quatre,cinq , les rameaux & le cerceau. Les pennes du balaipareillement, le milieu , la deux, la trois, &c. Les' oiseaux ont douze pennes à la queue.

Ce mot vient de penna.

Pennes , fe dit auíìi des petites plumes qu’on met aubout d’une flèche, ou d’un matras , pour les faire al-ler droit, d’où eh venu le mot de trait bien enpenné,Sc un m itras desenpenné. Jaculi penna. Les pennes íefaifoienl avec des plumes d’oie, ou de grue.fpT Pennes , Paines , Pesnes , cuPiennes. 1 . f. pi. Ter-me de Lainage , ce font les bouts de laine cu de íil at-tachés aux enfubles, lorsque l’étohè ou la toile eh le-vée de dessus le métier.

ïfT PENNETIÈRE. f. f. Vieux mot. Panetière, bourseà Bergers, faite comme une fronde. Borel.PENNETON. f. m. Terme de Serrurier. C’eh k par-tie de la clef qui joue dans la ferrure, venant de pe-nis. Borel. Voye | Panneton.

PENNIER.f. m.Vieuxmot. Pannier. Borel. Calathus^Corbis . CaniJIrum.

PENNINESi í. f. pi. qui fe dit d’une partie des Alpes. Pen-nina, j cu Pcenina Alpes. Les Alpes Pennìnes s’étendentdans le pays de Valais, entre le grand S. Bernard &le Mont S. Godard. Dans les Alpes Pennines eh lepassage du Valais au Miknois, nommé le Mont Sem-pron ou Sempròne _> ou Sempione.

Ce mot vient de Pcenus , Punique, Carthaginois ;car Pline & Macrobe écrivent Pcenina, 8 c on l'a don-né à ces montagnes, parce qu Annibal conduisit par-la fes Cathaginois en Italie. Paul Jove écrit qu’il y aejicore furies rochers dune vallee profonde , des in-scriptions qui en font foi. Cependant d habiles Au-teurs croient qtf Annibal ne passa point par-là, & letirent de P en. Voye^ ce mot, 8 c son étymologie.

$ 3 * PENNINUS. Terme de Mythologie. Voye ? Pe-ninus.

PENNON, PENNONCEAU. Foyei Pannon. Pannon-

CEAU.

PENNONAGE. f. m. C’eh le nom qu’on donne à Lyonaux quartiers de Milice bourgeoise. On compte trente-tmq pennonages ; chaque pennonage eh d’environ /00

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hommes. Quand Pinsant Dom F hilippe paíîà à Lyonen 1744, tous les pennonages étoient fous les armes.Pennonage vient de Pennon ou Pannon espèce d’en-feigne.

PENNY. f. m. C’ehainfi qu’on appelle en Angleterre ledenier sterling.

Penny. C’eh aullì une petite monnoie d’argent, Sc kplus petite de celles qui fe frappent de ce métal en An-gleterre : elle vaut six penny s , ou deniers sterling. -

PENOABSOU. f. m. Arbre de 1 Amérique dont parleThevet, qui a l’écorce odorante. Ses feuilles reí’em-blent à celles du pourpier ; mais elles font plus épais-ses , plus charnues Sc toujours vertes. Son fruit eh dela groheur d’une grosse orange. Il contient six ou dixnoix frites comme nos amandes, mais plus larges : ilcontient un petit noyau dont on tire jie 1 huile parexpression, qui guérit les coups de sèches, Sc autresplaies, étant appliquée delîus, quoique ce fruit soirun poison.

ffCF PÉNOMBRE, f. f. Terme d’Ahronomie, du Latinpenè , presque , & umbra. Ainsi ce mot signifie unelumière plus ou moins foible qui fe trouve aux envi-rons de l’ombre qui eh jettée par des corps opaquesla partie de sombre qui eh éclairé par le corps lumi-neux ; l’ombre foible qu’on observe dans les éclipsesavant 1obscurcissement total, & avant la lumière to-tale. On ne reçoit dans, la pénombre qu’une partie desrayons du soleil, l’autre étant interceptée par la terreou par la lune ; d’où l’on volt que cette pénombreeh plus ou moins forte,sel on que le lieu proposé eh plusou moins proche de la véritable ombre. lnst.it . AJîron •p. 202. Usinage du soleil que représentent fes rayonsrompus en pahant par un prisme, à une pénombre>Voyez Y Optique de M. Newton , prop. 2.

îfJ La pénombre eh principalement sensible dans leséclipses de lune ; car on voit cette planète s’obfcurcirpar degrés, à mesure qu elle avance vers la partie kplus épaiílè de l’ombre de la terre.

PENON , ou PENNON. f. m. étoit une des enseignesqui étoient d’ufage parmi nous. Pannus qui vient dePan , a pu produire pannonceau, penon. Les penons apointe qui parurent avec les bannières relíèmbloientallez aux bandes & bannières que les premiers Fran-çois eurent pour enseignes Elles revinrent à la modefous la Gendarmerie des fieffés , 8 c nous avons pres-que toujours eu quelque milice qui a fait usage de le-tendard à queue. Nos Dragons en ont encore. Cespenons peuvent nous être venus des Huns, qui, com-me peuples errans , avoient des enseignes à queue, SCnous avons pu les appeler des penons, pour montrerqu’elles nous venoient des Pannoniens.

PENON DE VELLES , ou le Pigeon. Velia Rupes. C’sftune bonne forterehë de la Barbarie en Afrique. Elkeh située fur une petite île ou un rocher, qui eh f° [Cprès de la côte de l’Errisis, à trente lieues de Cetita,vers le levant. Le Pigeon a. un bon port, passe p oUrune ville imprenable par la force, Sc appartient au*Espagnols. Maty. Corneille dit le Pigron.

PENONCEL. f. ro. O11 appeloit ainsi autrefois le floqU#qu’on mettoir auprès du fer des lances.

Et Gauvain par le penoncelP tint la lance au vertiloncel.

PENOTTE. f. f. Sainte Penotte. C’étoit fans doutemanière proverbiale de parler. Gloss. sur MaR° t .'PENQUIN. f. m. Nom d un oiseau qui fe trouve vers ®détroit de Magellan. C’eh une espèce d’oie.Magellanicus. Voyez le Musaum Regalis Socier A 1de Crew ,p. 7 2. Plusieurs Auteurs écrivent Pengu in>ou Pinguin. V ayqr ce mot.

PENRE. Vieux v. a. Prendre. Borel. Sumere , acdp ef ’rapere. ,

PENRETH. Nom d’un bourg ou petite ville d Ang ^terre. Penrithum. Ce lieu députe pour le Parleipe »& il eh situé dans le Comté de Cumberknd ,confins de celui du Wcstmorland , près de k rJ'j'd’Éden , à quatre ou cinq lieues de la ville de Gar * »du côté du midi. Maty. eNRYN*