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destinées à remplacer celles qui manquent dans unparterre, íur un gradin, &c.
.Qaelques-uns appellent auflì pépinière , Rendraitoù l’on íéme les pépins ou graines d’arbres, ce qu’onnommoit anciennement séminaire, seminarium , &maintenant lemis. Voyeç ce mot.
JJCT On doit choisir pour les pépinières , un fond dunemédiocre qualité, ni trop gras , ni trop maigre. Les.arbres élevés dans un terrain substantiel ne feroientc.ue languir traníplantés dans un mauvais fonds. Ceuxqui auroient été élevés dans un mauvais sol, sec &aride, n’auroiem fait que de foibles productions,•n’auroient pousié que de petites racines, comme duchevelu , & ne seroient jamais des arbres vigoureux,quand même on les planterait dans un bon fonds.L exposition la plus favorable pour une pépinière estcelle du levant.
Pépinière , fe dit figurément en Morale : la France est.une pépinière de Soldats ; c’est-à-dire , elle abonde enSoldats. Seminarium. L’Univeríité de Paris est la pépi-nière des sciences.
PÉPINIÉRISTE, f. m. Jardinier qui élève des pé-pinières. Surcularius hortulanus. Hortulanus semina-rium colens , seminarii cultor.
£CF L’ufage a adopté ce mor.pour désigner celui quis occupé à la culture des arbres en pépinière.
£CF PEPITA, f. f. Terme de Relation. Morceau de mé-tal pur qui le trouve dans les mines du Chili, duPérou & du Poroiì. Fruftum metalli. On trouve quel- jquefois au Chili, par les lavages, de ces morceaux.d’or pur , qu’on appelle en langage du pays pepitas ,de huit & dix marcs, Sc de tres haut aloi. Frézier ,p. y 6. Dans une montagne de la Cordillicre, quin est qu’à douze lieues de Pampas du Paraguay, ona découvert fies mines de cuivre pur, si singulières,qu’on en a vu des pepitas , ou morceaux de plus de. cent quintaux. Ir>. p. j6.
PEPLIS. 1 . m. Eipcce de tithymale qui couvre la terre parquantké de tiges quelle poulie , longues d un palme,ou d un palme 8c demi, étendues çà & là. Ses feuil-les sont opposées deux à deux, rougeâtres, épais es,longues, arrondies au bout. Ses fleurs sont sembla-bles à celles du tithymale , de couleur jaune. Ses se-mences sont oblongues, contenues dans un fruit re-levé de trois coins. Sa racine est simple, un peugrosse Sc longue. M. Tournefort Rappelle tithy malusmaritimus folio aurito obtuso. Le péplis naît lur le bordde la mer ; il rend du lait qui purge fortement, demême que là semence.
PÉPLUS. f. m. Espèce de tithymale, qui est semblableau tithymale suivant lc soleil, mais plus petit en tou-tes ses parties. Ses tiges sont rougeâtres , Sc ses feuillespetites, oblongues, arrondies , lans crenelurcs. SesHeurs & ses semences font semblables à celles du ti-thymale. Sa racine est déliée , fibreuse. Lc péplus renddu lait, ainsi que les autres espèces de tithymale. M.Tournefort Rappelle avec M. Flermans, tithy malusrotundis foliis non crenatïs.
Péplus , ou Péplum. Terme d’Antiquité , qui si-gnifie habit de femme ou de déclic. C’étoit un man-teau léger, lans manches, brodé ou broché d’or oude pourpre, attaché avec des agraffes, fur l’épaule oufur le bras. ,,
Péplus de Minerve. C etoit une _ robe blanche fansmanches, toute brochée dor, lur laquelle etoientreprésentés les combats 8c les grandes actions de Minerve , de Jupiter Sc des Héros. On portoit le péplusdans les procelsions des grandes Panathénées. Foye^ce mot. •
PEPSIE. si f. Terme de Médecine , coction , diges-tion. Pepfs. Voye y Digestion , coction , matura-tion. Pour Rétyurologie voye% l’arncle suivant.PEPTIQUE. adj. C’est la me me chose que Pépafd^ue.Peptique vient de rir.-u. Je cuis ; je dispose à lamaturité.
fssZ PÉPUZIENS. f. m. pi. Anciens Hérétiques, quisont les mêmes que ceux qu’on appelle Perygiens ,ou Cataphrygiens. ils ont été nommés Pépufiais ,parce qu’ils feignoient que Jésus-Christ étoi t apparu
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à une de leurs Prophétcstes, dans la ville de Pépu-\a en Phrygie, qui étoit pour eux la cité sainte.Vioyeq Quintilien.
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PEQUE. s. m. Vieux mot. Mauvais cheval , en langagede Sedan -, un pec , un sot. Borel. Voyey_ Pec.
PÉQUEA. í. m. Arbre du Brésil, dont la souille est gran-de , fans poil. Pequea. Il porte un fruit plus gros qu u-ne orange , couvert dune écorce épaiífe, dure, decouleur tirant fur le roux, semé de taches cendrées : cefruit contient une liqueur mielleuse, qui ne cède estrien au sucre en douceur ; il y a quelques noyaux mê-lés. On trouve une autre espèce de Pequea , dont lebois est le plus dur & le plus pesant de rous ceux q®croissent dans le pays. U n’est point lujet à la pourritu-re. Les Portugais Rappellent Sétim.
PÉQUENNO. Mare Pecquenno. Voye% SpiRiTtf-Sancto. C’est une Baie.
PÉQUET. Canal Péquet, ou réservoir de Péquet.Voy^íCanal 8c Réservoir.
PEQUEY. Ile de la Chine, dans la Province de Hu-quang. On y trouve des tortues d’une grandeur p 1 ' 0 'digieuíe.
PEQUIER. Vieux mot. Pêcher. Borel .Piscari.
ísT PÉQUIGNY. Pente ville de France dans la Picardie;élection d’Amiens , fur la Somme. C’est là que so bRentrevuc de Louis XI Roi de France , & d’Edouard >Roi d’Angleterre, fur un pont qui fut fait exprès.
PEQUIN. Voye ^ Péking. Cependant nous écrivons,communément Péquin , ou Pékin , rarement noU*mettons un g à la fin.
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PER. vieux adj. Pareil, semblable-, du Latin par. BoRît'
PER A. Nom d un bourg de la Romanie. Pera , Peruti-li est situé si près de Calata , qu il n en est séparé q 00par quelques cimetières. Le port de Constantinople l 0sépare de cette ville, dont il est compté pour un fau*'bourg. Il est la résidence d'un grand nombre de Chré-tiens de considération, Latins 8c Grecs ; tous les Am-haliàdeurs Chrétiens y font aussi leur résidence, à bréíerve de ceux del’Empereur, du Roi de Pologne,Sc de la République de Raguíe, qui demeurent da» 5la ville de Constantinople. Maty. Quoiqu’on appelbPéra le quartier qui est au-dessus de Galata, & qui estproprement ion siiuxbourg, où font logés tous les Am-bassadeurs Chrétiens, excepté ceux d'Allemagne ,&Pologne & de Raguse, qui ont leurs maisons dans Con-stantinople. Je crois qu'autrefois Galata n’avoir poi ntd’autre nom, & les Grecs en voulant, passer de Con-stantinople en cette petite ville , diíoienc nxípav. D 17Loir , p. óó.
Péra. Nom d’une petite ville de l’Inde de-làle Gang 0 -Péra. Elle est fur l;i côte occidentale de la Presq lll ‘ ede Malaca , à quarante lieues de la ville de ce nom >vers le nord. Péra est capitale d’un petit Roy aUUlCqui porte ion nom, & qui dépend du Roi de Si® 11 'MATY.
PERAGER. f. m. Terme de Coutumes. Vieux rnot>Voyage, pèlerinage. Iter , peregrinatio. C’étoit 111,0peine que les Juges imposoient autrefois à ceux Q 111avoient commis quelque crime; comme il paraît psBeaumanoir, C h. XLIII, Celui qui étoit condaitsssoces sortes de voyages, étoit infime, Sc incapable^ ot 'sice , à moins que le voyage nc fût converti en 3l ^ ei o”Le mot de pérager pour voyage, fe trouve û anScoutume de Liège, c. 14.
PERAGRATION. f. f. Terme de Com put, ou d’Astss^nomie. On appelle mois de péragration , ou mois P 0 ^riodique,lc tems que la lune est à parcourir touss^Zodiaque, 8c à revenir au méme point d’oìrclj 00tpartie. Ce tems est de 7 jours, 7 heures 8c 4}
C’est ce qu’on appelle mois de péragration. C 0 11 hvient du Latin peragratio , qui signifie faction st 0 .^-courir. La lune a un autre mois, qu’on appe
clique ou de conjonction, qui est de z9 jours Sc