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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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■c'cstle tems qu’elle est entre la conjonction avec le so-leil , jusqu’à ce qu’elle soit revenue à la même con-jonction. Le mois de péragration, dit l’Auteur des er-reurs populaires, est le rems que la lune emploie pourfaire ía révolution d’un point du Zodiaque, jusqu aion retour au même point.

PERAGU. s. m. C’est le nom d’un arbrisseau du Mala-bar. Sa racine infusée dans du petit lait acidule, oudu vin , est bonne dans la licnterie, la colique Sc lestranchées ; fa poudre répandue fur les pustules, les des-sèchent; le suc de ses feuilles, quand on en use inté-rieurement , tue les vers des intestins. Ray , Hisi. desPlantes.

PERAI. Nom de lieu. Peretum . Le Chateau de Perai ,dans le Maine. Peretum Cafiellum. V alois, No t. Gall.

PER^ARSIN, PER THESIN. Terme de Musique. Per ,est une préposition Latine , qui lìgnifi c par , pendant,arjìs Sc thejis , font deux mots Grecs, dont le pre-mier lignifie élévation-, Sc le second position. Per the-sin , veut dire , en battant, ou dans le premier temsde la mesure. Per arsin veut dire , en levant, ou dansle dernier tems de la mesure. On dit aussi qu’un chant,qu’un contre point, qu’une fugue, &c. sont per thesin ,quand les notes descendent de l’aiguau grave; Sc qu’ilsfont per arsin , quand au contraire les notes montentdu grave à l’aigu. Brossard.

PERASTO. Nom d’une petite ville de la Turquie , enEurope. Perafta. Elle est dans la Romaníc, fur la merde Marmora , à quinze lieues de Gallipoli, vers lenord. Maty.

PERC. Noyey Parc.

PERCATLES-MAURIS. f. f. plut. Toiles de cotonblanches, plus fines que grosses, qui viennent desIndes orientales, particulièrement de Pontichéry.

PERÇANT, ANTE. adj. Qui fait un trou, qui entre ,qui s'introduit dans un autre corps. Terebrans , per-forans. Les tarières, le vilebrequins, les forets, fontdes instrumens perçans.

îsit Ce mot a d’autres acceptions, selon les circonstan-ces où il est employé, Sc signifie aigu , vif, violent,& pénétrant. Acer , acutus , arduus. Un froid, unvent perçant , qui pénétre. Penetrabile frigus. Descris perçans , tres-aigus. Une voix perçante , claire &aiguë, dont les sons frappent vivement l’oreille. Desyeux perçans , vifs & brillans.

CL? Au figuré, esprit perçant , qui voit les choses autravers des voiles dont on les couvre. Acer, acu-tus. L’efprit pénétrant est celui qui les approfondit.Le premier tient de la force de la lumière & ducoup d’œil. Lc second., de la force de 1 attention & dela réflexion. Il est difficile de cacher la vérité à un es-prit perçant ; il ne se laisse pas tromper.

A? PERCE j en PERCE. Manière de parler adverbialedont on fe sert en parlant des pièces de vin, ou d'au-kre liqueur, où l’on fait une ouverture pour en tirerla liqueur. Mettre du vin, une pièce de vin en perce.

Perce. f. f.Terme de Lutherie. Outil composé d’unetige d’acier avec une mèche , emmenché par l’autrebout dans une poignée, pour perforer les chalumeaux.11 y a une perce-z -main , qui ne diffère de celle-ciqu’en ce que fa tige & fa mèche font plus petites ,dont les Facteurs de musettes fe fervent pour percerles trous qui forment les distérens tons de cet instru-ment.

ERCE-BOIS. Espèce d’abeilles. Noyer Menuisières.bRCE-BOSSE. f. f. Cest le nom d une plante qui s’ap-. pelle autrement Corneille. Noyer ce mot.ERCE-CHAUSSÉE. f. m. Sorte d’infecte qui est à peu-ples de la couleur & de la grosseur d’un hanneton, ScR ui perce quelquefois une chaussée de part en part.z/e 1 ERCÉE. Infula perforata. Cest une petite île dugolre de Canada. Elle est à l’embouchurc de la rivièrede ce nom, prés les côtes de l’Acadie. Maty.ERCEFEUILLE. f. f. Plante qui poulie une tige à la hau-teur d’un pied & demi, ou de deux pieds, grêle, ron-de , liste, nonce. Ses feuilles font simples, rangées alternativement le long de la tige, un peu longues^ étroites, nerveuses; celles d’en-bas font quelque-Tome FL

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fois ovales, & beaucoup plus larges que les autres.Ses sieurs íont en parasol, de couleur jaune; chacuned’elies est composée de plusieurs feuilles difpotees eavoie. Lo-íquc la sieur est passée, il lui succède uufruit composé de deux graines oblongues, arrondiesfur le dos, cannelées. La racine est perire , ridée,verdâtre, d’un goût acre de même que la semence.En Latin buplevrum folio subrotundo , (ive vulgatìsiï-i . C. Bauh. (sis Cette espèce est la perce-feùïlle

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mum.

vivace, vulgairement appelée oreille de lièvre. L’au-tre espèce est annuelle. Buplevrum perfoliatum, ro-tundifolíum , annuum. Elle ne diffère de l’autre queparce qu’elle est annuelle. Noyeç PerfoliatA.

PERCE-FORÈT. s. m. Terme donc on fe sert dans le sty-le familiey, en parlant d’un Chasseur déterminé. Cestun perce-forêt, un vrai pcrce-forêt.

CssTPERCEINTE ,ou PRÉCINTE. f.s. Terme de Ma-rine. Ce font des rebords, cordons ou pièces de bois,qui regnent en dehors, le long Ap bordage d’un na-vire, & qui servent à la liaison* nes tillacs. Procinc-ta. On le dit particulièrement de trois cordons les plusproches de la quille.

PERCE-LETTRE. f. m. Perit fer pointu qui fair partiede la garniture d’un étui & d’une ccritoive , qui fer-voit à percer des lettres pour les cacheter. Scalpellusepistolaris.

AT On perçoit les lettres, pour y passer un petit cor-don de foie , fur les extrémités duquel on metroit lacire & le cachet. On fe sert peu aujourd’hui du perce-lertres.

PERCEMENT, f. m. Terme d’Architecture , qui fe ditde toute ouverture Faite après coup, pour la baie d’ir-ne porte, ou d’une croisée, ou pour quelque autre su-jet. Perforatio , apertio. Daviler.

ísiT PERCEMENT. Terme usité dans l’exploitation desMines. C est un chemin pratiqué au pied d’une^mon-tagne, Sc qui va en pente dans son intérieur, pourdonner pastage aux eaux qui incommodent les ou-vriers qui travaillent à une mine, lorfqu’elles font si.abondantes que les pompes ordinaires ne peuvent passuffire à les épuiser.

Percement. Gratian du Pont emploie ce mot en ses Con-troverses du sexe masculin & féminin ; mais je ne lai,dit Borcl ,ce qu’il entend.

PERCENEIGE. f. f. Sorte de plante que M. Tournefortappelle Narciffoleucoïum. Il y en a plusieurs espèces.La perceneige ordinaire pousse trois ou quatre, ou cinqfeuilles semblables à celles du poireau , vertes , listés,luisantes. Il s’élève d entre elles une tige à la hauteurde plus d’un demi-pied, qui porte ordinairement unefeule sieur j quelquefois deux rarement trois. Cettesieur est à iix feuilles disposées en cloche , panchées ,de couleur blanche , ayant une tache verdâtre par de-hors , d’une odeur qui n’est point désagréable. Lors-qu’eiie est pasîée, il lui succède un fruit relevé de troiscoins, divisé intérieurement en trois loges rempliesde semences presque rondes, dures, jaunâtres. Sa ra-cine est bulbeuse, composée de plusieurs tuniquesblanches, & garnie en dessous de fibres blanchâtres.En Latin narcij]oleucouitn vulgare. Tournefort.

iCPPERCE-OREILLE. f. m. Perit insecte fait en forme

de ver, qui se change en nymphe, & q u 011 VOIt en "suite avec les ailes étendues. Forficula auricularia.L’extrémité du ventre est armée de deux pinces,cequi lui a fait donner en Latin, le nom St forficula.On lui a donné le nom de perce-orûlh , ou d oreillon ,parce qu’on croit que cet infecte cherche a s intro-duire dans les oreilles. C’est une erreur populaire, decroire qu’il peur s’introduire dans les oreilles N pe-netrer dans le cerveau.

PFHGF-PTFRRE. Noyer Passe-Pierre.

P e r c e-Pi £ R R& 5 ni. Poiílon de mer, lisse & f ansécailles, ainsi #pdé parce qu’st vit dans des trousde rochers. Alauda non cristata. Sa tête est petite Scrondelles yeux Sc la bouche petits, lî a deux nageoiresde chaque côté près des ouïes, une fur le dos, qui s’é-tend presque depuis la tete jusqu’à la queue, Scune autre auprès de Panus. Sa chair est de mauvaisgoût.

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