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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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i cuucation à quelqu’un , quii lui a servi de pere.

PtREjie dit aussi de ceux qui ont excellé en quelque icien-cc. Homère a été appelé le Pere de la Poèfie : Cicé-ron, le Pere de F Eloquence : Apollon , le Pere des vers.Et parmi les faulìes Divinités on disoit le bon PereBacchus, le Pere Denis. Les Afriquains appellent leNil , le Pere des eaux. „

'fJCF En Poe'sie , le Soleil est le pere du jour.

Enffyle d’Ecriture , le Diable est le pere du mensonge.

Per es , leditauíli de nos aïeux , de nos predeceheurs.Majores. Les Peres Albains à Rome. ( ;n vivoit ainii dutems de nos peres. Il faut luivre l’exemple de nós pe-res 3 déférer aux traditions de nos peres.

Pere , se dit aussi des animaux & des arbres. On ne mangeque les pigeoneaux, les peres 3 les vieux font trop duis.Le marronier du Temple à Paris est le pere de tousceux qui font aux Tuileries.

Pere , se dit proverbialement en ces phrases. Je l ai bienrenvoyé chez son pere grand ; pour dire , je lai bienrabroué. Acerbe à se rejicere. On dit dun vieillard ri-che & avare , que c’est le pere aux écus. Cn dit par■exagération, quand ce seroit pour mon pere 3 monpropre pere 3 je ne le ferois pas. On dit aussi de ce qui estplus gros qu’à l’ordinaire , que c’est le pere aux autres.Lorsqu’un fils est aussi méchant que son pere 3 on dit,Tel pere 3 tel fils. On dit, est bien pere qui nourrit. Ondit d’un homme qui en veut enseigner quelqu’un plushabile que lui , qu’il veut apprendre à ton pere à fairedes enfans.

Saint Pere , fie dit en quelques endroits, §5 dans quel-ques circonstances pour Saint Pierre. Ainfi on dit,l’Abbaye de Saint Pere de Melun ; l’Abbaye de SaintPere de Chartres.

PERÉ. f. m. Cidre fait de poires. Py ratium. C’est en ter-mes populaires. Le mot est Poiré.

PERÉASLAW. Nom d une petite ville de laBasse-Volhy-nie , en Pologne. Pereajlavia. Elle est fur la rivière deTrubiecz, environ à quatorze lieues de Kiovie, versle midi oriental. Peréasaw est assez bien peuplé &fortifié : U appartient aux Moscovites. Maty.

PÉRÉCOP, PRÉCOP, ou PRÉCOR. Nom dune villede la petite Tartarie. Pr&copìa 3 Pr&copiana villa 3anciennement Taphra 3 Taphros. Elle est située furl’isthme , qui joint la presqu’île de la Crimée avec laTartarie de Nogais, à vingt-deux lieues de la ville deBaciésaray. Elle est petite, mais défendue par une bon-ne citadelle. Maty.

Pérecop , ou Precop , ope. f. m. & f. Nom d’un peupleTartare. Pr&cops. Les Précops ont deux grands dé-fauts; ils font hardis menteurs & extrêmement inté-ressés. Le contingent des Tartares Précops en tems dede guerre est de 20 ou 30 mille hommes.

PÉRÉCZAZ. Petite ville de la Haute-Hongrie, à troislieues de Dobonka & de Mongâts , du côté du íud.Peregia 3 Perigia. Elle est capitale du Comté de Péréc-TT, qui est entre ceux d’Unghar, d’Ugog, de Mara-marus, ôc les Monts Krapacks. La forterelîè de Mon-gâts y est renfermée. Maty.

PÉREE. Voye? Iturée.

PEREGRIN. 1 . m. Vieux mot, qui signifient autrefoisétranger 3 pèlerin. Extraneus 3 peregrinus. Qn ne leditplus qu’en Fauconnerie , où l’on appelle un Fauconpérégrin 3 ou pèlerin 3 un Faucon de passage.

Peregrin. f. m. Surnom d’homme. .11 signifie Pèlerin ,étranger ; 8 c c’est de-là que pèlerin nom appellatis, &Pellegrin nom propre de famille se font faits. Peregri-nus. Saint Nicolas Pérégrin etoit Grec né dans l’Atti-que , en un village près de Sterion , Monastère fameuxde Saint Luc le Jeune. Il fut d abord Berger , puis Soli-taire íur une montagne de ion pays; ensuite il vint àNaupacte ou Lépante,oìi un Moine nomme Barthéle-mi se joignit à lui. Ils passèrent en Italie. Saint NicolasPérégrui y mourut a Trani, l’an 1094, le z e jour deJuin. Cinq ans après en 1099 Saint Nicolas Pérégrinfut canonisé dans un Concile tenu à Rome. La grandedévotion de Saint Nicolas Pérégrin fut de chanter touthaut & partout Kyrie, eleyfon. Il y a de l’apparencequ on lui donna le surnom de Peregrinus en Italie,parce qu’il étoit étranger, qu’il étoit venu d’un autre

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pays. On croit qu’un autre Saint Pérégrin 3 que d au-tres appellent Pèlerin , vint apporter la lumière del’Evangile au peuple de la ville d’Auxerre dans le temsque les Gaules furent troublés par les courses des Bar-bares de de-la le Rhin , & par la persécution des Em-pereurs Payens. Ce tems s’accorde allez bien avec celuides Empereurs Dioctétien ou Maximien , ou mem cavec celui de Valérien & de Galien , auquel vivoitPape Saint Sixte II du nom, de qui notre Saint reçutfa Million : selon qu’il est marqué dans ses actes. Bal-let. Foye% le P. Henschénius ,Acla Sancl.

T. III 3 p. j dr.

Peregrin le Cynique , chassé pour ses crimes de Panumdans la Troade , qui étoit fa patrie, vint en Palestine,& fe fit Chrétien ; mais les Chrétiens qui l’estimoientpl’ayant abondonné parce qu’il mangea des viandes dé-fendues ; & fe voyant vieux & méprisé, ils’avisadejerendre illustre par une mort extraordinaire, & se u ru aà l’alsemblée des Jeux Olympiques.

PÉRÉGRIN AIRE. f. m. On a donné autrefois ce noWdans les Monastères , à celui des Moines, quichargé du foin de recevoir les hôtes. Peregrinaris ,

PÉRÉGRINATION. 1 . f. Voyage fait en pays éloig neS 'Peregrinationes longinqua. Après de longues peressnations par tout l’Orient. Ce mot est vieux, & onmaintenant pèlerinage , mais il fe renferme dans j eSvoyages de dévotion. Messieurs de l’Académie ne f'voient point mis dans leur Dictionnaire : mais il n’®'volt pas été rejette tout d une voix. Quelques-uns sodÇtenoient qu’on peut dire, entreprendre de longues/**'régrinations ; & que ce mot est nécessaire, parce q uíle mot de pèlerinage est consacré aux voyages de dc v °'don. Ainsi les avis étant partagés l’on peut s’en ser vlCquelquefois. Il est dans sédition de 1740, com® 1 ®vieux mot.

PÉRÉGRINE. adj. f. On ne sauroit mieux s’éclaircir “ £ce que c’est que la Communion pérégrine , que dans 1 ®Dissertation que le Jurisconsulte Marc-Antoine R 0 "minicy en publia en 1643. C’est dans le troisième C®'non du Concile de Riez qu’il est parlé pour la p re 'mière fois de la Communion pérégrine. C’est, selon M'Dominicy, une dégradation des Clercs, par laquelleles réduit à un ordre inférieur ; en forte qu’Arment. rius, dont il est parlé dans le Concile de Riez, futréén* 1à la Communion péregrinejorfquil fut dégradé de f°jf-Evêché d’Embrun, & qu’on lui permit seulement de* Sretirer dans quelque Eglise, où l’on voudroit charisblemcnt le souffrir, pour y confirmer seulementNéophytes, & offrir devant les Prêtres, & fans pouvojffaire aucune fonction Episcopale, que dans ladite Egj**où il a été reçu par charité. Quelques-uns disent qnappelle cet état, Communion pérégrine 3 parce qn e _étoit étrangère à l’ordre de celui qui y étoit réduit. D alítres disent que cette Communion s’appeloir Pérégfj?' e >parce qu’elle étoit attachée & assignée à une Egli* e ®campagne. Dautres disent qu’on la nommoit ain* 1 *parce qu’elle avoit rapport à sa pratique des Romainsqui mettoient au nombre des Etrangers, ceux quiP 0 ^.quelque crime perdoientle droit de Bourgeoisie- En 1 *M. Dominicy, après le P. Pétau, prétend qu’on l’aPP^loit ainsi, parce qu’elle réduisoit ceux qui étoíent a** 1dégradés au même état des Clercs étrangers,qui aVO i C '. cbien des Lettres formées ; mais qui ne pouvoient fa*de fonctions Ecclésiastiques, jusqu’à ce que leurs I etres eussent été examinées par le Synode, ou l’Evfst ^du lieu. Par le second Canon du Concile d’Agde, ** e /dit que les Clercs rébelles réduits à la communionsrégrine , peuvent ctre rétablis. . r

PÉRÉGRINITÉ. f. f. Air étranger, manières qui cltent 1 etranger. Du Latin Peregrinitas. M. D es j ades , qui s’en est servi dans l’exemple suivant, a cúprécaution de le mettre en Italique. Faut-il que 1 V r ^pérégrinité nous plaise si fort, que nous perdions ce ^qui nous est naturel? V Art de ne point s ennuys ffv „ cCe mot se trouve dans Cotgrave. issP II n’est ®qu’en Jurisprudence, pour lignifier letat de r c , l - l( é 3est étranger dans un pays. Ainsi le vice de sésé 1 ' 1 cUest surcapacité qui résulte de la qualité d’e csaVoye% Aubain.