PER
PÉRÉGRINOMANIE. í. f. La Pérégrìnomanie 3 ou ma-ladie de voyager, est familière aux Allemands. GuiPatin , Font. I. lett. / o 6 3 p. 273. Je fuis guéri de laPérégrinomanie & de la Philargyrie, ou plutôt, je n enai jamais été malade. Lett . / 00, à lasin 3 p. 273. c’est-à-dire, je n aime plus , 011 plutôt, je n ai jamais aiméles voyages ni 1 argent. Ce fout deux mots factices ,qustl est bon d’expliqucr à ceux qui if entendent pas leGrec, ni le Latin. Patin en emploie aísez souvent desemblables ; & comme fes lettres font fort connues,de courtes notes pour l’explication de ces lottes demots , n’auroient pas été inutiles dans les disterenteséditions qui ont paru.
PÉRÉLADE. Nom d’1111 bourg de la Catalogne, en Es-pagne. Petralata. Il est fur le petit Lobrégat, environà trois lieues de Roses, vers le couchant íeptentrional.Maty.
PÉRELLE. f. f. Voyei Perreixe.
PÉREMPTION, f. f. Terme de Palais. Fin de non-rece-voir j ou espèce de prescription qui détruit Sc annulleles procédures d une instance, quand on a été troisans fans la poursuivre. Causa eremodicium. Une de-mande, quand il y a eu péremption d’instance, n’inter-rompt point la prescription ; ensorte que cette instanceintentée & périe par la discontinuation de trois ans,ne proroge point Faction, & n arrête point le cours dela prescription. Elle est coníidérée comme, non ave-nue. Cela s’obferve à Paris, à Rouen , à Rennes, àAix, à Dijon ; mais non pas à Toulouse , Sc à Greno-ble. Foye y rOrdonnance de Rouffillon de l'an 1 y 6 3. Enfait de crime la péremption a lieu. Lorsqisune des Par-ties , ou le Rapporteur, ou un des Procureurs est mortpendant les trois ans., cela fait celscr la péremption.
Anciennement, selon le Droit François, toute in-stance étoit périe de plein droit, st les Parties avoientcessé de poursuivre pendant un an : mais on ne refu-foit point de lettres à la Chancellerie contre cette pé-remption j & ce n’est que depuis qu elle a été prorogéeà trois années, qu’on n’en accorde plus. Ordonnancede 1 s39 j article XX. Celle d'Henri II 3 à Fontaine-bleau au mois de Février 1 s 49 • Enfin, on fuit pré-sentement l’Ordonnancedu mois de Janvier iy6; ,fous les limitations Sc modifications que la Jurispru-dence des Arrêts y a apportées. L’article XV e de cetteOrdonnance proroge la péremption à trois annees ; Scl’article CXX e déclare, qu il ne fera dorejnavant bail-lées aucunes lettres de reliévement , de désertion , nede péremption d’instance , pour quelque cause & ma-tière que ce soit , & s elles étoient baillées 3 il es dé-fendu d’y avoir aucun égard.
Il n’y a que le Roi qui ne soit point sujet à la pé-remption ; l’Eglise a la même faveur, quand il s’agit dufonds des héritages , & non pas des fruits ou jouissan-ces , qui ne regardent que l’intérctdu Bénéficier. Pourtous les autres, les seules excuses font la mort du Rap-porteur , d’une Partie, ou du Procureur, arrivée dansles trois ans -, & le mariage d’une fille ou d une veuve.
On fait grande différence entre la péremption de l’ap-pel, Sc la péremption de Einstance ; & c’est en celaque l’article CXX e de l’Ordonnance de 1 y 6 3 , n ’estpas entièrement suivi. En effet l’appel ne dure que troismois au Parlement, Sc 40 jours à la Cour des Aides,après lesquels 011 le peut faire déclarer deíert, Sc cettedésertion est proprement la péremption de l’appel, quidevroit, selon l’esprit de l’Ordonnance , emporter lapéremption de l’instance : cependant la Cour a jugéqu’çncore qu’un appel eût été déclaré désert, on nelaisse pas, en convertissant la désertion en anticipa-tion, de recevoir encore l’Appelant à proposer fesmoyens en refondant les dépens. Arrêt du Jeudi 14 Sep-tembre 167 3 ; rapporté au Journal du Palais, P. //_,3 - Au lieu que Einstance d’appel périt par troisans , lans que 1 Appelant soit recevable à en interjet-ter un second, ni à intenter une nouvelle action, parcequ encore qu elle ne loir point prescrite, on estimequ il a renonce a Ion appel, pour s’en tenir à la sen-tence. Tout ce qui procède du fait de la Cour, empê-che la péremption. Dict. de Droit. F
Péremption vient du mot Latin peremptum , qui si-Tome FL
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gnifie ce qui est péri, & c’est en effet l’anéantiffementde la caulè ou du procès. Dict. de Droit.
Íf-P PÉREMPTOIRE, adj. de t. g. Terme de Palais quile dit des moyens , des défeníes qui consistent dans lafeule allégation de la péremption. Peremptorius. Enstyle de Palais. Moyen exception , péremptoire. Il ya des exceptions dilatoires , & d’aurres peremptoires.
sfT Ce mot a été transporté dans le style dogmatiquepour lignifier décilif, qui tranche toute difficulté. Rai-son péremptoire, réponle péremptoire , contre laquelleil n y a rien à alléguer , rien à répliquer. Cela est pé-remptoire.
Péremptoire, f. m. Terme de Palais. Délai. Dilatio 3prolatatio. Criées Sc peremptoires. Coût. de Bourbon 3art. 14s 3 & d’Auvergne. Les criées íontdes procla-mations solennelles, qui doivent être faites avant qu’unhéritage saisi puisse être adjugé par décret. Les pérem-ptoires sont les délais qui doivent être joints à cha-cune des criées, après qu elle a été faite. De Laurier e ,Glojf. Les péremptoires íont de quinze jours suivant laCoutume du Bourbonnois.
PÉREMPTOIREMENT, adv. D’une manière décisiveSc péremptoire. Decisè 3 pracisè 3 peremptorie. En Coursouveraine il saur défendre à toutes fins péremptoire-ment. Cet Arrêt a jugé fur la prescription acquise pé-remptoirement j définitivement.
PÉREMPTORISER. Terme de Coutume. Donner lespéremptoires, ou délais nécessaires, après les criéesque l’on fait avant qu’un héritage saisi puisse être ad-jugé par décret. Prolatare 3 differre . Crier Sc pérem-torifer.
PÉRENGUE. Foye y Bizert.
IsX PERÉQUATEUR. i. m.Termed’Histoire Romaine.On appeloit P eraquatores , des Officiers institués fousConstantin pour la répartition égale des impôts fur les^campagnes.
PERER. v. n. Vieux mot. Paroître. Parere , apparere .Borel. Perent 3 pour paroissent. Gauvain.
PERESLAW. Nom d une ville de la Molcovie. Peresa—via. Elle est dans le Duché de Rostow, à la source dela petite rivière de Nerla, entre la ville de Moscow ,Sc celle de Jéroílaw. Maty.
PEREUIL. Bourg de France dans l’Angoumois, Electiond’Angoulême.
PEREY. Bourg de France , dans la Bourgogne , au Dio-cèse d’Autun. Il y a un Prieuré conventuel de l’Ordrede Saint Benoît.
fjCT PERFECTIBILITÉ, s. f. Terme Didactique. Pcrsec-tibilitas. Qualité de ce qui peut être perfectionné , quiest capable de perfection. On dira que M. Rousseau( dans ton Discours fur l’inégalité des conditions ) as-sure à l’homme ses principaux attributs, fa liberté &fa perfectibilité. Quelle liberté, quelle perfectibilité !une liberté dont celle des brutes est l’image, une per-fectibilité dont l’instinct est le guide Sc le modèle.Mém. de Trév.
tfT PERFECTION, f. f. du Latin, perfeere , achever,synonyme d’achevement. Perfectio , absolutio. Il fautau moins six mois pour porter ce bâtiment à fa per-se cho n. Dans ce sens il est peu usité.
Perfection, dans les ouvrages de la Nature & del’Art. Beauté qui naît du dellein Sc de la constructionde l’ouvrage. Elle consiste dans rassortiment & dansl'accord des pièces dont une chose est composte , quiconcourent toutes au but qu’on s’est propose. Elle ex-clut tout défaut. Chaque pièce d’une montre a la per-fection qui lui est propre: la convenance , 1 accord,la proportion , le jeu de toutes ces pieces combineesles unes avec les autres, font h perfection de la mon-tre Tout le inonde tend, aspire à la perfection , oncnapproche quelquefois, rarement on y atteint, on.y arrive.
eff Dans les choses spirituelles & morales ce mot sc ditégalement de la qualité de ce qui est parfait, qui estfans défaut, qui a tout ce qu il faut pour etre accom-pli dans son genre. On dit qu’un ouvrage est porté à faperfection 3 qu il est encore bien éloigné de la perfec-tion. Rien n’empêche tant Rapprocher de la perfec-tion que de croire savoir trouvée. Le C», de M. Dans
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