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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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posces chacune de cinq feuilles disposées en rôles.Chaque Heur lui vie d’un fruit composé de deux grai-nes oblongues, arrondies íur le dos, cannelées, noi-râtres. La racine est blanche , simple , ligneuse. M.Tournefort l’appelle Bupleurumperfoliatum rotundifo-lium annuum. Les feuilles de la Persollata appliquéesextérieurement font propres pour les plaies, pour les .fractures &r pour les hernies. On en fait prendre ladécoction à ceux qui íont tombés d’un lieu élevé.

PERFOLIÉ.Terme de Botanique. On appelle feuillesperjoliees , folia persollata , ceîles qui íont traverséesdans leur diíquepar une branche ou un peduncule,lans qu’elles (oient attachées par leurs bords. Ainsi ellessont enfilées. Duhamel.

PERFORANT, adj. m. & f. Terme d’Anatomie. Le per-forant j communément le profond. C’est le nom quel’on donne à un des muscles des doigts. C’est un muí-cle, qui en général est à peu-près semblable au su-blime , òc dont la situation est preíque la même , ex-cepté qu’il est placé plus profondément, & couvert dusublime. Il est compoíé de quatre muscles, qui d’abordparodient ne faire qu’une malle , & qui se terminentde même par quatre tendons. Perforans mania. Voyc%le Dict. de James.

sp' ïj y a aussi un perforant du pied, appelé auffi profonds& a caule de Ion action, siéchilleur de la troisièmephi!ange des doigts du pied, ou grand siéchilleur.

PERFORATION. 1. f. Action de percer quelquechoie. Ac. Fr.

PERFORE, adj. m. & si Le per/ôre, communément lesublime. C’est un muscle d’un volume considérable ,situé le long de la partie interne de lavant bras, char-nu pour la plus grande partie vers le pli du bras, 6eterminé vers le poignet par quatre extrémités séparées,8c par autant de tendons longs & grêles. On lui adonné le nom de sublime , parce qu’il est comme à lasurface de l’avant-bras, & celui de perforatus on Latin,parce que son tendon a une fente particulière vers sonson extrémité pour laiífcr passer le perforant. !l est com-posé pour lordinaire de quatre muscles, Fort unis en-semble par leurs portions charnues, qui ne représen-tent qu’un gros corps de muscles. Voyc% le Dict. deJAMES.

fjEL II y a aulsi le perforé du pied, qu’on appelle aulsi flé-chisseur du pied , 8c sublime , situé íous la plante dupied.

PERGA. Nom d’un bourg, avec une bonne citadelle.Perga , anciennement Térone. Il est fur la côte de l’E-pire, vis-à-vis de l’ile de Corfou, à quatorze lieuesdc Prévéza, du côtédu nord. Perga appartient aux Vé-nitiens. Maty.

PERGAMAR , ou BERGAMO. Noms propres d’unepetite ville Episcopale , suffragante d’Andrinople. Per-gamum. Elle est dans la Remanie , íur la petite rivièrede Bracz , à dix neuf lieues d’Andrinople , vers le cou-chant méridional. Maty.

PERGAME. Nom dlm lieu. Pergamus , Pergamum ,Pergama. C’étoit autrefois une ville Archiépflcopale^& très-conhdérable. Elle fut capitale du Royaumed’Attalus & dc lés successeurs, dont le dernier institua{e peuple Romain son héritier. Elle donna la naissanceà Galien, un des plus célèbres Médecins de l’Antiquité ;

parchemin y fut invente, & en prit son nom. Elle estaujourd’hui à demi ruinée, habitée environ par troisnaillc Turcs, & par douze ou quinze familles dc Chré-tiens fort misérables, selon la menace que JÉsus-Christ lui fit. Apoc. II. Elle est située dan’s la Natoliepropre , fur le Girmasti, à six lieues de son embou-c ìure, & à quinze de la ville de Smyrne, vers le nord.Rgame. C etoit le nom de la citadelle de Troye , quiprend^ír' 2 311 ^ eu P^ us élevé de la ville. VirgilePERg'asp r^ 0 ' ln ? nt Ce nom pour Troye. Pergamum.selnn i V ’ ^ ^ unc des Démarchies, ou IntendancesPers as tuf Puys de l’Attique étoit distribué

PFRGF mn,! * c trouvoit dans la Tribu Érechthéïde.

p j 1 1, V d’une ville presque ruinée. Perga,■ avrsíVír. J. c í 0it , ancien nemcnt de la Pamphilic,&1 L d Archevêché. Elle est maintenant dans laaiamame, en Natolie, à quatre ou cinq lieues dc Sa-

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talie , ou le Siège Archiépiscopal a été transféré. Maty.

PERGÉE. adj. f.Terme de Mythologie. Surnom de Diane,pris d’une ville de Pamphilic, où cette Décile étoithonorée. La Diane Pergée étoit représentée tenantune pique de la main gauche, 8c une couronne de ladroite ; à ses pieds est un chien , qui tourne la tête verselle, & qui la regarde, comme pour lui demandercette couronne qu’il a méritée par les íervices.

PERGELL,oii PREGELL. Pregellia. Grande vallée quis’étcnd d’orient en occident, 8c fait la septième com-munauté de la Ligue de la Caddée, au pays des Grisons.

PERGIE. Voye% Pargie. C’est la même chose.

PERGOIS, OISE. 1. m. 8c f. C’étoit autrefois un hommedu pays du Peiche. Borel. Aujourd’hui il faut direPercheron. P crticenss.

Perçois. adj.On dit couteau Pergois, pour Pragais. Pra-genss. Busbéque , dans ses Epîtres, dit Cubitum cul-tello ( quod genus nos Pragenses vocamus ) transsxumhabebat. Huet.

PERGOLA. Nom d’un bourg de 1’Etat de 1’Eglisc enItalie. Pergula, ll est fur une petite rivière dans le Du-ché d’Urbin , à six lieues de la ville de ce nom , versl’orient méridional. Quelques Géographes prennentPergola pour l’ancienne ville de Peritia , ou Perufiayque Ptoloméea placée dans l’Ombrie. Maty.

Pergola , étoit encore autrefois une petite ville ; main-tenant ce n’est qu’un village de 1 île de Naxie dans 1 Ar-chipel. Pergula , anciennement Strongyle. On voitprès de Pergola les ruines d’un ancien Temple de Bac-chus. Maty.

PERGOLÈSE. f. m. Sorte de raisin , ainsi nommé ap-paremment parce qu’il a été apporté de Pergola. Per-gulanus racemus , pergula navitis. Par le' moyen desmurs bien exposés , on procure autant de chaleur qu’iien faut aux passe-mufquées, aux pergolèses , &c. LaQuintinie. L^pergolèje , la passe-muíquée, & tousles autres principaux raisins, mûrissent même en pleinair dans l Italie. Il n eirest pas de même dans nos Pro-vinces. Idem.

PERGOUTE. 1. f. Sorte de fleur blanche, qui a quelquechose de la marguerite. Une jolie pergouie.

PERGUBRIOS. s. m. Terme de Mythologie. Nom d’unDieu des anciens Prussiens & Lithuaniens. Pergubrios.Ce Dieu, dans leurs idées, prélìdoit aux fruits de laterre. Hartíhoch, dans fa seconde Dissertation de Fes-tis , vet. Prujfior. dit que ces Peuples célébraient unefête à l’honnenr de ce Dieu le 11 e de Mars ; qu’ils s’as-sembloient peur cela ; qu’ils faisoient venir un ou deuxtonneaux de bière ; que le Prêtre chantoit des hymnesà la louange de Pergubrios ; qu’ensuiteil remplilíoitune taílè de bière, la preno.it avec les dents pour laboire, l’avaloi'ten la tenant ainíi,puis lajettoitpàr-dellus la tête, fans savoir touché des mains. Us recom-mençoit plusieurs fois cet exercice à 1 honneur des au-tres Dieux qu’il invoquoit ainsi, pour en obtenir unebonne année & une abondante récolte. Tous les alsil-tans fuioient le même manège en chantant les louan-ges AcPergubrioSj 8c paísioient la journée en réjouissan-ce & en festins.

;RI. í. m. Terme de Relation. C est le nom que les Per-sans donnent à une espèce de créatures, qui ne Iontni hommes, ni anges , ni diables, que les Arabes ap-pellent Ginn ,8c nous, Lutins, Espnts-fo ets. Larva.Les Péris font dans les anciens Romans de Perse, ceque nous appelons dans les nôtres les Fees, 8c habitentuns pays particulier que les Orientaux nomment Gin-nistan, & nous, le pays des Fees, aFcene Quelques-uns ont cru que les Péris «oient les femelles des Dr-ves. Caries Persans appellent Divcs, ce que les Arabesnomment Ginn , qui sont les esprits, les gemes & lesgéants & quelquefois lueme les démons. Maïs il estcertain pat tous les anciens Romans Períans & Turcs,qu’iÌ y a des mâles parmi les Péris , aulsi-bicn quedes femelles. Selon la Mythologie des Orientaux, lesPéris ne font point de mal, & 1 111 passeur en beautétoutes les autres créatures de leur espèce. Les Divesmâles sont méchans & fort laids, & font ordinaire-ment la guerre aux Péris. Voye\ d’Herëelot, dansfa Bibliothèque Orientale.