Band 
Tome sixieme. [MIT - PRO.]
Seite
680
JPEG-Download
 

68- PER

cadéraic , comme avoir fait Platon ; 8c l’autre, les Pé-ripatéticiens. Ceux-ci íuivirent Aristote. On les nom-ma ainíï, parce qu’ils dispuroient dans le Lycée, ense promenant. Diogène L aërce rapporte aussi à cela,sorigine des Péripatéticiens. Ammonius la tire dePlaton même , qui n’eníeignoit qu’en sc promenant,Sc dit que les Disciples d’Aristote & ceux de Xeno-crates furent également appelés Péripatéticiens ■ lesuns Péripatéticiens de l’Académie, Sc les autres Pé-ripatéticiens du Lycée ; qu’ensuite les premiers quit-tèrent le nom de Péripatéticiens , Sc prirent celuid’Académiciens du lieu où ils s’assembloicnt ; & queles autres quittant le nom du lieu où ils s’aflembloient,ne retinrent que celui de Péripatéticiens tout court.Voye £ les Auteurs cités ci-dellìis, Sc Vossius, deSecl. Philofoph. c. / 7 .

£ssf Depuis le X1L siècle , on a appellé Péripatéticiens ,les Philosophes qui íuivoienr la méthode que l’Univcrsité de Paris, introduisit alors dans les Ecoles, &qui de là le répandit dans toute 1 Europe. Le fondsde cette méthode ou l hiloíophie ,,ctoit tiré d'Aní-tote , souvent mal entendu ou mal -appliqué , peut-être trop vanté par les Anciens ; mais certainementtrop méprisé par les Modernes ; & Ce st ce qui a faitdonner à ceux qui Pont suivie, le nom de Péripa-téticiens.

Ce mot est Grec , & vient de 7 «p/ween'w , me

promène.

fpT Ce mot est aussi adjectif. Philosophe péripatéticien.Philosophie péripatéticienne. Vjye% Partiale suivant.

IJCrPÉRlPATËTISME. 1. m. Doctrine des Péripatéti-ciens , philosophie des Disciples d’Aristote. Le péri-patétifme est insoutenable en Physique, surtout lors-qu’on adopte toutes les folies que les Arabes ontmises fur le compte d’Aristote. Il y a des Neuto-niens qui n’ont pas honte de soutenir que la pesan-teur est une propriété inhérente à la matière ; ce quis’accorde avec le sentiment d’Aristote & de ses Com-mentateurs , sentiment que l’on ne croyois pas devoir jamais renaître après l’extinction du Péripaté-tisme. Observ.furies Ecrits modernes , Tome XXIX.j). 342.

PERIPETIE, f. f. C’est la dernière partie des pièces Dra-matiques où se sait le changement de faction, & oùtoute la pièce aboutit. Peripetia , Jubita faclaqueex improvijo agnitio. C’est une eípcce de dénouement,surtout dans les Tragiques , & comme la catastrophe,où il y a d’ordinaire quelqu’événement sanglant, oufuneste. Ainsi la péripétie est le changement inopinéde fortune qui arrive au principaux personnages,soit heureux ou malheureux. Quelquefois la péripétiearrive par la reconnoi(lance des personnes qui jus-ques-là avoient été inconnues; comme dans l’GEdi-pe , où Jocaste se trouve la femme d’Œdipe son fils,qu’elle ne connoilfoit point. Quelquefois aussi lapéripétie fe fait lans reconnoi (Pan ce. Si le dénoue-ment sc fait (ans reconnoiíîance & fans péripétie , alorsc’est simplement un passage du trouble & de faction,à la tranquillité & au repos. Le P. le B. Aristote ap-pelle péripétie simple , celle qui fe fait par un seulchangement ,&péripétie double celle qui se fait par unchangement double. Les péripéties les moins attendues& les plus surprenantes , (ont les plus belles, pourvuqu’elles soient ou nécessaires, ou vrai-semblables.Dac.

PÉRIPHAS. f. m. Roi d’Athènes, regna, dit-on, avantCécrops, Sc mérita par ses belles actions & par lesbienfaits dont il combla ses Sujets, d etre honoré deson vivant même , comme un Dieu j sous le nom deJupiter Conservateur.

PÉRIPHÉRIE, s. f. Terme de Géométrie, dont quelques-uns fe fervent pour exprimer la circonférence , ou letour d’un cercle , dune ellipse , dune parabole , & au-tres figures curvilignes. Ambitus conceptum. Les Arti-sans disent le pourtour.

PÉRIPHÈ 1 E. (. m. Nom d’homme, ou de demi-Dieu.Periphetes. Periphète fut fils de Vulcain Sc d’Anticlie.On le nomme aullï Corinètes, parce qu’il portoic tou-jours une massue.

P E R

AèT PÉRIPHRASE, f. f. Circonlocution ; circuit de pa-roles , détour de mots dont on le sert pour exprimerce qu’on ne peut, ou ce qu’on ne doit pas dire en ter-mes propres. Periphrafis , circumlocutio. Les Orateursaffectent des périphrases pour éviter les discours com-muns. Il y a des occasions où la périphrase est d ungrand secours, Le l'on est obligé d’y recourir peur fairecomprendre les choses qu’il n’est pas à propos de nom-mer. Il est de la politesse de supprimer les noms j & deles désigner seulement. Ces tours d’exprellîons fontsurtout nécessaires aux Orateurs, parce que le style su-blime ne souffre point les citations ; il faut prendre undétour pour indiquer les Auteurs dont on empruntef autorité. La périphrase qui tourne à sentons d un motpropre pour le faire entendre,érend le discours,&le re-lève 3 pourvu qu’elle ne soit pas trop ensiée,- Sc qu’ellene soit pas répandue fans choix Sc fans mesure. Oratio-nis planior & dilucidior circuitio. Car en ce cas elle lan-guit. Boil.

tpT PÉRIPHRASER. v. n. parler par périphrases, user decirconlocution , de circuit de paroles, pour exprimesce qu’on pourroit dire en termes propres. Cet hom-me ne parle point comme les autres ; il ne dit riendans les termes propres ; il périphrase toujours. Uncircuitione , circuitu loquendi.

PERIPLE, f. m. Navigation autour dune mer, ou dequelques côtes. Periplus. Arrien a décrit toutes les cô-tes de la mer noire, après les avoir reconnues enqualité de Général de fEmpereur Adrien , à qui il cndédia la description sous le nom du Périple du Pont-Euxin. Tournefort. Le Périple d’Hannon, de Vfthéas.

PÉRIPLOCA. f. f. Plante qui a quelque rapport àl’apocin. Elle pousse des tiges sarmenteuses fort lon-gues , ligneuses, pliantes , nouées, rougeâtres, s’éle-vant & s’entortillant autour des arbres ou arbriílèaoïvoisins. Ses feuilles font opposées, oblongues, larges >pointues, veineuses. Ses Heurs viennent aux íommitesdes branches. Elles font coupées jusqu’à la base encinq parties, disposées en étoile, velues Lc purpuri-nes en haut, mais fans poil, Sc d’un jaune verdâtre enbas. Il succède à ces Heurs un fruit à deux graines unpeu courbées, plus grandes que celles de l’apocin. Elless’ouvrent en leur maturité, & laissent paroître unematière lanugineuse, sur laquelle sont couchées dessemences à aigrettes. Cette plante rend du lait quandon la rompt. Elle croît dans les bois. C’est un poisonpour les chiens, les loups, les renards, & autres ani-maux à quatre pieds. Periploca foliis oblongis. On estcompte douze espèces.

PÉRIPNEUMON1E. f. f. Terme de Médecine. C’estune inflammation du poumon avec fièvre aiguë, Sc dif-ficulté de respirer. Quand finflammation vient d unflegmon , on crache du sang tout pur. Quand elle enéréiipélateuse, le crachat est jaune, & n’est guère teinsde rouge. En celle-ci la poitrine n’est pas li ferree ,mais la fièvre est beaucoup plus ardente. La péripn eU 'monie est plus dangereuse que douloureuse.

|On distingue la péripneumonil en vraie Sc en faufle-

§3“ La vraie est finflammation de la substance même dUpoumon, avec (èchcrelse, chaleur Sc douleur.

|fT La péripneamonie fauflè tire ordinairement son ot 1ginedune humeur muqueuse ou pituite lente , don £toute la niaise du sang se trouve empreinte, Sc d lU . £ r}gorge insensiblement les vaifleaux sanguins,fur les bronches, Sc les ramifications des vaisseaux pu £monaires & bronchiques. ,

Ce mot est Grec; il vient de <mpì, autour, & e

’meufjiMv , poumon. —

PERIPTERE, f. m. Terme d’Architecture antique ^ripterium. Un périptère est un lieu environné de co 0nés, Sc qui a une aile tout autour. Car , ,& nI 5tproprement 1 ordre des colonnes qui est aux poftN j £j& aux côtés des Temples Sc autres édifices. Etpériptères étoient des Temples qui avoient desco ^nés des quatre côtés, & qui étoient disterens dutyle, & de l’amphiprostyle, en ce que fun ne» • ltque devant, & l’autre devant Sc derrière, Sc | caux côtés. Il faut voir les notes de M. Perrault »