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dit encore proverbialement en ces phrases. Faire le per-net, être fier comme un pernet ; pour dire, faire l’entcn-d J, faire le glorieux. Gloriari, arrogare /ibi plurimum ,efferre Je, Baronetum , ou Baronettum agere. Barons ,en termes de Roman, fe prenoit pour tous les Hommesnobles & Seigneurs de grande qualité. C’étoit par cenom collectis qu’on désignoit alors les Ducs, les Mar-.quis, &c. Suppl. au Glojs du Roman de la Rose.
Ce mot vient de Bernet, qui s’est dit pour Baro-net par corruption &c abréviation. Le B s est changé enP, comme en double de duplus, Boulanger de Polenta-rius , Sec.
PERNICIAL. adj. Vieux mot. Pernicieux. Borel. Per-niciosus , exitialis.
PERNICIEUSEMENT, adv. D’une manière pernicieuse.Perniciose , peflisere. Cela est écrit, inventé, pernicieu-sement.
fs? PERNICIEUX, EUSE. adj. Qui cause ou peut cau-ser quelque grand préjudice. Il y a des choses qui fontpernicieuses à la lanté ou pour la santé. Ce remède estpernicieux. Nocivus damnosus ; plus usité dans le sensmoral. Homme, conseil, dessein pernicieux , capabled entraîner la perte. Perniciosus , pernicialis. Il ne fautpas hanter les libertins, ce font des esprits pernicieuxSc dangereux. Les Hérétiques ont une doctrine perni-cieuse. On a fait mourir ce rébelle, parce que l’exem-ple étoit pernicieux, d’une conséquence pernicieuse.Encore que les défauts de l’esprit ne soient pas íî per-nicieux que ceux de la volonté ; cependant parce queles premiers font fans remède, & que les derniers sepeuvent corriger, l’amour propre est plus offensé dureproche de l’un que du reproche de 1 autre. Réfl.
fjGP PERNIO. Terme de Chirurgie. C’est un mal quivient aux mains Sc aux pieds, en hiver, communé-ment appelé engelures. Foyer ce mot.
PERNITZA , PÉTERNITZA , ou BURA. Nom d’unvillage du Duché de Clarence, en Morée. Petenitqa ,Bura. Il est fur le golfe de Lépantc , à huit lieues deVistisa, du côté du levant. On volt à Pernit^a les rui-nes de l’ancienne Bura , célèbre par un Oracle d’Her-cule, dont on adoroit la statue dans une caverne, quiétoit près de la ville. Bura a été détruite par un trem-blement de terre. Maty.
fsT PERNOCTER, v. n. Pernoctare. Vieux mot qui si-gnifie littéralement passer la nuit dans un lieu, y cou-cher ; mais qui dans les coutumes exprime un coucherhabituel Sc ordinaire. La dixme de laine & des agneauxest dû à celui au dixmage duquel les bêtes gisent &pernoctent. Coût. de Boulen. Si le troupeau couchetoujours dans une Paroisse, Sc va quelquefois paîtredans une autre, la dixme appartienr au Curé de la Pa-roisse où i\ pernocte. Du Perrey.
PÉRO ou PÉPINO. s. m. Espèce de concombre quivient aux environs de Pisco au Pérou , d’une planteque le Pere Feuillée appelle Melongena lauri folio ,fructu turbinato variegato. Il est rafraîchillànt j & aun peu le goût de melon, mais fade. Frézier , pag.16 j.
PÉRÓ. f. f. Fille de Nélée, fut recherchée en mariage parplusieurs Princes à cause de fa beauté.
flsZ PER OBITUM. Terme Latin. Par mort. Ce termeest d’uí'age en matière bénéficiale pour exprimer le genrede vacance par mort. Un Bénéfice vacant per obitum.
PÉR.ON , terme de Fauconnerie. Foye% Perron.
PÉRONÉ. Nom d’une ville de la Picardie , en France.Perona , Perunna , Perrona Firomanduorum , P c -rona Stotorum. Elle est fur la Somme, à huit lieuesd’Amiens, vers le levant. Péroné^ est forte par fa si-tuation entre des marais, Sc par les ouvrages. Les Es-pagnols ont souvent tenté inutilement de s’en rendreles maîtres. Maty. On l’a surnommée la pucelle, par-ce quelle n’a jamais été priíe quoique souvent assiégée.Saint Fursi y bâtit autrefois un Monastère qui porteaujourd’hui son nom, mais qui est changé depuislong-tems en Collégiale séculière. Foye\ Dom Dupleshs, Hist. de Coud, note 47. Qui est de Péroné, Pero-nenfis.
PÉRONÉ, ou PERONEE, f. m. Terme d’Anatomie,nom d un os de la jambe. Peromus . Le péroné est le
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plus menu des os de la jambe ; cependant il arrive sou-vent dans les fractures de la jambe que le tibia se casic,Sc que celui-ci demeure en son entier, parce quêtantplus délié, il obéit mieux : Sc que ployant un peu ilne se rompt pas h facilement que l’autre. Il est situe ala partie externe de la jambe. Le péronée est articuleparies deux extrémités avec le tibia, par une efpeced’artrodie serrée, qui est fortifiée par un ligamenttant en haut qu’en bas. Cet os a trois parties, la supé-rieure qui est une tête ronde , qui ne touche pas augenou, finissant un peu au-dessous à l’endroit où elles’articule avec le tibia ; la moyenne , qui est grêle,longue, Sc de figure triangulaire, comme le tibia,mais un peu plus irrégulière ; l’inférieure, qui a en-core un condyle , qui fait une apophyse que l’on ap-pelle la malléole externe. Elle est un peu cave en de-dans, pour lailser la liberté à l’astragale de le mouvoirlibrement, Sc un peu voûtée en dehors , pour avoirplus de force à retenir l’astragale. L’extrémité infé-rieure du péronée descend un peu plus bas que celle dutibia. Dionis . Péroné est plus usité.
PERONELLE. f. m. Terme injurieux dont se sert Rpeuple en parlant à une femme, ou à une fille de bafl econdition. Loquax & ridicula. Vous êtes une plaisantepéronelle , pour vous mêler de parler devant votremaîtresse. Taiíez-vous, péronelle. Moi. Voyez P £R '
. ROUELLE & PeRRBNELLE.
PERONIER. f. m. Terme d’Anatomie. Nom de muscie. Adperonmm pertinens, peroná musculus , ou à p e 'ron&o dictus. Il y a trois muscles qui portent le nom depéronier. Le íecond des fléchisseurs du pied s’appelle^péronier antérieur , parce qu’il accompagne le petit osde la jambe, que l’on nomme péroné. Il prend son ori-gine de la partie externe & moyenne du péroné ; &pallànt par la fente qui est fous la malléole extérieure -il va s’inférer par devant à l os du métatarse , qui sor-tient le petit doigt. Le péronier antérieur Sc le jambietantérieur tirant le pied en devant, le font fléchir. É 1a deux péroniers postérieurs , le long Sc le court. L epremier part de la partie supérieure Sc quasi antérieuredu péroné, & va s'insérer à la partie supérieure & q U 3 **extérieure de Pos du métatarse, qui soutient le pouce-Le second a son origine à la partie plus inférieure dumême péroné, Sc va s’inférer à l os du métatarse quisoûtient le petit doigt. Dionis.
PEROQUET. Foye-q Perroquet.
PERORAISON, s f. Terme de Rhétorique. Conclusion,dernière partie d’une harangue, d’un discours oratoire-Epilogus , orationis concluso. La péroraison doit con-tenir une petite récapitulation de tout ce qu’on a dit-f 3péroraison doit exciter les mouvemens , la haine ou 11pitié dans l’esprit des Juges. fCF La péroraison doit et sCvéhémente, pleine de paillon, de mouvement, fpéroraisons de Cicéron font admirables. ,r
PERORER. Vieux mot. Faire la péroraison d’un dj^cours. On le dit dans le discours badin pour discouP '
Monseur T Abbé vous nignore^ de rien ,
Et ne vis onc mémoire f féconde ;
Fous perorez toujours , L ' toujours bien. R ° vsS '
AsZ On le dit dans le même sens pour plaider, P 3l ^ spour quelqu’un, défendre sa cause.
Mais la jeune soeur PulcheriePour vert-vert pérorera.
IsT PÉROT. f. m. Terme des Eaux & Forêts , eíl Jchêne, ou autre arbre qui a deux âges dé la coU ^j n qbois. En forte que si la coupe se fait tous les ving rans, le perot en a cinquante. Secundaria cceso^ lS stcus proletaria. Il y a trois sortes de baliveaux,
Ions, les perots Sc les rayons.
PÉROTZ. L’étang de Perots ou du Tau. f
num. Taurus palus ,sagnum Perotianum- L'étang ou petit golfe formé par le Lez , rivièreguedoc,au-delìòus de laTour de Lares. Foy e ï V 'Not. Gall. p. 2 6j. ; ',-ique,
PÉROU. C’est le nom d’une province de 1
riche en or Sc en argent. Peruvìa. j s par I e
Ce mot vient du premier Indien qui fut F
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