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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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l’Euphráte jusqu’à la ville de Condahao , 8 c au fleuve '%Indus. Sa longueur est de 750 lieues de France ; fa lar-geur de 4Jo. Ce vaste pays est coupé du levant au cou-chant par une chaîne de montagnes, comme Fltalieparl’Apennin. La partie qui est au midi de ces mon-tagnes, souffre des chaleurs excessives, celle qui estau nord est plus tempérée. Le mauvais air de quelquescantons, & la disette d’eau font que ce pays n’est paspar-tout également habité. Les principales provincesde la Perse sont XEomemk 3 ou la grande Arménie ;la Mésopotamie, ou le Diarbek ; F Assyrie, ou le Cur-diflan ; la Chaldée, ou 1 ’Hiérak Arase ; la Parthie, oul’Hiérak Agémi ; la Médie , ou le K'trvan ; l’Hircaniequi comprend le Guilan & le Méqanderan • la Mar-giane, qu’iis appellent XEstarabad • une partie de laBactriane , qu’ils nomment Lesusbeks ■ le reste de laBactriane , la Sogdiane, & l’Arie font le Corafflan ; leParopamise est le Sablesan ; la Drangiane, ou le Si-

f nsanj l’Aracosie pays désert, & laGédrosie composente Makran ; la Carmanie, en leur langue Kerman , &la Perse propre qu’ils appellent Farstan. En 1042,Tragolipax, premier Sultan des Turcs, qui jusques-làavoient été tributaires des Sarrasins, íe révolta, &

leur enleva la Perse. Elle fut plus de y 00 ans sous ladomination des Turcs. En 1499 , le fameux Ismaël,qui se prétendoit issu des anciens Caliphes Sarrasins,vint la revendiquer , & rétablit sous le nom d c Sophi,l’ancien Empire des Perses.

"La mer de Perse. Oceanus Perseus. C’est une partie del’Océan oriental. Elle s’étend le long des côtes de laPerse , depuis le golfe d’Ormus jusqu a l’embouchurede l’Inde. On comprend souvent cette mer sous celled’Arabie , que l’on étend jusqu à celle de I’Inde.

PERSE. s. f. Sorte de toile peinte qui vient de Perse ,comme on appelle Indienne une toile peinte qui vientdes Indes. Une belle Perse l’emporte fur une étoffe desoie.

PERSE A. f. m. Arbre qui est semblable à un poirier,grand & toujours vert. Ses rameaux sont d’un vert pâle.Ses feuilles ressemblent à celles du laurier à larges feuil-les , vertes par-deffus, de couleur cendrée par-dessous,fermes, ayant quelques nerfs qui traversent oblique-ment , d’une odeur & d’un goût agréables , piquantla langue avec astriction. Ses fleurs sont en grandnombre j presque semblables à celles du laurier, ra-massées en grape , pâles , composées de six petitesfeuilles. Son fruit ressemble au commencement à uneprune , puis il devient long comme une poire, noir& de bon goût ; il contient un noyau qui a la figuredu cœur, 8 c le goût comme celui des châtaignes ou desamandes douces. En Latin persea. C. Bauh.

fCT PERSÉCUTANT, ANTE. adj. Qui devient incom-mode à force d’importunités. Importunus , molesus ,incommodus. Cet homme a des créanciers fort persé-cutans. Les emprunteurs, les écornifleurs, les faiseursde questions, les Poètes qui récitent leurs vers, les plai-deurs qui content leurs procès , sont des gens persecu-tam. Molesti j importuni.

'PERSÉCUTER, v. a. Tourmenter par des voies injustes8 c violentes. Persequi , cruciare. Les anciens Tyransont inhumainement persécuté les Chrétiens ; ils ontfait beaucoup de Martyrs. Antiqui Tyranni fideles per-sequebantur. Néron,Domitien,Trajan, Adrien, Marc-Aurèle, Sévère, Maximin , Décius , Valérien , Dio-ctétien , Maximien sont les Empereurs qui ont persé-cuté TEglife. Sulpiœ-SÉV. His. Eccl.

|F? Persécuter , so ait hyperboliquement pour impor-tuner, preíïer avec importunite. Insectari , vexare ,affligere. Un chicanneur persécute ses voisins en leurfaisant des procès. Un usurier persecute ses débiteurspour être payé à jour précis. Ce méchant Pocte mepersécute , m'assassine de ses vers. Un Juge est persécutépar les plaideurs.

Persécuter , se dit aussi en Morale. Le remords de con-science persécute les méchans jusqu’au tombeau. Sti-mulât j pungit , angit. Il y a des gens qui nous persé-cutent par leur amitié, comme d’autres par leur haine.Quand la fortune se met à persécuter les gens, il n’ya point de fermeté dont elle ne vienne à bout. Il faut

P E R

que la fortune vous ait bien persécuté pour vous fairetant haïr le monde. M. Scud.

PERSÉCUTEUR, CUTRIGE. f. m. & f. Celui qui tour-mente, qui persécute. P erse c ut or n style de Bible.Né-ron a été un cruel persécuteur de 1 Eglise. Les hommesíont persécuteurs d’inclination ; ils veulent aíìujeturles autres. Bén. Ne rejetrez point le nom de persécu-teur que vous agissez pour la vérité ; ce sont les

actions ,& non p as la caule qu’on défend, qui acqui-rent le titre odieux de persécuteur. Cl.fé? On dit par exagération d’un homme importun, preí*. fant, que c’est un persécuteur fâcheux. C’est mon pcC~sécuteur.

Íf-T PERSECUTION, s. f. Vexation injuste & violente.Tyrannie exercée par le Souverain contre ceux quisuivent des opinions différentes des siennes en matièrede religion. Tormentum , vexatio , afflictio. L’Eglise asoustert plusieurs persécutions sous les premiers Em-pereurs. On dit, la persécution de Décius , de Diode -tien, &c. pour dire, la persécution que les Chrétiens ontsouffert sous l’Empire de Néron, de Décius, de D'O'clétien, à c. On compte vingt-quatre persécutions : Ne -r on alluma la première. Riccioli en a même encoreajouté deux, & les fait par conséquent monter juíqn®vingt-six, Les hommes préoccupés en faveur de leur*opinions, trouvent d ordinaire qu’il n’y a de pe>s cli 'dons défendues que celles qu’on leur fait. Bén,Persécution le dit aussi dune importunité continuelle»dont on sc trouve fatigué. Il est tous les jours à niepresser, c’est une persécution perpétuelle. Acad. FR-PERSÉE. f. m. T erme d’Astronomie. Constellation fepteU"trionale. Perseus. Elle est composée de vingt-six étoile*-deux de la seconde, cinq de la troisième, seize de hquatrième, deux de la cinquième grandeur, & 11,12nébuleuíe.

PERSÉE. Terme de Mythologie. Il étoit fils de Ju"piter & de Danaé. Ce héros eut un Temple à Athc"nés,6c fut mis dans le ciel parmi les constellations sc?'Tentrionales avec Andromède son épouse, Castro?^8 c Cephée.

PERSEIGNE. Voye-í Pers igné.

PERSEIS, f. f. Belle Nymphe, fille de l’Océan, dont KSoleil fut amoureux, & qu’il rendit ancre de Circé ^

de

8c

d’Aétès. /

PERSÉÏTÉ. f. f. Terme barbare de l’Ecolc. Qúali tCde ce qui existe par soi-même. On le dit plus comrnssnément de ce qui existe indépendamment d’un sifstd’inhéíion; par opposition au mode j à l’accident q uln’a point d’existence propre, ou qui ne fau roi t exil»,fans un sujet qu’on appelle à’inhéfion. En Latin al1barbare, perseitas. . ,

PERSENBERG. Nom d’un village de la Basse- Au»' 1 •*

Persenbergum. Il est près de la rivière dTjsper, à û £lTl1lieue du bord septentrional du Danube, & à q 11111lieues au dessous dc Lintz. On prend ce village ?oul’ancienne Ulbium , petite ville d’Allemagne.PERSEPHONE. Proserpine.

PERSÉPOLIS. C’étoit anciennement la ville capstct ela Perso. Persepolis. Alexandre le Grand la pUG ^l'épargna au commencement; mais étant noyévin, il sc lailla persuader par la courtisanne Tso’sola brûler. Quelques-uns croient quelle étoit entrepahan 8 c Schiras, en un lieu nommé Tchelnb n!lf ’c’est-à-dire quarante colonnes, parce qu’on y en avé autant de reste,de celles qui étoient au palais des aciens Rois de Perso. Cependant d’autres Géog ra fssprétendent que la situation de l’ancienne PefftP ?! 18 c celle de Tchelminare sont fort distérentes, cC e .étant au 91 e degré de longitude, 8 c celle-ci se troUV ‘dans le 96 e . Maty. t e ,

PERSÉVÉRANCE, f. f. Terme de Théologie

Vertu chrétienne qui donne la force de sc nia,n j a)lSjusqu’à la fin dans la voie du salut, dans la for - ^ 1)Sla charité , dans le bien. Perseverantia. C ella vocation qui nous prévient, & dans la P-^srance finale qui nous couronne, que la bonté q ulfauve , paroït toute gratuite. Boss. ^ signiffotfT Dans fustige ordinairqle mot de persévérance^ ^ erinCsimplement constance 8 c fermeté, attache» 11 ' 11