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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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& conflant à quelque chose que ce soit. Ainsi on le diten bien & en mal. Perseverantia , perseveratio , con-flantia , pertinacia. Persevérance dans le vice ou dans| a vertu. La persévérance n’est digne ni de blâme, ni delouange ; parce qu’elle n est que la durée des goûts &des sent iniens , qu on ne s’ôte , & qu on ne fe donnepoint. La Roch. Une longue persévérance vient à boutde la résistance la plus obstinée. S. Évr. Il faut gagnerun cœur parla persévérance. De Vill. Une fi belle per-sévérance méritoit detre couronnée. Id.

•i Q uan dle mot de persévérance dc mploie absolument,u designe ordinairement la vertu chrétienne, & signi-fie constance dans le bien. La persévérance finale. Ledon de persévérance-.

PERSÉVÉRANT', ANTE. adj. Qui persévère. Perseve-rariSj conflans, immobilis , firmus. Ce n’est pas asiez dese mettre dans la bonne voie , il faut être persévérant.C’est un homme persévérant.

Les Perse verans , est le nom des Académiciens de Pré-vigni en Italie. Gh Perseveranti.

PERSÉVÉRER, v. n. Être constant & ferme dans ungenre de vie , ou dans une opinion. Perseverare , per-flflere , permanere , pergere. Le Seigneur dit qu/celuiqui persévérera jusqu a la fin sera sauvé, c’est-i-dire ,qui sera ferme dans la foi & la charité. Les Hérétiquesn z perseverent dans leurs erreurs, que parce qu ils lesprennent pour la verite. Ce témoin persévère dans fadéposition, il y persiste. Servir une Maîtreílè, & per-sevérer, c’est allez dire que l’on aime. Patrix.

Ce mot fe dit en bien & en mal. On persévère dansle vice ainsi que dans la vertu ; mais quand il est em-ployé absolument, il signifie toujours être constantdans le bien. Celui qui persévérera jusqu’àlafin, serasauvé. Voye-q encore Persister.

ÎERSICÀIRE. f. f. Plante qui pousse des tiges à la hau-teur d’environ un pied , creuses, nouées. Ses.feuillesfont semblables à celles du pêcher , marquées quel-quefois au milieu d’une tache noire , quelquefois fanstache. Ses sieurs font disposées en épi, de couleur or-dinairement purpurine, & quelquefois blanche ; cha- .que sieur est à cinq étamines, soutenues par un calice'fendu jusqu’à la base en quatre ou cinq parties. Lors-que ces sieurs font passées, il leur succede des semen-ces ovales, aplaties, pointues,noirâtres. Ses racines fontfibrées. Perficaria rriitis , maculosa & non maculosa.C. Bauh. Il y a plusieurs autres espèces de perficaire. IlV en a une qui est d’un goût acre & mordicant ; on lap- .pelle autrement curage . Perficaria urens ,five hydropi-per. Id. ÇfT On l’appelle aussi poivre d'eau, poivre aqua-t jl ue j herbe à charbon, herbe à bon homme. Elle vientdans des lieux aquatiques. Toute la plante est fort acre.Elle est bonne pour arrêter la gangrène, nettoyer lapourriture, manger la chair baveuse des vieux ulcères.

Ce mot vient de perfica, pêcher, car les feuilles deE plupart des espèces de perficaire font semblables à

Ps'pe CS fécAer.

PFr ' ITk ^ E Pierre argilleuse, imitant la pêche.hSlCOT. s. m. Liqueur ípirituedse qui se vend chezes Limonadiers, dont la base est de l’esprit de vinay cc des noyaux de pêches, du sucre & autres ingré-diens. Le perficot est très-fort, &_ des liqueurs ordi-

Ppm'Irr 5 ' c cst une des plus spiritueuses.

p IEN, EN NE. adj. Qui est de Perse, ou aux Perses.£ er ficus. Ce mot se dit des choses, Sc non point desnommes ; & des choses même il ne se diroit guèrepae dans cette phrase, à la Persienne , c’est-à-dire , àa maniéré des Persans. Perficè. Le kiosch ou pavil-on du Serrail de Constantinople qui est vis-à-vis deef £ , ata .' est soutenu par douze colonnes de marbre ; ilblé. T™ ' peint a la persienne , & richement meu-

PERSIENNF E sTm ' Vo y“fl e du r \ £v - J ■ b P'

de bois • - Oo appelle ainsi les jalousies ou châssisvents ouvrent en dehors, comme des conrre-des trinele U1 ^ el i C1U ^ s í ' ont assemblées à égale distanceester nue U a bois cn abat-jours, qui font le même

LFRSTFïT \t .. chambres.cD„ NOn P d un b °org de Bresse, en France. Pris-«anus ytçus. Valois , Ì ou Qall.p. stf.

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ìsP PERSIFLAGE , persifler , persifleur. Termes nou-veaux que la dépravation du goût Ôc des mœurs n’amis que trop à la mode.

I sP Persiflage, si m. Discours de celui qui persifle.V gyey ce mot. C’est cette habitude , cette manièreindécente de plaisanter , de railler, de persifler ( car lepersiflage est devenu à la mode ) mille fortes de genssensés, qu’on traite d’espèces. Mém. de Trév.

Grandval du petit Maître ornait le persiflage.

CssF PERSIFLER, v. a. Plaisanter , railler indécemmentquelqu’un ; le rendre instrument & victime de la plai-santerie par les choses qu’on lui fait dire ingénument-.Celui qui persifle est ordinairement beaucoup plus ri-dicule qûe celui qùi est persiflé.

§3 “Persifler, v. n. signifie tenir, de propos formé*des discours fans idées liées. Vouloir raisonner avec unpetit maître, ou avec un étourdi, c’est peine perdue ;ils ne font que persifler.

isP PERSIFLEUR. í. m. Celui qui persifle. C’est un per-sifleur , un vrai persifleur. Dans la plupart des cornu*pagnies vous ne trouvez que des persifleurs.

PERSIGNE, ouPERSEIGNE. Nom d’un village Sc Ab-baye de France. Persenia. Il est dans le Maine à cinqlieues d’Alençon, vers le levant. Maty. L’Abbaye dePerseigne est de l’Ordre deCiteaux. Valois, Not.Call. p. 41)4.

PERSIL, si m. ( Prononcez Perfi ). Plante que les La-tins appellent apium , Sc dont il y a plusieurs espèces.Le persil commun des Jardins poulie des tiges à la hau-teur de trois ou quatre pieds, grosses comme le pouce»rondes, canelées, vuides, rameuses. Ses feuilles quisortent de la racine, font composées d’autres feuillesv erres, découpées, attachées à de longues queues. Sesfleurs naissent en parasols aux sommets des tiges Scdes branches ; elles font à cinq feuilles égales Sc dis-posées en rose, de couleur pale. Chaque fleur est sui-vie d’un fruit composé de deux semences menues, ar-rondies & cannelées fur le dos. Sa racine est blanche,simple, grostb comme le pouce, bonne à manger. Onen met dans les potages. Apium hortense , seu Petro-felinum vulgo. C. Bauh. Cette plante a un goût unpeu acre, & qui n’est point désagréable; elle est pro-pre pour emporter les obstructions, pour atténuer lapierre du rein & de la vessie, & pour faire perdre lelait aux femmes, étant pilée & appliquée fur le sein.Il y a un persil de Macédoine qui est assez semblableau précédent, mais ses feuilles font plus amples & unpeu plus découpées. Sa semence est beaucoup plus me-nue , plus oblongue , pointue , plus aromatique. Ilcroît en Macédoine, d’où l’on nous apporte la se-mence. Apium Macedonicum. C. Bauh. ou Petroseli-num Macedonicum. La semence du persil de Macé-doine est apéritive, elle fait uriner , ôc provoque lesmois aux femmes.

Persil aquatique. Blancard, cité par James, parle decette plante. YS'poaíXivov, hydroselinum.

Persil de montagne. Plante qui pousse des feuilles fé-rulacées à la hauteur de quatre ou cinq pieds, diviséesen ailes. Ses feuilles sortent les unes de sa racine , lesautres de íes tiges, grandes, amples, ressemblantes àcelles du persil, attachées à des queues longues. Sesfleurs naissent sur de grands parasols aux sommets destiges & des branches , petites - ^ de cinq

feuilles chacune , disposées en rose. Il leur succede dessemences jointes deux à deux larges, ovales , appla-ties, rayées fur le dos, bordées dune memorane decouleur rougeâtre. Ses racines font attachees plusieursà une tête , grosses comme le petit doigt, noires endehors, blanches en dedans, empreintes d’un sucremucilagineux, d’un goût résineux , mais aromatique& agréable, approchant de celui du panais. Cetteplante croît aux lieux montagneux , parmi les pâtura-ges. On fe sert de sa racine & de sa semence pour la pier-re ,'la gravelle, ôc exciter l’urine, O’pws -ù mv , oreose-linum.

On appelle ironiquement, arracheurs de persiflescompagnons de rivière qui remontent les bateaux avec