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des cordes , & que le travail oblige à se courber , com-me s’iìs arrachoient du persl. Helciatores.
On dit proverbialement Sc figurément , grêler furle persil , pour dire, exercer son autorité , son pou-voir , íêstàleris, fa critique , &c. contre des gens foi-bles , & dans des choses de nulle conséquence. Acad.Franc.
"IfCr PEFÌSILLADE. f. f. AlsaifonnemcnT avec du persil.
Une persllade de bœuf. Acetaria petroselino respersa.PERSILLE, ÉE. adj. Mucidus. Il se dit de certains fro-mages, Sc il ne sc dit d’ordinaire qu’au masculin; ilsignifie , qui a une sorte de moilîllure, qui a un vertde persil ; de petites marques verdâtres, comme si ony avoir haché du persil. Le fromage persllé est bonpour les Buveurs.
PERSIN. í. m. Vieux mot. Dn persil. Borei.PERSIQUE. f f. Sorte de pêche qui est très-grofle,moins longue, & plus ronde que n’est la pêche de Pau.Persca. Elle est rouge Sc pointue , Sc a d ordinairedes bosses.
La Persque est d’un bon rapport & d’un merveiîleux goût ; elle est longuette, Sc a toutes les bonnesqualités qu’on lui peut souhaiter , quand l’arbre seporte bien, qu’il est en bon fonds & bien exposéComme les noyaux marquent assez la figure du fruit.le noyau persque est un peu longuet ; la chair qui luiest voisine , n’a qu un tant soit peu de couleur ; ellemûrit quand la chevreu sc finir; & un peu avant quel’admirable commence. La Quint. P. III. p. 43pLes Persques viennent au mois de Septembre. Idp. 2 p 7 .
Persique. adj. Terme d’Architecture ; c’est une espèced’ordre de colonnes qui a été pratiqué parmi les Grecs,qui au lieu du fût de la colonne Dorique , y ont repré-senté des figures d’hommes esclaves pour- en soutenir1 entablement. Columna persca. Cela fut mis en ulageaprès que les Grecs eurent défait les Perles, pour servird’unc elpèce de trophée.
fìCF Les Lacédémoniens pour signaler la victoire remportée par Pausanias, érigèrent des trophées avec les armesde leurs ennemis , & ils y représentèrent des Persansíous la figure d’efclaves qui íoutenoient leurs porti-ques , leurs arches, <S'c.
A? PERSISTER, v. n. Demeurer constamment dans lemême état ; demeurer ferme Sc arrêté dans son senti-ment , dans fa résolution, dans ce qu’on a dit, dans cequ'ona entrepris &c. P erssere 3 perstare. Un opiniâ-tre persse dans fa croyance, quelque raiíon qu’on luioppose. Un témoin qui a pers fié en sa déposition dans‘le recollement, ne peut plus varier. Un demandeurdit qu’il persse en la demande ; un défendeur en sesdéfenses, en ses offres.
ífT Persister , persévérer , synonymes. Il y a des cas oùces deux mots signifient précilément la même choie ;mais persévérera, une signification plus étendue, Sc sedit généralement de tout ce qui demeure dans le mê-me état, quelque soit la cause de cette invariabilité ,de cette memeté d'état ; un homme persévère dans levice ou dans la vertu, dans son amitié , dans fa haine.Un corps persévère dans l’état où il est , à moins qu’u-ne caule étrangère ne lui fasse perdre cet état: ainsi ilpersévère dans îe repos ou dans le mouvement jusqu ace qu’une cause extérieure lui communique du mouve-ment , ou lui fasse perdre celui qu il a. Le mot de per-sser a un lensplus restreint, Sc ne peut être employéque dans les cas où il y a une délibération, un acte dela volonté qui la détermine Sc qui la fixe à une chose.Un homme persse dans le vice ou dans la vertu, dansla foi ou dans l'incrédulité ? dans sa haine ou dans sonamitié, dans le mouvement ou dans le repos. Mais onne dira pas qu’un corps persse dans le mouvement oudans le repos , quoiqti’on diíe qu’il y persévère , parceque persscr suppose un dessein arrêté , une délibéra-tion de la volonté ; ce que ne fait pas le mot de persé-vérer.
PERSONATA, f. f C’est un nom qu’on a donné à lagrande bardane, parce qu’on se servoit autrefois desfeuilles de cette plante pour se masquer le visage. Per-sonata. Foyei Bardane,
P E R
fssF PERSONNAGE, s. m. Personne. En ce Lns il ne &dit que des hommes Sc point des femmes. On le dit cnbien ou en mal, avec le íecours de quelque epithetequi en détermine la signification. Ainsi l’on dit lesgrands personnages de l’antiquité ; Socrate a ete unpersonnage illustre. Prasans , eximius , excellens ho-mo j vir. C’est un lot personnage , un personnage néscule. Ridiculus homo. Quelquefois l’épithète qui pré-senté l’idée favorable ou défavorable, n’est pas expri-mée : comme quand on dit, il se croit un personnage ;je comtois le personnage. Dans ce cas c’est le ton Sc lescirconstances qui déterminent le sens.ífT Personnage ; sc dit aullì du rôle qu’on sait sur lascène, du rôle que joue un Acteur ou une Actrice ; Scdans cette acception il supplique aux hommes & auXfemmes. Persona , aclor. Il a le personnage d’Alexan*dre. Elle fait le personnage d’Andromaque. A la retsdes Poëmes Dramatiques on met les 110ms des pesos'nages qui doivent paroître fur la scène. Ce Comédiena le plus beau rôle , il a le premier , le principal pet'sonnage. Il faut que le premier personnage seul règneSc tienne le dessus dans toute la pièce ; le caractère desautres doit être íubordonné au sien. Le P, le B. La Tra-gédie ancienne n’étoit qu’un simple Chœur ; ce furThespis qui le premier joignit un personnage pour de-lasser le Chœur. Eschyle en ajouta un second. Da c -Eschyle , dans le Chœur , jetta les personnages•Boil.
|CT Dans cette acception le mot de personnage se dit atffiguré du rôle qu’on fait dans le monde. Ainsi l’on dirqu’un homme joue bien Ion personnage , qu’il soutiensbien Ion rôle ; pour dire, qu’il fait bien ce qu’il doi [faire, qu’il remplit bien ses devoirs, ou ses fonctions-Susceptam personam recle agere. Qu’on lui fait jouerun vilain personnage , quand on lui a donné un em-ploi indigne de lui, ou qu’on le joue , Sc qu’on le du-pe. Dans ces phrases le mot personnage signifie, rôle,fonction, figure, extérieur. L’esprit ne sauroit jouçslong-rems le personnage du cœur. La Roch. Agricolaquittoit le personnage , Sc les airs de maître, dès qu navoir achevé les fonctions de fa charge. Bouhours-Remarquez combien àt personnages disterens joue unCourtisan. M. Es p. Cromwel fuioit le Docteur & > cProphète, aulli-bien que le Soldas & le Capitaine-mêlant ainsi mille personnages divers. FlÉch. C’est dela vanité que vient cette variété de personnages qu el’on voit faire aux hommes : l’un fait le personnage dsmi, l’autre celui de désintéressé. M. Esp. Vos manié-rés font si inégales, qu’il semble que le personnage d sniant tendre ne vous soit pas naturel. Le Port. Lmhomme vain n’entre pas volontiers dans une cabale,où il ne fiit pas le personnage le plus honnête& le P 11important. M. Esp. Celui qui dans le monde soutien?le mieux le personnage qu’il joue, est le plus applaundes spectateurs. Vill.
Que vous ]oue\ au monde un petit personnage >
De vous claquemurer aux choses du ménage.
Mol.
On dit ironiquement Sc par mépris, voilà un vajllant personnage , pour dire, c’est un fanfiron. Thrst 0 3vel ridiculus homo.
Personnage , se dit quelquefois pour représentationfigures humaines. On appelle tapillcries à P er J° nn i eiges , celles où des histoires font représentées ave ctfigures. On voit du linge damallé en personnage - . ^fCF Personnage allégorique . En Poésie no ap_p e r/^veXles êtres inanimés que la Poésie personnifie- ' °uPersonnifier.
|KF En Peinture, les personnages allégoriques ‘° n .êtres enfantés par l'imagination des Peintres, s<
personnifie en leur donnant un corps & des attrjC’est ainsi qu’on a fait des personnages allego 1 " 11 ! ,des vertus Sc des vices. On a personnifié les M .nies, les Villes, les Fleuves, les Saisons áv- ' 'Personnifier. forme
|ssF Personnage a la même étymologie que P esFoye £ ce mot.