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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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faut essuyer. LaBruy. Les grands mérites, qui fontéloignés, ne découvrent pas notre petitesse ; mais ce-lui qui. est auprès de nous , la melurft &: la montre.Mont. La petitejse de l’efprit fait F opiniâtreté. Ro-

CHEF.

PETITION, f. f. Terme de Palais. Demande , ou actiondn Justice. Petitio , postulatio , pojlulatum. Il ne te ditguère qu’en cés phrases. La peine de la pìus-pétitionn’a point lieu en France. A Rome elle emportoit pertede cause. Pétition d’hérédité. L’actioii en pétitiond’hérédité dure trente ans.

Ce morse dit aussi en Mathématiques, & signifieune demande claire & intelligible , dont Inexécution& la pratique ne requièrent aucune démonstration. LaGéométrie est établie fur les définitions, axiomes &

■ pétitions , Les pétitions íervent de dríposition à la Géo-métrie-pratique. Le Clerc. PrinciFes de Géométrie.Pojlulatum. On dit plus ordinairement demande.Voyep ce mot.

Pétition , fe dit aussi en Logique , ou l’on appelle péti-tion de principe , Faction d’aíléguer pour preuve lachose même qui est en question.

Pétition , fe diíoit autrefois dans les anciens Monastè-res de S. Benoît,'& ledit encore quand on en parle. Lapétition fe- faifùit avec la profession ; mais ce n étoitpas la'même choie, & le P. Ménard, Bénédictin , avecHaëften ont eu toit de les confondre. La professionétoit Facte par lequel le nouveau Moine s’obligeoit àDieu ; c’étoient fes vœux. La pétition étoit un autreacte, & comme Fructueux Fappelle, un contrat & unpacte par lequel après s’être obligé à Dieu, il s’obli-geoit aux hommes, c’est-à-dire, au Monastère. Voye\•le P. Mabillon, J cl a SS. Bened. Sac. IVP. I. Pr&f.Num. y3 , y 4 ., y y.

fjtF PÉTITOIRE. f. m. Terme de Jurisprudence. Actionpar laquelle on demande le fonds, ou la propriétéd une chose. Poursuite que l’on fait pour retirer lapossession d’un bien qui nous appartient, de celui quien est le possesseur, en justifiant que nous en avons lapropriété. 0n le dit de même de Finstance faite enJustice pour être maintenu ou établi dans la jouissance■d’un Bénefice. Petitoria , disceptatio. Il íe dit par op-position à pojse(foire, où il ne s’agit que> de la posseí-íîon. Le pétitoire des Bénéfices appartient aux Jugesd’EglifeJes Séculiers n’en jugent que la complainte poí-fellòire dans les causes de spoliation. Il faut juger lepostéifoire avant que de pouvoir agir pour le pétitoire.

sT Pétitoire. adj. Action pétitoire , ou au pétitoire.Demande faire en Justice pour obtenir la propriété d’unhéritage : &: en matière bénéficiale, demande frite pourêtre déclaré titulaire d’un Bénéfice.

PÉTIVARES. f. m. pi. Sauvages de l’Amérique méri-dionale dans la partie septentrionale du Brésil, où ilspossèdent une spacieuse contrée.

PETIVERE 1 . f. Petiveria. Plante fort commune àla Jamaïque, & aux Barbades , décrite par le P. Plu-mier , & nommée ainsi pour honorer la mémoire d’unfameux Botaniste Anglois. Sa sieur est composée dequatre pétales, dilpoíés presque en forme de croix.U s’élève du calice un pistil qui fe change en un fruitechancré à fa partie supérieure, & qui a la figuredun bouclier repverfé. Il renferme une semence ob-longue. Les bestiaux en ion t friands ; mais elle com-munique à leur lait une odeur forte & désagréable.

PETON. f. m. diminutif. Pied petit & mignon.- Il ne fedit qu’en careliant des enfans , ou des femmes , & enleur maniant les pieds. Petiolus , pediculus.

PÉTONCLE, f. m. Terme de Conchyliologie. Petit pois-son qui a une coquille grisâtre & plate , laquelle s em-ploie pour les ornemens des grottes. Petunculus. Félib.

AT Les Pétoncles font un manger fort délicat. C estprobablement de ce coquillage que parle Floracc quandil dit, Pcclinibus patulis jaciat Je molle Tarentum. Sacoquille est bivalve. Quelques-uns distinguent lepétoncle du peigne, en ce que fa coquille n’a pointd oreille. Mais il y a des pétoncles qui ont des oreilles,&C d autres qui n’en ont point.

ffT PE-TONG. Nom que les Chinois donnent à une es-pèce de métal que l’on trouve dans la Province de

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Yun-Nang, & dont on ne nous apprend rien de par-ticulier.

PÉTOR. f. m. Vieux mot. Quatre. Borel.

PETORITUM, f. m. Terme d’Antiquairc. Sorte de cha-riot à quatre roues, à l’úfage des anciens Romains.Bochart appelle ce char, petoritus. Borel.

PÉTRA. Voye-p Bérat. C’est de cette ville que ^Ara-bie Pétrée tiroir son nom , parce quelle en étoit laMétropole. Joíephe dit qu’en Hébreu elle fè nommoit

5 da , qui est la même chose que Petra , c’est-à dire »pierre, rocher. Elle fe nomma aussi Aree , Areem , ouArecen , Archi's ; ensuite Recem , Racemme , & enhnModera , & Mons Regalis. Evagrius, L. III, c- 22 >Fappelle Petra au pluriel, & il la place aûx extrémi-tés de la Palestine. Elle étoit en eftet aux confins de laTribu de Ruben , du côté du midi, à l’orient de lamer morte, vers le milieu du cours du torrent de Za-reth, qui couloir à son nord. Ç’a été une ville Epis® 0 'pale; on la nomme aujourd’hui Krac. On l’appel° l!:Rabbath & Harrabba de Moab , lorfqu’elle étoit auxMoabites. P. Lutin , Holjlen. Annot. ad Ortelium.

PÉTRAGLIA. Nom d’un ancien bourg situé dans la val-lée de Démona, en Sicile, fur la rivière de Pétras ia >au pied dc la montagne de Madonia, & à huit lieuesde la ville de Termini , vers le midi oriental. Terra,Petra Helia. Petraglia est composte de deux bourgsséparés, qu’on distingue par les 110ms de haute 8c d®balle Pétraglia.

PÉTRAMALA, ou PIÉTRAMÀLA. Bourg du Royau-me de Naples. Petramala. Il est dans la Calabrc cité-rieure , près de la mer de Toscane, entre Amantea&Martorano, environ à deux lieues de chacune ; 011prend ce bourg pour l’ancienne Cléta, petite ville de*Brutiens.

PÉTRARQUISER. v. n. Imiter Pétraque. PetrarcA&imitari. Ce mot ne feroit tolérable , comme tous lf sautres semblables que dans un style bien familier- P ftrarquifeur & pétrarquijer qu’un Ecrivain du demie*-siècle voulut mettre en vogue, séchèrent fur pied. VigH*de Marv. Mélange d’Hijl. & de Littér. T. II,p. l2pde l’ édit. de 1713. Nicod, qui cite Ronsard , l’inveU'teur du mot pétrarquifer , dit que c’est faire l’Ainotì'reux transi , comme Pétrarque , Poète Italien. Ce m otest dans La Noue , IJict. des Rimes , p. 320. col. *•

PÉTRAS. C’est une grande montagne de la Thessalie, e* 1Grèce. Pelius , Pelion. Elle est vers la côte oriental®de la presqu’île qui est formée par le golfe de Salo'nichi & celui d’Armiro.

PÉTREAU. f. m. Terme de Jardinier. C’est le sauva-geon qui repousse air pied de quelque arbre que ceí° iULes Pruniers repoussent beaucoup de pétreau*•Quint.

PÉTRÉE. adj. f. Terme de Géographie, qui ne f® ’qu’en cette phrase: L’Arabi 0 Pétrée, ou plein®pierres , séparée de l’Arabie Heureuse & de FAta tDéferre. Petrosa. Pétra en étoit autrefois la Cap lta ^

6 la Métropole, Petraa. L’Àrabie Pétrée. s 0 ) 6 ' 1

Arabie. ^

Pétrée , f. f. Est aussi le nom dune Nymphe, fi" e .l’Océan & de Thétys , dans Hésiode , Théog° nlC *

Vé H?’ de.

fsT PETREL , pinçon de mer, ou oiseau de temssi ^P lautus minimus procellarìus. Petit oiseau auquea donné ce dernier nom, parce qu’il vient le s c ^derrière les vaisseaux qui íont en mer, lorfqn onmenacé d une tempête. . .

PÉTREMENNE. f. f. Petite monnoie de cuivre qu^cours dans plusieurs endroits d’Allemagne, P* 11 1 ^lièremenr à Trêves ; c’est comme le fou qu 1 a . s ’^ iJSréserve qu il faut six pétremennes pour frire cinqd’Allemâgne. , aP -

PÉTREOL. f. m. C’est une huile minérale, qu onpelle autrement pétrole. Voyep Pétrole* Oie 11 rtrolinum , bitumen , vel naphtha.

PÉTREUX, EUSE. adj.Terme d’Anatomie. PierrC , U c ^ 0 stient de la pierre. Petrosus. Ce mot fe ditdede la tête , qu’on appelle les os pétreux. Le cinq ^ ontêc le sixième des os qui composent le cran® ^ceux des tempes, que l’on appelle ainsi, a t et 72 f