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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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à cause qu’ils montrent Page de l’homme , Sc que lescheveux qui font fur ces tempes, blanchissent les pre-miers. Leur partie supérieure est appelée squammeuseou écailleuse, parce qu elle est fort mince ; Sc leur infé-rieure est nommée pétreuse ou pierreuse, à cause qu elleest fort dure. Dionis . Les os petreux sont les plus petitsdes os propres du crâne ; leur partie supérieure est demi-circulaire, & leur partie inférieure ressemble à un ro-cher. Ils font situés aux parties latérales & inférieuresde la tête, & bornés en haut parla luture fausse qui lesunit aux pariétaux;par-derrière par la lambdoïde qui lesunit à l’occipital ; par-devant & par en bas par la íphé-noïdalequi les attache àl'os sphénoïde. Dionis. Ilsont des éminences, des cavités, c'est-à-dire , des trous,des foliés & des sinus , comme on le peut voir dans lemême Auteur, Des os du crâne , III. Demonjlr.

PÉTRICHERIE. f. f. Terme de Pêche, qui fe dit de toutPappareil qui fe fait pour la pêche des morues, commechaloupes , hameçons, couteaux, lignes &c autres us-tensiles, dont ont besoin les Laïques &Terre-neu-viers, qui vont à cettepêche. Infiruclus piscatorius.

Ce mot vient de l’Eípagnol pertrechos , qui signifieles équipages de guerre ou de challc.

PÉTRIFIANT, ANTE. adj. qui pétrifie,qui changeun corps en pierre. On appelle eaux pétrifiantes , fon-taines pétrifiantes , celles qui contiennent des partiespierreuses dissoutes, Sc qui les dépotent íur les corpsqu’on y plonge ; enforte que ces parties venant à sedurcir, forment une espèce de croûte fur ces corps quel’on regarde ensuite comme des pétrifications. Prin-cipe , suc pétrifiant.

§CP PÉTRIFICATION, s. f. Effet naturel , par lequelune substance du règne animal ou végétal est chan-gée en pierre, devient de nature de pierre , en con-servant sa première figure. On le dit également de lachose que l’on regarde comme pétrifiée. In lapidemconversio. Il se fait dans les cavernes plusieurs fortesde pétrifications de bois , & de toutes sortes de corps,qui se changent en pierre par les sucs lapidifiques quitombent dessus. Les cabinets des Curieux font pleinsde pétrifications de bois, de plantes, &c.

Il y a certaines sources, certaines fontaines dont leseaux font chargées de grains de labié & de petitespierres insensibles. Ces grains de fable, ces petites pier-res entrent avec l’eau dans certains corps qui fontgarnis d’un grand nombre de pores. Il se forme de toutcela une espèce de bouillie, ou plutôt de ciment, qui,venant à se durcir, présente une vraie pétrification.

PÉTRIFIER, v. a. Convertir en pierre. In lapidem trans-mutare. Les métamorphoses des Anciens font pleinesd’histoires de personnes pétrifiées , ou converties enstatues. Auprès de Nacsivan , il y a une petite rivièredont on détourne l’eau dans des canaux, qui s’y pétri-fie en peu de tems, Sc de cette pierre on a bâti ungrand Caravanséra qui en est proche.

Pétrifier, se dit aulli en Morale ; pour dire, glacer,Tendre immobile. Indurare , conglaciare 3 immobileme Jficere.

Ai-je par un écrit ,

Pétrifié fia veine 3 & glacé son esprit? Boil.

^ C est dans ce sens qu on dit que la tête de Méduse itrfioit ceux qui la regardoient. Voye\ la Fable.

j^TRIFlÉ , ée. part.

LTRIN, s. m. Vaisseau propre à pétrir, à faire le paLes Bourgeois font un pétrin d’un muid scié en d c-> ve l maclra , magida , magis , idis.TRIN A, ou PHONÉALERNO. Ancien bourg du ]oponnese. Petnna , anciennement Lerina , Lerc dans la Sacanie, en Morée, à quatre lieues dégos, u cote du midi. Pétrina est fur un lac qui poon nom, & qui a ete célèbre anciennement sous cce en j a - Les Anciens Pont représenté comme tource ^ c maux, & ont feint qu’il y avoir une hy.a sept tetes, qui fut tuée par Hercule ; parce queancien Heros fit deíïecher ce lac, dont les exhalaismalignes cauíoient plusieurs maladies aux habitansVoisinage.

1 *tiuna , ou Petrinia. C’est une bonne forteresse d<

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Croatie. Petrina. Elle est au confluent de la Petrina javec le Kulp , à trois ou quatre lieues au-dellus deSisseg. Pétrina appartient à la Maison d’Autriche.

PÉTRINAL, ou POITRINAL. s. m. Vieux mot. Grospistolet, invention des Bandouliers des Pyrénées , fé-lon h Nef des folles. Borel. A cause de sa pesan-teur il étoit attaché à un baudrier couché fur la poi-trine de celui qui le portoit, lequel s’appeloit Poitri -natier.

PÉTRIR, v. a. Faire de la pâte pour en faire ensuite dúpain. Subigere , depsere. On pétrit la farine avec del’eau, en la remuant fortement plusieurs fois avec lespieds, ou les mains. Le moyen de faire du bon pain estde bien pétrir la pâte. Il y a du petit pain qu’on pétritavec du lait. Ce Boulanger pétrit bien fa pâte, pétritbien son pain.

Pétrir , fe dit figurément en parlant de ceux qui sontdune bonne & forte complexion. Robuftus. Cet hom-me est bien pétri , fait de bonne pâte. Expression fa-milière. L’homme a été pétri du limon de la terre. Ondiroit que le Ciel l’a pétri d’autre limon que moi.Bon.. On diroit figurément d’un homme colère & im-pétueux , que c’est un homme tout pétri de salpêtre.Ac. Fr.

Pétrir , se dit aussi des terres grasses & onctueuses qu’onremue Sc qu’on presse avec les pieds pour les rendreplus fermes, & faire quelles résistent à seau. Quandon fait des ouvrages de terre, des pots , des tuiles, ilfaut bien pétrir l’argile. Terram depsere , subigere. Lesbàtardeaux , les chauffées des étangs fe font d’argilebien pétri.

Pétri , ie , part. employé au propre Sc au figuré. Painbien pétri. Il y a des gens qui sont comme pétris dephrases & de petits tours d’expreffion, concertés dansleur geste & dans leur maintien. La Bruy. Il est desâmes petries de fange Sc de boue , qui ne sont éprisesque du gain & de 1 interet. Terrens, anima. Idem. Pron ain terras anim<t.

PETRISSEUR. 1 . m. Celuf qui pétrit dans la boulange-rie , où l’on fait du biscuit de mer.

f£F PÉTRI-VARAD 1 N. Voye^ PéterwIradin.

SAN PÉTRO. Voyei San Piétro.

PÉTROBRUSSIEN, ENNE. f. m. & f. Nom de secte.Pctrobrujfiianus , a. Les Pétrobrujfiens étoient de véri-tables Manichéens qui admettoient deux Dieux, l’unbon& l’autre méchant. Pierre de Bruys, Provençal ,esprit inquiet & visionnaire , passe pour avoir été lepremier qui porta une erreur si monstrueuse dans leLanguedoc. Il ne sembloit combattre que le Baptêmedes enfans, le Sacrement de l’Eucharistie , la prièrepour les morts, Sc le culte des images. On vit néan-moins dans la fuite que ses disciples reconnoifsoientdeux Dieux. P. Langlois , Hifioire des Croisadescontre les Albigeois , L. /, p. 2. Ce fut de ce Pierrede Bruys qu’on donna à cette lecte , en France, le nomde Pétrobrujfiens. Elle s’éleva , comme l’on fait, aucommencement du XII e siècle, vers lan 1126. Leprincipal des partisans de Pierre de Bruys fut un Moinenommé Henri, hérétique d’autant plus dangereux,que ses manières étoient plus insinuantes que celles deson maître. C’est de lui que les P etrobruffiens , ou Al-bigeois, furent nommés Henriciens. Poye^ Pierre deVaucernay , Hifioire des Albigeois ; Baroni us , a 1 an11 z 6 ; le P. Langlois, que nous avons cite , & Jovet,T. 1 3 p. 6Z. Pierre le Vénérable, Abbe de Cluny, afait un Traité contre les Pétrobrujfiens , dans la Pré-facé duquel il réduit leurs erreurs; a cinq chefs. 1°. Il snioient que les enfans avant 1 âge de raison puisent etrejustifiés par le Baptême , parce que c est la Foi proprequi nous fauve avec le Baptême. 2". Quil ne falloirpoint bâtir d’Eglise , maïs détruire celles qui étoientbâties, parce que les Chrétiens navoient pas besoinde lieux saints pou r prier; qu’un cabaret étoit aussi bonpour cela qu’une Eglise , Sc une écurie qu’un Autel,Dieu entendant Sc exauçant par-tout ceux qui l’invo-quent, & qui méritent detre écoutés. 5 0 , Qu’il fautbriser Sc brûler les croix, parce que nous devons ab-horrer les instrumens de la Mort & Passion du Sau-veur. 4°. Que JÉsus-CHRiSTst’est point dans l’Eucha,-