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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ristie ; que ce Sacrement n'elì rien,& qu’il nc faut.point l’offrir à Dieu. s. Que les sacrifices, les prières,les aumônes Sc toutes les bonnes œuvres ne pouvoientde rien servir aux morts.

PÉTR0-J0ANN1TE. k m. & f. Disciple de Pierre-. Jean ; hérétique qui suit les erreurs de cet HérésiarquePetro- Joannita. Pierre-Jean, ou Pierre-Joannis, c’est-■ à-dire , Pierre fils de Jean, vivoit dans XII e siècle. Ilavança des erreurs que l’on ne fut , ou que l’on neconnut qu’aprcs fa mort. Alors on déterra son corps ,& on le brûla. Ses erreurs étoient, qu’il avoir seul ;l’intelligence du vrai sens, dans lequel les Apôtresavoient prêché l’Evangile ; que lame raisonnable n’é-

7 toit point la forme de l’homme ; qu’aucune grâcen'elì infuse par lc Baptême ; que Jésus-Christ futpercé d une lance à la croix avant que d’expirer, &c.

PÉTROLE.!', m. Liqueur bitumineuse qui sort des fentes ,des rochers en plusieurs lieux de l’Italie St du Langue-doc. Il y en a une fontaine à Zante, & en deux óu troisautres iles de l’Archipel. On en trouve de pluíieurscouleurs-, de noire , de rouge, de claire ou blanche, dejaune. Le pétrole estfort inflammable ; il sert aux com-positions des feux qui brûlent dans l’eau. En Latin pe-troUum. M. Ramazzini dans ses Œuvres, a donné uneDissertation sur les propriétés admirables de l'huile depétrole , pour la guériíon de plulieurs maladies, &

- entre-autres pour le recouvrement de la vue. ^

Ce mot est; Grec \ il vient de mrpa , pierre , & sA aiov,huile ; comme qui diroit huile de pierre.

Messieurs de l’Académie des Sciences écrivent Pitrol. Outre les huiles artificielles Sc végétales, c’est à-dir-e , tirées des plantes par expression, il y en a de na-turelles Sc de minérales,qui sortent d’elles-mêmes des*entrailles de la terre ; on les appelle en général huilesde pétrol 3 ou pétrole , parce qu'elles sortent de quel-ques fentes de pierres , ou de rochers. Selon toutesapparences , elles font l’ouvrage des feux souterrains,qui ont élevé ou sublimé les parties les plus subtiles decertaines matières bitumineuses. Ces parties se sontcondensées en liqueur par le froid des voûtes des ro-chers, où efies se iont amassées, & ont ensuite coulépar les fentes & par les ouvertures que la dispositiondu terrain leur a fournies. Le pétrole est: donc un bitumeliquide qui ne diffère que par la liquidité des bitumessolides, tels que l’alphaltum, le layet , &c. Le naph-the , qui est: un bitume, ou liquide, ou du moins fort

, mou, est la même chose que le pétrole.

Jusqu’à présent on a plus trouvé de pétrole dans lespays chauds que dans les autres. Oléarius, par exem-ple , dit qu'il en a vu plus de trente sources auprès deScamachie, en Perse. Cependant si 1 os pétroles sontformés par les feux souterrains, ces feux ne font pasparticuliers aux pays chauds. Il y a des pétroles enFrance ; mais, à la vérité, ce n’elì que dans les Provin-ces méridionales. Il y en a en Italie dans le Duché deModène , & c’est le meilleur que nous ayons ici. Ilvient d'une vallée très-stérile du Bailliage de Montfes-tin , à douze mille de Modène. Ce fut un Médecin deFerrare nommé François Arioste qui le découvrit en1640. On a ménagé dans le lieu avec beaucoup de dé-pense , & même de péril, distérens canaux , d’où cou-lent dans de petits réservoirs, ou bassins , trois diffé-rentes fortes de pétroles.

Le premier est presqu’auffi blanc, aussi clair & aussifluide que de l'eau, d’une odeur tres-vive Sc très-péné-trante,& pas désagréable: c est le plus parfait. Le secondest d’un jaune clair, moins fluide que le blanc, & d’uneodeur moins pénétrante. Le troisième est d’un rougenoirâtre, d’une consistance plus forte Sc d une odeur debitumeun peu désagréable. L’odeur de ces pétroles estsi forte & si pénétrante, qu’on dit qu’elle se sait sentiràplusdedemi-lieuede la source. M.Bolducafaitsur lepétrole -de la première espèce ou blanc, plusieurs Ob-servations que l’on trouvera dans l’Histoire de l’Acadé-mie des Sciences, m. dcc. XV. p. 16 3 &suiv. d’où cecia ete tiré. M. Bolduc n’a pû tirer du pétrole par la dis-tillation ; soit au bain de vapeur, toit au bain de sable,aucun phlegme, ni aucun eíprit salin ; tout ce qui estmonte, etoit dc l’huile seulement : il est resté au fond

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de la cornue une très-petite quantité d’une matière tïrtpeu épaisse Sc un peu brune. On ne peut donc mieuxfaire , quand on usera de pétrole en Médecine , quede le laister tel qu’il est. C'est un remède tour préparepar la nature. Ac, des Sciences , à l’endroit cité.

PÉTRONE, s. m. Nom d’homme. Petronius. Le fameuxPétrone vivoit fous Néron ; c’étoit un voluptueux fai-néant , Sc un débauché outré, dont les ouvrages fontpleins de saletés affreuses. Le fragment de Pétrone qUifut imprimé pour la première fois à Venise en 1499 >& celui qui fut trouvé à Traw en Dalmatie dans la Bi-bliothèque de Nicolas Cippius, palîènt pour vérita-bles ; mais tout ce qu’on a ajouté à fa Satire pour la ren-dre complete , comme elle fut imprimée à Paris en169; , puis à Rotterdam •& à Londres, est manifeste-ment supposé. On prétendent que cette Satire com-plete avoir été trouvée à Belgrade en 1688, & Nodottâcha d’en convaincre les Savans ; mais en vain. Poyt{le Tombeau du faux Pétrone de Belgrade, & la Con-tre-critique de Nodot. Perizonius, dans son CurtiusVindicatus , & Bentlei dans íà Disiertation Angloiíèfur les Epîtres de Phalaris.

iSui/zr-PÉTRONE, ‘Evêque de Bologne en Italie, vivoitau V e siècle , Sc mourut fous le règne de Théodose &de ValentinienlII.

«Ssiózr-PETRONEL. Fanum S. Petronilld. Bourg de 1 Au-triche , -situé fur le bord méridional du Danube , àttois lieues au-dessus de Hambourg. On prend S. P e "tronel pour Tancienne Carnus, Carnutume ville de bHaute-Pannonie.

PÉTRONILLE. f. f. Nom de femme. Petronìlla. SaintePétronille n’étoit point fille de Saint Pierre, commeon le croit communément; dumoins les Actes de cetteSainte fur lesquels cette opinion est fondée, font ma-nifestement faux. Pétronille de Craon de Chemillé estla première Abbesse de Fontevraud, vers 1116.

PETTALORYNCHLTE, ou PETTALORUNCHlTE. fim. & f. Nom de secte. Pettalorunchita. Les Pettalo-rynchites étoient desFanatiques,qui quand ils prioient,mettoient leur second doigt, ou leur index dans lestsnez, prétendant par ce geste, ou cette figure, se coníh'tuer les juges du monde. Voye^S. Epiphane , her. 4$'Ce mot vient de ■nlPìaXK, qui signifie un pieu, StpÉxsqle nez,apparemment parce que ce doigt mis dast sle nez avoir en quelque forte la forme d’un pieu qu’ 011plante en terre.

PETTAW. C’est une ancienne ville de la Haute-Parm 0 'nie. Pettavium , Petavium sPetovium 3 anciennem^! li:Petovio j Pettovio. Elle est maintenant dans la BalleStirie , aux confins de l’Esclavonie, sur la Drâve,douze lieues deCylley, vers le nord oriental. Pe ttaVfappartient à l’Archevêque de Salrzbourg.

PETTEIA ; ou PETTIA. s. f. Mot Grec , & terme d-Musique auquel nous n’en avons point qui répond' e |'notre langue. Petteia. La mélopée, c’est-à-dire j 1qui donne des règles pour arranger les sons les uns aPCles autres, de manière que cet arrangement pj'° ,une bonne mélodie, ou de beaux chants ; la rné mP^Odis-je, a trois parties, que les Grecs nomment -sf/ysOMixis& Chrejìs ; les Latins Sumptio 3 Mixtio &

Sc les Italiens Presa 3 Mescolomento 3 Uso. Br oSS '. .dernière s’appelle aulsi par les Grecs, Wì'tÌìm, P^/y^lSc par les Italiens Pettia. La Petteia ou Pett'm e> ^qui donne le moyen & les règles pour faire st 11 1 ^discernement de toutes les manières de rang er oU oS fcombiner les sons entre eux, pour les placer à_p r °P^& de manière qu’ils puissent produire leurestf r ’ ^ eUtà-dire, exprimer les différentes passions q l,e °^ S ç ofí sexciter ; qui par conséquent fait connoître, c l u .nous devons employer dans nos chants, Sc <1° ■ ^- cllnous en devons rejettes, s’il est à propos, & c0 Jjjde fois nous les pouvons répéter ou rebattre , scommencer fur-tout dans le nesso, ou les íaitts ,P‘^^son aigu pour descendre à un son grave , ou_*•traire monter d’un son grave à un Ion aigu, c ' n di ,tia efi quâ cognoscimus quinam sonorum em p ûfT ' 0& quifint assumendi, tum quoties illorumfing u _ at quià quonam incipiendum 3 & in quem dejinendu pdd-hdc quoque morem exhibet. Ariflides 3 p- jyp £L bcin-