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Meihojn. Brossard. C’est la Pettia qui fait les mœursdans la Muíique , parce que c’est elle qui fait choisirtelle ou telle pastìon, tel ou tel mouvement de lameà exciter, 8c qu il est ou bien ou mal d’exciter en tellerencontre. Cest donc dans la Muíique, ce que font lesmœurs dans la Poétique.
Je ne vois pas d’où ce mot a été pris chez les Grecs,linon de níflu* , nom d’un certain jeu qui étoic leurjeu d echecs, parce que la Pettia Musicale fait unecombinaison & un arrangement des sons, comme laPettia ou jeu des échecs fait la combinaison 8c l’arran-gement des pièces du jeu qu’ils appeloicnt ru-flo); 7 t triée,calculus ; une pièce du jeu des échecs. Gomme on pou-voit prononcer aulli Pejfos , vaoaòç , on pouvoir direPeffda ,ou Pejjla.
PETTERSDORPE. Village de la Tranfilvanie , situé àcinq lieues de Weilîènbourg, vers le levant. Peters-dorjium. Quelques Géographes le prennent pour Fan-cienne Pctrodava ou Petridava, petite ville de la Dace.
PETTERSHAUSEN , PETERLINGEN. Petite ville ducercle de Souabe. Petterhu fìum , Petterlingua 3 PétriPanum . Elle paste pour un fauxbourg de la ville deConstance , dont elle n'est séparée que par un canal,qui joint le'lac de Constance avec celui de Zell. Pettcrs-hausen est un lieu bien fortifié. Il y a unC Abbaye del’Ordre des Bénédictins, & l'Evêque de Constance yfait souvent ía résidence, de même qu’à Mersbourg.
ffcT PETTINA. Nom que l’on donne en Ruffic à un im-pôt extraordinaire qu’on lève dans les nécessités pres-santes. C’est le cinquième des biens que les Sujets fontobligés de payer.
PÉTULAMMENT-. adv. D’une manière pétulante. Pe-tulanter y asperè , dure. Cet homme agit fort pétulam-ment. Richelet.
fìCP PÉTULANCE, f, f. Caractère d’un homme pétu-lant. Petulantia. Voye\ Pétulant. Les Etrangers re-prochent aux François leur pétulance y leur emporte-ment dans la jeuneilè. Cet homme parle avec beau-coup de pétulance.
PÉTULANT , ANTE. adj. Qui est emporté, fou-gueux , impétueux & brusque , & qui par Paginationcontinuelle où il est , tient les autres dans le trouble.Petulans , pr&ceps y turbulentus. Cet homme a Pcfpritpétulant & emporté. On doit toujours représenterAchille fougueux, pétulant 8c indomptable. Le P. leBrun. Humeur pétulante.
Quelques Auteurs appellent la fête des Pétulans yune fête qui fe célébrois en Grèce par des sacrifices &des cérémonies que les hommes faifoient en habit defemtnes, & les femmes en habit d’hommes pour ho-norer Vénus, dont on fuioit un Dieu ou une Déestë ,ou l'un & l’autre. Macrobe parle de ces sacrifices dansses Saturnales, L. III , c. -Q au commencement. Oubien cetoit une fête qui fe célébrait à Argos 8c pendantlaquelle les femmes s’habilloient en hommes , & in-fultoient à leurs maris, les trairaient avec hauteur,avec empire , en mémoire de ce que les Dames Ar-giennes défendirent autrefois leur patrie avec beau-coup de valeur contre Cléomènes 8c Démaratus Ron-deliacé. Plutarque le rapporte dans son Traité des Bel-les Actions des femmes. Hybrifìica. J aimerais mieuxappeler ces fêtes les Hybrifiiques , que de dire la fêtedes Pétulans. Amyot dans fa traduction de Plutarque amême conservé le mot Hybrifìica tout pur Grec, fanslui donner la forme Françoise. Ce combat ( des Ar-yennes contre les Lacédémoniens ) fut, comme lesuns écrivent, le septième jour: ou , félon les autres,Je premier du mois que l’on nommoit anciennementTetartus en Argos, 8c maintenant Hermceus, auquel lesrgiens célèbrent encore aujourd’hui une fête íolcn-p? r 5 9 U appellent Hybrijiica , comme qui diroitfaTe ai £ 1C ' où la coutume est que les femmes vêtent desdes r^ r ma » U( ì aux à usage d’hommes ; & les hommes,PÉTTTT orrr , Cs v °des à usage de femmes. Amyot.r.r;, * "Ùj. m. 8c f. Vœux mot. Remuant, bon-
is ‘ n c °mme les chèvres : c’est pourquoi le Poëte dit,x, ique petulci. Borel. I-I" Petulcus signifie propre-™- T fappede lacorn ,
i\. l. m Herbe nommée Nicotiane y tabac , oulomé PI.
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herbe à la Reine. Petunum tabacum , Nicotiana. Onla prend en fumée, en poudre 8c en machicatoire.C’est un nom originaire que les Peuples de la Florideont donné à cette plante , d'où elle a été apportée enPortugal, & de-là en France par Jean Nicod, d’oùvient qu’on la appelée auísi Nicotiane. Foyer; Tabac.
M. Lémery dans ion Traité des Alimens ,p. 4p6 ;dit qu’un des 210ms Latins du tabac est pstum , 8c pré-tend que ce mot vient de rnrdw ; extendo y parce queles feuilles du tabac s’étendent beaucoup.
Bout-de-Petun. Nom d’un oiseau des îles de l’Amérique.Species quxdam Merula Americana. Il y a dans la Gua-deloupe un très-grand nombre de petits oiseaux noirs,fort semblables aux merles ; les Habitats les appellentBout-de-petun 3 parce qu’ils croient que cet oiseau dit
• en ton ramage, un petit bout dc petun. Il a la voix fortéclatante ; quand il chante, il étend les ailes éparpillela queue, & danse à la cadence de font chant. Il donnela chaste aux petits lézards, & les mange : il vit aulïìde castàve , qu’il vient dérober jusques dans les cases.L’on ne voir point de ces oiseaux dans la Martinique.P. du Tertre.
{fT PETUNER. v. 11. Prendre du tabac. Il ne fe dit quede celui qu’on prend en fumée. Tabaci fumum ore na-ribusque excipere 3 vel haurire. En Hollande , fur lamer , c’est une chose ordinaire de petuner. On ne le ditque par dénigrement.
PÉTUNSE. f. m. Mot que nous avons pris des Chi-nois. C’est le nom qu’ils donnent à la pierre qu’ils em-ploient pour faire la porcelaine, cn la mêlant avec lekaolin.
PETZER. Bourg de la Haute-Hongrie, situé fur la Teyf-fe, à huit lieues au-destous de Segedin. Peinera. Quel-qties Géographes prennent Petr;er pour l’anciennePyrite ville des Jaziges Métanastes.
PETZORA , PUSTE OZIÉRO. Ville de la Motcovie ,Capitale de la Province de Perfora. Elle est défenduepar une citadelle, & située fur la rivière de Petrora „à trente-quatre lieues de son embouchure dans la mecGlaciale- Petvora est apparemment la même que M.Witfen appelle Putroíerskoy , & qu’il place dans uneîle qui est au milieu du lac de Pustoie , formé par la ri-vière de Petzora.
PETZORA , Province de la Moscovie. Petzora. Dans lesCartes de Sanfon elle est entre le Juhorski la Sibé-rie , l’Obdorski, & la mer de Moscovie. Cette pro-vince est fort étendue ; mais elle est pleine de monta-gnes & de forêts, très-froide 8c mal peuplée. La riviè-re de Petzora la baigne dans tout son cours, & feslieux principaux font Petzora capitale , Papinowgo-rod & Velislci Poyalfa. M. Witlen appelle ce paysPustozerie, il en fait une partie de la Samojéde : il ymet , outre les lieux marqués, Pustozero Kloster ,Petzora Kloster, Nicolai , Oust-Silemska : & fur ktcôte il met la Nouvelle Vaícheren entre l’embouchuredu Perfora Sc le détroit de Veigats : 8c la NouvelleFrise au levant de ce détroit. Ce font deux pays auf-quels les Hollandois ont donné ces noms cn y abor-dant , lorfqu’ils cherchoient un chemin pont aller à laChine par la mer Glaciale.
Petzora , Grande rivière de la Moscovie. Perfora. Elittraverse toute la province de Pet^ora , baigne Papi-nowgorod 8c Petzora , eù elle commence à íè divi-ser , & va fe jetter dans la mer Glaciale par six embou-chures. M. Witíen croie que cette ìivieieest 1 c Lytar-mus des Anciens, Sc il nc lui donne qu une embou-chure, qui forme quelques petites iles cn entrant aans
la mer. , ^
Petzora. La 111er de Petzora , ou la 111er Petzorke.
Poye\ Moscovie, Mer.
PEU.
rpj- pEU. Adverbe de quantité opposé à beaucoup. Pa-rian. Dormir, manger, marcher, parler peu. Les plai-sirs durent peu. Il s’est expliqué en peu de mots. Il re-viendra dans peu de jours. Il faut boire peu de vin dansla fièvre.
?fT On ne peut dire correctement un peu de larmes,
Y y y y ‘