-726 P H A
nyme de rongeant > corrodant. On appelle ulcères pha-gédéniques, des ulcères malins qui rongent & corro-dent les chairs voisines. Médicameqf phagédéniques ,ceux qu’on emploie pour guérir'les excroissances, leschairs fongtïeuies. Phagedenicus.
l 'ft On appelle eau phagédénique 3 en Chimie, une eauqu’on tire de la chaux vive, qu’on emploie pour laguérison de ces tortes d’ulcères.
Pour faire l’eau phagédénique 3 il faut prendre deuxlivres de bonne chaux-vive, bien calcinée Sc nouvel-lement faite, la mettre dans une grande terrine, Scverser par-dessus peu à peu dix livres d’eau de pluie.On les laisse ensemble durant deux jours, en les re-muant íouvent ; ensuite on laisse bien rasseoir la chaux,Sc l’on verse par inclination l’eau qui surnage ; on lafiltre, & on la met dans une grande bouteille de verre ;on y ajoute une once de sublimé corrosif en poudre,lequel se changera de blanc en jaune , & descendra aufond du vaisseau, l’eau étant rassise : on s’en peut ser-vir pour mondifîer les plaies & les ulcères, Sc pouren consumer les superfiuités, & principalement pourla gangrène, auquel cas on peut y ajouter fur l’heurcun quart ou un tiers d’eíprit de vin. Voye\ Glaser,'Traité de Chimie 3 L. II 3 c. i S. Les Ephémcrides-del’Académie des Curieux de la Nature disent que 1 on aguéri des ulcères phagédéniques avec de la fiente de ,brebis. Decad. II 3 An. VI. p. 1S6,
Ce mot vient de ^ayAuiva , ulcus tumidum 3 profun- ■dum j & vicinas partes erodens ac depascens , ainii que1 expliquent les Bollandistes,Nc 7 u SS. Februarii 3 T. II. •p. p p. C’eíf-à-dirc , un ulcère enfié, profond, Sc quimange Sc corrode les parties voisines ; de $iyu>/xui je jmange. Et parce que cette eau sert à la cure de ces sor- jtes d ulcères 3 on l’a appelée phagédénique 3 ou phagé-dénique.
ÍHAGÉSIES, ou PHAGÉSIPOLIES. f. f. pi. Terme deMythologie. Fêtes de Bacchus , dans lesquelles on fu-ioit de grands festins, ce que signifie leur nom. Deçctyí’v manger.
PHAGRE. í. m. Nom d’un poisson que les Evénites enEgypte adoroient. Phagros. Clément Alexandrin dansson Exhortation aux Juifs, nous est témoin du cultequ’on lui rendoit. Eli en rapporte deux rasions de ceculte ; la premiere que ces poissons prévenoient Sc an-monçoient par leur venue l'inondation du Nil ; la se-conde , qu’ils ne mangeoient point les autres positons.Athénée dit pourtant le contraire, I. VII , après Hi-césius ; il dit aussi qu’il étoit doux Sc astringent, ce queVoisins dit être faux; qu’au contraire, il lâchoit leventre : on dit encore qu’il étoit difficile à digérer, Sc•que celui dc mer est meilleur que celui de rivière.Voyeç Voisins, De Idolol. I. IV 3 C. 2p & j i. LePhagre est un poisson de mer, long d’environ unpied, gros, large , de couleur rouge , ressemblantbeaucoup au rouget, mais plus grand Sc plus gros. Ilest couvert d’ecailles rondes, amples & tendres. Sonnez est aquilin ; son nusieau est gros, rond; ses dentsfont aiguës ; fa tete renferme de petites pierres. Il vitd’alga, de boue Sc de petits positons. Il est bon à man-ger. Les pierres de fa tête, prises en pondre, font apé-ritives , propres pour la pierre du rein, pour resserrerle ventre, & pour adoucir les âcretés Sc les acides ded’estomac. Son nom de jrhagrus vient, dit-on, de fra-gum j qui signifie une fraise, parce que la rougeur dece positon est semblable à celle de la fraise.
PHAIOFNÉE. s. f. C’est un bâtiment du Japon , dont lesGrands-Seigneurs sc servent pour aller se promener,à peu près comme on se sert d’yachts en ces pays-ci.Il y a dans le milieu une chambre pour le maître dubâtiment. Elle est couverte de nattes, Sc les armes dupropriétaire font élevées au-dessus. Aubin.
PFIAISAN. f. m. Voyey Faisan. Quelques Auteurs écri-vent pourtant phaifan , témoin M. Lémery dans tonTraité des Alimens, C. 26. Le phaifan doit être choisijeune, gras, Sc d’une chair tendre , succulente & déli-cate. Il nourrit beaucoup, il fournit un bon suc, ilproduit un aliment assez íolide & durable ; il fortifie,il restaure , rétablit les hectiques , Sc les personnesconvalescentes, & il se digère facilement. On prétend
P H A
que son usage est salutaire aux épileptiques , ceistqui font attaqués de convulsions. Lémery.PHALANGE, f. f. Terme de l’Art Militaire. Gros ba-taillon carré que formoient les Anciens, qui etoit tpressé, que les Soldats avoient les pieds les uns contreles autres avec leurs boucliers joints, Sc leurs piquescroisées, en telle forte qu’il étoit presque impossible asle rompre. Phalanx. Il étoit composé de 8000 hom-mes. Titc-Live dit que cette manière de bataillon aété inventée par les Macédoniens, Sc leur étoit parti"culière; d’où vient qu’on lui domioit pour épithète or-dinaire , Phalange Macédonienne. _ ,
fCT Ces Soldats pesamment armés qui formoient àphalange , combattoient fur quatre , huit, douze, Scmême seize de hauteur. Ainsi il y avoir des phalangisimples, doubles , triples, quadruples. La phalangeoctuple dont on voir un exemple à la bataille de Ma-gnésie , avoir de hauteur z 1 hommes.fssF Phalange , terme d’Anatomie. C’est le nom qu 011donne aux os qui composent les doigts du pied Sc de *main. Les pièces dont chaque doigt est formé, portentle nom de phalanges. Phalanges. Le pouce a d £tlíphalanges • les autres doigts en ont trois.
Phalange'. Terme d Histoire naturelle, est aussi un p ct!insecte venimeux , dont Aëtius distingue six cípeccs >entre lesquelles il y a des araignées, des fourmis, ^tarentules, 6>c. Foyey Tarentule.
Quelques-uns nomment aussi phalanges les gtou eSmouches qui se voient aux Antilles. Outre lescuyes , il y en a qui font beaucoup plus grosses jd’une étrange figure. Il s’en trouve qui ont deux trom-pes pareilles à celles de 1 éléphant ; l’une recourbéeshaut, & l’autre en bas. Quelques autres ont trois co*-nés, une naissant du dos, Sc deux autres de la tête. Nreste du corps, auffi-bien que les cornes, est nou eluiíânt comme du jayet. il y en a qui ont une g l ' an ,corne, longue de quatre pouces, en façon d’un bec“beccalïe, listée par-dellus & couverte d’un poil f°*‘par-dessous , laquelle leur fort du dos , Sc s’ava> lCtout droit fur Ja tête , au haut de laquelle il y a enco r “une autre corne semblable à celle du cerf-volant , st uest noire comme ébéne Sc claire comme du verre.fo 1 *le corps est de couleur de feuille-morte, polimassé. Elles ont la tête & le museau comme un lîn8 e ’deux gros yeux jaunes & solides, une gueule fcndv e 'Sc des dents semblables à une petite scie. LonviI"Poincy , Histoires des Antilles 3 C. XIV. Art. Fécrit falange 3 mais phalange est plus ulité. <
PHALANGISTE,ouPHALANGITE. f. m. Soldatsla phalange. Les phalangis es ne pouvant fairede leurs longues piques, parce que les fuyaQ s ..replioient fur eux Sc les empêchoientRollin. . ,
PHALANGIUM, f. m. Plante qui pousse des fa r ^ lltdes feuilles longues, étroites, gramineuses,par terre. Il fort d’entrc elles une tige à la hauteur dviron deux pieds, grêle, liste, ronde, se divss 0 .fi sommité en plusieurs petits rameaux qui s oU P ^nent des Heurs blanches , composées chacunefeuilles disposées en étoile. Il leur succède des £presque ronds , divisés en trois loges qui rcn ( C rfVe.des semences anguleuses, nefires. Sa racine est >s? x-En Latin Phalangium parvo flore ramosum. Afncfort met deux autres espèces de Phalanfl ufíl ; nnSCe mot vient du Grec paxáysioi /, qui - lC yiespèce d’araignée dangereuse. Les Anciens U 1 °- iurn>grand cas de la plante qu’ils nommoienx. pfl a an ^pour guérir les morsures de cette araignée.PHALARIQUE. Voye-q Falarique. f. } C ^ ce aC"guerre des Anciens. C’étoit une espèce “ e . al r Jemée, qu’on entornlloitd’étoupes pleines de ° l j’ui-bitume, de résine Sc d’huile incendiais* sS»
cé par les Bassistes perçoit les couvertures c s ^U"s’attachoit au corps de la machine , & la bru 0vent. Phalarica. , , u fraU*
PHALARIS, f. m. Plante qui pousse des tiges ^ por-teur d’environ deux pieds, semblables à cel $ £$ seuil"ge , entrecoupées de quatre ou cinq nœuds- c ctkîles ressemblent aussi aux feuillcs .de l’orge, 0