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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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mou , les Flaciens s’élevèrent contre elle , 8c contretous ceux qui tenoient le sentiment de Philippe Mé-lanchthon , &fles nommèrent Philippstes par déri-sion 8c par mépris.

PHILIPPOPOLI , ou PHILIPPOPOLIS. Nom -duneville de la Turquie en Europe. Philippopolis. Elle estdans la Romanie , sur la Mariza, à vingt-quatre lieuesau-dessus d’A-ndrinople. Cette ville est allez grande,Sc Archiépiscopale, mais elle n’est pas enfermée demurailles. Maty. Philippopolis en Thrace. Fleur y.

"PHILIPPOT. s. m. Nom d’homme, diminutif de Phi-lippe. Philippus. Le peuple appelle P helippot ,\in pe-tit garçon nommé Philippe, & il prononce Flipot.Viens-çà, Phdipot.

fTP PHILIPPOTE. s. m. Nom de femme, diminutifde Philippe. Philippa. C’est un terme populaire.

ÎMLIPSTAD. Nom dune petite ville de la Suéde. Phi-lippopolis , Philippofladium. Elle est située entre desmarais, dans la Province de Vermeland, à huitou neuf lieues dc Carlostat, vers le nord oriental. ,Maty.

ÎÍPHILISBOURG. Ville du Palatinatdu Rhin, située dánsT Evêché de Spire, à Fembouchure de la Sarza, dans leRhin, à aine lieue de Spire, & à six d’Heidelberg, ducôté du midi. Philippoburgum .-, autrefois Udenhei-mum. Cette ville n’étoit autrefois qu un village nom-mé Udenheim ; George, Comte Palatin, y fit bâtir unPalais pour l’Evêque de Spire, lan 131-2. L’EvêqueGebhar l’entoura de murailles Fan 1343. Philippe-Christophe de Sotteren, Evêque de Spire., & Arche-vêque de Trêves, la fortifia de sept bastions, & lui :donna le nom d c Philisbourg. On y a ensuite ajoutéplusieurs ouvrages; & tout cela joint au terroir ma- :récageux où elle se trouve, a fait de -ce lieu une rplace très-forte 8c très-impottante. Elle fut plusieursfois prise 8c reprise par les Impériaux fur les Fran-çois Pan 1676 , Sc elle leur fut laissée par la paix deNimégue.Les Françoisl’onrreprise l’an 168§,&ren-due à FEmpire par la paix de Ryswick. Maty. Ellefut encore prise par les François en 1734, & ren ~ ■due par le traité de Vienne. Long. 2 3 d. L m. 1 y s.lat. 49 d. 13 m. y o f.

PHILISTIN, INE. s. m. 8c f. Nom de peuple. Philistms,Philstinus , Paleflinus j a. Les Philistins étoient -unpeuple qui habitoit dans la terre de Chanaan, & queles Israélites n’en chassèrent point. Ils s’étendoient lelong de la mer Méditerranée, du íùd-ouest au nord-est , depuis le torrent d'Egypte, c’est-à-dire, le Rhi-nocorure , jusqu’à Jamnia. Ils avoient la mer à Foc- >cident ; & à Forient, les Tribus de Siméon & de Dan.Ils étoient divisés en cinq Satrapies, dont la plus mé-ridionale avoir Gaze pour capitale, 8c la plus septen-trionale Geth. Au milieu entre ces deux-là étoient As-calon, Azot & Accaron. C’est de leur nom que laTerre-Sainte prit, fous les Romains, le nom de Pa-lestine , qu elle conserve encore. Un savant Anonymea prétendu, il y a quelques années, que les Philistinsétoient Chananéens 8c Phéniciens. Sa dissertation furcela est dans les Mémoires de Trévoux, 1714, p.

fuiv- Il prétend que les restes des Chananéensqui ne furent pas détruits par les Israélites, fo joigni-rent aux Philistins , & furent appelés Philìstins com-me eux ; 8c c’est pour cela que les Septante les nom-ment d’un terme générique A A A<souA«/, c’est-à-dire,Etrangers.

PHILLYRÉE, ou PHILLYREA. f. 5 Arbrisseau quicroît à la hauteur d’un homme , jettant beaucoup derameaux couverts dune écorce noirâtre. Ses feuillesfont opposées le long des tiges 8c des branches, sem-blables à celles del’olivier sauvage, mais plus étroitesSc plus vertes , d’un goût amer. Ses fleurs font des go-dets découpés en qUatre parties, de couleur blancheherbeuse. Après qu’elles íont passées il leur succède•des baies sphériques , grosses comme celles du myrte,noires quand elles sont mûres , disposées en petitesgrappes, d’un goût doux, accompagné de quelqueamertume. Ces baies renfermcntjfous leur peaux unesemence qui est aussi sphérique. En Latin PhillyreaMngustijolia prima. C. Bauh. Les feuilles & les bísies

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•de \zphïlîyréa (oút astringentes , propres pour les ul-cères de la bouche, 8c pour les inflammations de lagorge. Il y a plusieurs autres espèces de phillyrea.

PHILOCTETE, f. m. Fils de Péan. Ce fut à lui qu’Her-cule laissa ses flèches pour héritage. Après la prise deTroye, il alla chercher un établissement dans la Cala-•bre , avec quelques Theílaliens qu’il avoir amenes deGrèce, 8c il y fonda la ville de Pétilie. Ce Héros avoirété un des Argonautes.

PHILODAMÉE. f. f. L’une des filles de Danaus , merede Pharis ,-Fondateur de la ville de Phares en Messénie.

PHILODOXE. s. m. Qui est attaché à sonsenriment, q ulabonde en son sens. La Mothe le Vayer dit au sujet dela Physiologie, que les hommes y sont d’autant moinsphilosophes, qu’ils sont tous phdodoxes , ou amateursde leurs opinions, dont ils parodient presque toujoursidolâtres, T. 13 3 p. 4.01. Qe. mot est un de ce uxdont l’Auteur a pris la liberté de se servir , quoiqu ibsoient plus de l’école que de l’usage ordinaire. Ce n eupas, dit-il, pour les autoriser que je les ai employés,c’est seulement parce qu’ils se sont présentés à moi dansTimpétuosité de ma plume, & que j’ai jugé qu » sétoient assez propres, ou même nécessaires à mon ex-pression , eu égard for-tout au sujet qui m’occupoiuEn tout cas, je rfoblige personne à les approuver ,Remploi en sera libre; mais j’en ai vu naître depuisvingt ou trente ans une infinité qui ne valent p a ?mieux, ce me semble, & qui courent aujourd’h ulparce qu’ils ont. plû, le peuple lettré n’en ayant p aS«moins rebuté, quand ía fantaisie a été de ne les p* s«recevoir .P. 406.

PHILOGÉE. f. m. C’est le surnom d’un des chevaux ûusoleil. Il signifie qui aime la terre. Il prend son nou®-du soleil à son coucher, où il semble tendre vers 1*-terre. De <p/A d, j’aime , & 7«, terre.

PHILOLAUS, f. m. Esculape avoir, près de la ville d’A-sope, dans la Laconie, un Temple où il étoit honoi' esous le nom de Philolaus , c’est-à-dire, bon & sali'taire aux hommes. Il ne pouvoir avoir un surnom plusglorieux.

PHILOLOGIE, s. f. C’est une espèce de science compo-sée de Grammaire, de Rhétorique, de Poétique, d’A«'tiquités, d’Histoire, 8c généralement de la critique &interprétation de tous les Auteurs ; en un mot, u 116littérature universelle qui s’étendsur toutes sortes c csciences 8c d’Auteurs. Philologia. Elle faisoit ancie' 1 'nementla principale & la plus belle partie de laGraissmaire.Eratosthène,Bibliothécaire d’Alexandrie, a .&■?le premier qui a porté le beau nom de philologues'vant Suétone , ou celui de critique, selon Clém en ,Alexandrin. Il vivoit du teins de Ptolomée Philadf ^phe, & est mort en FOlympiade 146. Marrianus C apelía a donné le nom de Satyre à son ouvrage “ ^noces de la Philologie , ou de l’amour des BeU eSLettres.

M. l’Abbé de Tilladet publia en 17 j 2 , à Paris ch<stFrançois Fournier , vingt-cinq dissertations sueverses matières de Religion 8c de Philologie , avecgrand nombre de lettres Latines à la fin , deuxmes in-12. C’est un fort bon ouvrage, ou plutôt, c

sont plusieurs de M. Huet, Evêque d’Avranches-XIX° Dissertation, page 167 du second tome,tient ses additions à l’étymologique de la langue r raçoise de M. Ménage. .

^ PHILOLOGIQUE, adj. Qui concerne la Phd? 1 ^c’est-à-dire, la littérature universelle, les , e •lettres. Certains points historiques 8c /sei/Nstíj? p £r ’sont absolument nécellàires pour l’intellig ence e »se & d’Horace. Jug. de Sav. in-12, vol. 3 *P‘ ^ yv.M. de la Monnoie, parlant de Roland des ^ aret pso/ í )-nous avons de lui deux livres d’Epîtres Latines r ^logiques fort élégantes , imprimées après fa in0 '

16 5S- .. , qui

PHILOLOGUE, f. m. homme habile en phisosesa écrit en ce genre de littérature. Philolog uS \y j eLipse, Ange Politien, Cœlius Rhodiginus^^ujosavans Philologues. Muret est un elegant P so^acsiuLe Philologue est un homme de lettres> q ui jì