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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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a diverses parties de la littérature, 8c sor-tôut à lacritique. Ac. Fr. 1740. On appelle Philologue , unhomme , qui embraíìanc toutes tortes de íciences,n’en approfondit aucune. La principale occupationd’un Philologue , qui fait partie d un Grammairien,est d’expliquer & d’interpréter les anciens Auteurs ,en quelque genre qu ils aient écrit : ainsi, il faut qu’ilsache un peu de chaque science 8c de chaque art. Ob-servai. sur les Ecries modernes , T- XI , p. 134- Sila Grèce & Rome ont brilles par leurs Philologues ,lious avons eu auisi les nôtres, tels que les Scaligers,les Saumaises, les Casaubons, &c. Mais la Philologie,si cultivée par les Anciens , & même encore aujour-d’hui par des peuples nos voisins, & sur-rout par lesAllemands & les Anglois, est presque absolument né-gligée en France. On peut néanmoins donner le nomde Philologues auxsavans hommes qui composent no-tre Académie des Belles-Lettres, aux Moréris, aux Bay-les, aux Dupins, aux Montfaucons , aux Goujets.Tout Journaliste peut s’honorer de ce titre, & M.Rollin lui même , quoiqu’Auteur très-distingué , nedoit pas le dédaigner, p. 138 , 13p. Pour un Dic-tionnaire comme celui de Moréri, il faudroit que cefût un parfait Philologue qui y eût mis la main. Mé-lange d’HiJloìre & de Littérature du P. d’Argone,fous le nom supposé de Vigneul-Mar ville, Tome I,p. 306.

PHILOMELE. s. f. Nom d’une fille de Pandion, Roid’Athènes. Philomela. Elle étoit sœur de Progné,femme de Térée , fils de Mars, & Roi de Thrace : cePrince conçut une violente passion pour Philomele,fa belle sœur, & la satisfit ; mais asin que Plùlomèlene pût déclarer la violence qu’il lui avoir faite , il luifit couper la langue, & envoya cette malheureusePrincesse à la Cour du Roi Lincé. Lœtuze, femme dece Prince , trouva moyen de faire conduire Philomeleà Progné. Elles résolurent ensemble de venger le dou-ble attentat de Térée. Progné tua son propre fils Itys,

Sc le servit dails un repas à Térée son mari. Quandil en fut averti, la fureur le transporta ; il poursui-voit sa belle-sœur & sa femme , pour les immoler àson ressentiment, lorsque tout-à-coup les Dieux leschangèrent tous,Térée en épervier, Philomele enrossignol, Progné en hirondelle, & Itys en faisan.C’est pour cela qu’en Poésie , tant nos Poètes Françoisque les Latins, disent Philomele pour rossignol. Foye £les Métamorphoses d’Ovidc, L. VI.

Et dans les bois prochains Philomele en gémit.

Despréau x.

On volt plus d'une hirondelle 3 ,

Et son entend nuit & jourLa charmante Philomele,

Parler de son tendre amour. Bosquillon.

^HlLOMETOR. f. m. Surnom de quelques Princes furles médailles. Termes d’Antiquaire. Philometor. Dé-wétrius III du nom, & vingt-qUatrième Roi de Syrie,surnommé Philometor. Il y a aussi un PtoloméePhilometor, Roi d’Egypte.

Ce nom vient de <p/Ao<, ami , & p-ms, mere. Philo-wefor. Qui aime sa mere.

HILON. s. m. Célèbre Architecte, vivoit environtrois cens ansavans Jéfus-Christ. Il travailla à la con-duction dc plusieurs Temples , 8c au fameux port de, J pendant que Démétrius de Phalère gouvernoita Athènes. Il écrivit fur l’Architecturc. Quelques-unsprétendent qu il est le même que Philon de Byzancc ,

^ ^ ur T un ^ taite des Machines de guerre, impri-me au Louvre cn 1687.

PH auPse duí s * m ' Ph \ lonìum - Terme de Pharmacie,qui le du d un opiat dont il ya deux fortes le phi-

lonium romain & le phlonium persique L epkilo-««« romain qu on appelle aussi grand philonium , apris son nom de Pinson, Médecin, son inventeur 1est compose des semences de jusquiame & dc pavotd opium j 8c de pmsicurs autres ingrédiens. O n s’enurt pour calmer les douleurs, pour exciter le som-

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meil j pour les rhumes, pour les coliques. Le philo -nium persique est un autre opiat, composé de diversingrédiens, entre lesquels sont í’opium , la terre sigil-lée , la pierre hématite, le castor , le safran. Il est pro-pre pour arrêter les hémorragies, les cours de ventre,

8c pour empêcher l’avortement.

PHILONOME. f. f. Fille de Nyctimus, & de la Nym-phe Arcadie, alloit d’ordinaire à la chasse avec Diane.Philonomé. Fille de Craufagus. femme de Cycnus.PHILOPATOR, si m.Termed’Àntiquaire , surnom dequelques anciens Rois d’Egypte & de Syrie. Philopa-tor. Ptolomée Philopatori sicceda à Ptolomée Evergè-te, & eut pour successeur Ptolomée Philométor, enEgypte. Séleucus Philopator, Antiochus Philopator ,Antiochus le pieux, Philopator , Antiochus Epipha-nes Philopator, sont quatre Rois de Syrie. Voye%l’histoire des Rois de Syrie de M. Vaillant.isT PHILOSOPHARE, adj. f. Quine sc dit qu’en cettephrase, pierre philosophale. Il croit avoir trouvé lapierre philosophale. On dit d’un homme qui fait unedépeníe fort au-dessus du revenu qu’il paroîr avoir,qu’il faut qu’il ait trouvé la pierre philosophale. O 11dit aussi d’une chose extrêmement difficile à trouver,que c’est la pierre philosophale. Et pour dire qu’unhomme a l’esprit fort borné, on dit qu’il ne trouverapas, ou qu’il n’a pas trouvé la pierre philosophale.Acad. Franç. Foyer Pierre Philosophale , aumotPierre.

PHILOSOPHATRE. f. m. C’est le nom que les Maîtresdu grand Art donnent aux Philosophes qui ne saventpas leur art, ou l’Alchimie. Philosophasler. Voye £Philosophe, Chimie.

§3“ PHILOSOPHE, f. m. Philosophus. Dérivé du Grec5 . ami > & <r°q>‘<x, sagesse • ami de la sagesie.Dans les premiers rems, on appella fage , sophi ,ceux que nous appelons aujourd hui Philosophes. Py-thagore substitua à ce titre fastueux de sage, le nommodeste d ami de la sagesse. Les premiers Philosophess’attachoient principalement à ce qui coticernoit lesmœurs & les sciences utiles à la société. Thaïes fut lepremier qui s’appliqua à la Physique, & à cherchetles raisons des choses naturelles.

|ÌGT Le nom de Philosophe fut alors déterminé à signi-fier celui qui connoît ou cherche à connoître les cho-ses par leurs causes 8c par leurs esters. Felix qui potuitrerum cognoscere causas. Chercher à découvrir, dé-couvrir autant qu’il est possible, la raison qui faitque les choses sont, & qu elles sont de telle manièreplutôt que d’une autre. Voilà l’idée que renferme lemot de Philosophe.

Les anciens Philosophes ont formé diverses sectes; lesEpicuriens, Stoïciens, Platoniciens, Péripatéticiens,Pyrrhonìens, &c. Le nom de Philosophe, qui étoit ho-norable & respecté dans les commencemens, fut bien-tôt décrié, & avili par la bassesse de ceux qui le por-tèrent dans la fuite, ils étoient rempans & dateurs au-près des grands, vains & orgueilleux dc la professiond’une fausse sagesse. En faiíant semblant de mépriserles richesses, ils les recherchoient avec avidité , Scfaisoient trafic de leurs leçons , 8c de leurs préceptesde vertu. Lucien appelle leurs ecoles, des boutiquesoù la sagesse est à l'encan. Les Philosophes navoientpas les vertus, ils n’en avoient que le faste 8c I oi gueii.S. Evr. Les plus résolus d’entre les Philosophes nesont que des charlatans , qui avalent le poison un peude meilleure grâce que les autres, pour mieux debiterleurs drogues. Idem. Les Philosophes deyroient dumoins quitter leur habit & leur mine austere , quandils font des choses qui en soht indignes, pour ne pointpratiquer le vice sous l’équipagede la verni. Ablanû.Les Philosophes reprochoient àux hommes qu’ilsétoient fous; mais ils n etoient pas plus sages qu’eux.

IKTDans les Collèges on appelle Philosophe, u n Eco-“ Rei- qui étudie en Philosophie, qui fait son cours dePhilosophie. Les Philosophes ont leurs vacances avantles Humanistes.

Philosophe , se dit aussi d’un esprit ferme, & élevé ait-dessus des autres ; qui est guiri de la préoccupation &

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