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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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74° PHI

gonflement avec inflammation, 8 c forme à son extré-mité un bourelet qui l’empêche de íe renverser & dedécouvrir le gland. Le second, qui est semblable à ce-lui-ci , a pour cause un virus vénérien.

Ce mot est Grec, il signifie proprement, Ligaturequ on fait avec une ficelle ; de tptpwrn, ficelle s licol.

PHINÉE. si m. Fils d’Agénor, Roi de Salmidelse dansla Thrace. .

Phinée , srere de Céphée.

PHINICA. Nom dune petite ville de la Natolie, enAsie. Phinica, anciennement Aperrœj Aphera , -A py-ra 3 Apira. Elle est sur la côte du Monteséli, entrePatera & Satalia, à vingt ou vingt-deux lieues de

l’unc&t de l’autre. Maty.

PHINN. Nom d’une petite ville de la Suisse. Fines , adFines. Elle est dans le Thurgow , fur le Thut, à troisou quatre lieues de Constance , vers le couchant.Maty.

PHIOLE, ou FIOLE, si f. Petite bouteille de verre. La-gena vitrea , vel ampulla , phiala , lepifia. Les Apo-thicaires donnent les médicamens liquides dans desphioles. Descartes a bien démontré dans fa Dioptrique,comment se formoit 1 iris dans une phiole de verre.

Ce mot vient du Grec , qui signifie à peu prés

la même chose. ' , .

Phiole philofophale. Terme de Philosophie hermétique.C’est quelquefois le fourneau des Sages, & plus com-munément l’œuf philosophai, qui est de la matière 8cde la forme & figure dont on fait les phioles ordinai-res 8c communes. Dict. Herm.

PHIOPOLI , ou PHINOPOLI. Foye^ Finopoli.

PHISICIEN. Foye\ Physicien.

PHISON. Nom de 1 un des Fleuves du Paradis Terrestre.Phifion. C etoit le premier des quatre , qui faifoient lepartage du grand fleuve , qui sortoit d’Eden Sc du Pa-radis. L’opinion la plus ancienne & la plus universel-lement reçue est que le Phifon est le Gange. Josephesemble en être le premier Auteur, 8c elle a été suiviepar Eusébc , De Locis Hebr. par Saint Ambroise , DeParai. C. 3 , par S. Epiphane, Aneor. C. jT, parS. Jérôme, Ep. ad Rufi. & Quasi. Hebr. par S. Au-gustin , De Gen. ad lit. L. FUI. C. 7 , par plusieursautres Peres de l’Eglisc, «Sc par la plupart des Interprè-tes 8c des Théologiens modernes. Elle l’a été par lesIndiens mêmes, 8c c’est fur quoi ils sc font fondéspour croire que le Gange est saint. Cette opinions estprincipalement établie fur la beauté , les richesses 8cles commodités de ce fleuve. D autres ont dit que c’é-toit l’Inde ou l’Hydaspe qui s’y joint ; ou l’Hypasis,qui s’y joint aussi selon quelques-uns , ou qui entredans la mer par fa propre embouchure , selon d au-tres. On ne peut deviner quelle raison a eu Hayton,Prince d’Arménie 8c Religieux de l’Ordre desPrémon-trés , quoique fort instruit des affaires du Levant ,d’appeler Phifon la grande rivière Oxus, qui tombedans le côté oriental de la mer Caspienne, quoique tousles Ecrivains Arabes l’appellent Géhon. Plusieurs Rab-bins, & même des plus anciens, avec les Arabes, ontdonné au Nil le titre de Phifon. vautres ont prétenduque c etoit le Phase si renommé par la conquêre de latoison d’or. Césure, frete de S. Grégoire de Nazianze,& Sévérien Evêque de Gabales ont avancé que le Da-nube est le Phifon. Quelques-uns ont cru que ce pou-voir être le Naharmalea , 1 un des canaux qui joi-gnent l’Euphrate au Tigre. Et d autres enfin ont cruque se Phifon est le canal oriental des deux qui font lepartage du Tigre & de l’Euphrate , âpres qu ils se sentjoints près d’Apamée , & avant qu ils entrent dansla mer.

Calvin a été 1 c premier Auteur de cette opinion.Scaligcr l’a fort louée , & s’y est attache, 8c ensuitebeaucoup d’autres. Mais l’opinion la plus vraisembla-ble est celle de Bochart 8c de M. Huet, qui soutien-nent que 1 e Phifon est le canal occidental des deux enquoi se divisent ieTigre 8c l’Euphrate joints ensemble,ïls le prouvent ; 1° Parce que Moïse le nomme lepremier comme le plus près de lui ; z°. par l’originedu mot Phifon que nous rapporterons ; 3 °. par fanto-che de Schickard, de Steuchus, du P. Kirkcr Jésuite ;

PHD

4". parce qu’il a tout ce que l’Ecriture attribue auPhifon. Car il tournoie dans toute la terre de Cha-viah , qui est celle qui avoir pris son nom de Chavi-lah , fils de Chus , comme l’enseigne M. Bochart danssonPhalcg, L. IF. C. u. Or cette terre de Chavilahétoit au côté oriental de l’Arabie, vers lextrémité dugolfe Persiquc, "comme il paroît par Moïse, Gen.XX F pi «P 3 par l’Auteur du I. Liv. des Rois , XV3 7 >&*par Josephe, Antiq. L. IF. C. 8 , 8c parce qu*plusieurs Savans modernes, Steuchus entre autres ,•Béroalde , Grotius & Hornius ont reconnu cette situa-tion de la terre de Chavilah. Ce n’est pas tout, ontrouve de l’or dans l’Arabie , seconde marque que l’E-criture nous donne pour reconnoître le pays qu’ar-rose le Phifon. Diodore de Sicile, L. //, 8c L. IIIEfich. XXFII3 20 , &siuiv. David, Psi LXXII>10 3 ij.S. Matthieu,//,/,//, parlent de l’or 8Cdes richesses de l’Arabie. On y trouve aussi du bdel-lium , c’est-à-dire, de la gomme Arabique & des per-les, & la plus célèbre pêche de perles qui soit au mondese fait près de Chavilah, c’est-à-dire , aux environs deBaharen, île du golfe Persique , dans la mer qui secses côtes de Chavilah , & là où conduit l’embouchuredu Phifon. Enfin l’Arabie étoit autrefois le pays dumonde le plus abondant en pierreries. Il est donc ail*qu’on y ait trouvé le Choham , soit que ce soit l’onyX»ouïe bérille , ou la pierre prasine , ou 1 eméraude, ott1 e saphir, &c. Foyc^ dans ses Ouvrages de Bochart»au commencement du I. Tome de la Dissertationqu’Etienne Morin a faite du Paradis Terrestre, fur k 5mémoires 8c les idées de Bochart, 8c celle de M. Hu* c jC. 7 3 8 3 9 3 10 3 11.

La plupart des Grammairiens Hébreux conviennes 'que le mot Phifqn vient du verbe pufeh, qui signi'fie regorger , être en abondance , s'augmenter ,fe mul-tiplier 3 ou de NV 3 -,pafcha 3 qui signifie fie répandre >parce que ses marées sont si violentes & si hautes danscette extrémité du golfe Persique, que nonobstant l eSdigues, elles ne laissent pas d’entrer assez avant dans l* sterres.Cetoit bien pis du temsde Moïse, lorsque|’ar cn’avoit encore rien oppose à la mer. L'Auteur de l’E*'clésiastique fait allusion à cette origine, XXIF 3 J Dlorsqu’il dit de Dieu qu’il remplit tout de sagesse, coi®'me 1 e Phifon. Huet , Dissertât, fur le ParadisreftrejC.7.

PHITHOM. Ville de l’ancienne Egypte. Phithom.une de celles que ses Israélites bâtirent à Pharaon p el1 'dant leur servitude. Exod. /, / /. Adrichonius la pk cidans le Delta.

PHL.

PHLASIS. Espèce de fracture. C’est la même choseThiasis , Thlasma. Col ee Villars. ,

PHLÉBOTOMIE. s. f. Terme de Chirurgie. Envulgaire, saigner. Art de saigner. Phlebotomia. V 1 L iïSaignée.

PHLÉBOTOMISER. v. a. Terme didactique. Saïga#’tirer du sang. Foye% Saigner. ,

Ces deux mots font Grecs , 8c viennent de 'veine , & de r finir , couper. , -

PHLÉBOTOMISTE. f. m. Terme de Chirurgie- Ceg»qui phlébotomise , qui ouvre la veine. Phlebotomis •Qui venam aperit. Les vaisseaux lymphatiquesdoigts tant du pied que de la main, se réunissentdeux ou trois trous , accompagnent en remontantveines céphalique «Se siiphène , tantôt en lignetantôt en bricolant à l’entour ; ce qui rend souvent _

verture deces vaisseaux inévitable, au Phlé bût ° m Jf& cette ouverture est suivie d’un écoulement de lY

phe, qui empêche que la plaie ne puisse se eicattt^Pour remédier à cet accident, il faut mettre fur se P . £ >d une poudre composée d’un gros de bol d’Arme ^d’un gros & demi de noix de cyprès, de 1J g ra) ” gcsang-dragon, 8c d’autant de graine de millepesl^^m-appliquer par-delsus cette poudre une comptes ^pée dans quelque liqueur astringente, & en m cseconde au-dessus de la plaie, 8c affermir l’un*rre par un bandage convenable. JouRN- 017‘4ff' 4223423.