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PHLÈGETHON. s. m. Nom d’un des fleuves de l’Enferdes Poëtes .Phlegethon. Le Phlégéthon rouloit des eauxbouillantes & enflammées. C’est de-là-que lui venoitson nom. Car <pA lyi&u, en Grec signifie, je brûle, s en-flamme. De-là (fXlyw , igné ardeo , Sc Phégéthon ,comme qui diroit Venflammé.
PHLÉGIAS. f. m. Fils du Dieu Mars Sc de Chrysa , regnadans un canton de la Béotie qui fut nommé de ion nomPhlégyade.
fCT PHLEGMAGOGUE. L 3 Académie écrit FLEGMA-GOGUE. adj. Souvent employé substantivement. Ter-me de Médecine qui lignifie médicament propré.pourpurger le phlegme, la pituite. L’agaric, les hermodac-tes, le turbith , la íemence deCarthame, font desphlegmagogues , ou des drogues phlegmagogues.
Ce mot est Grec, il vient de qtey/j.v , pituite , &ayuv , tirer, amener.
fer PHLEGMATIQUE. adj. de t. g. Qui abonde enphlegme, en pituite. L’Académie écrit flegmatique.Phlegmaticus , pituitosus. C’est un homme phlegma-tique , d un tempérament phlegmatique. Un tempéra-ment phlegmatique est sujet aux rhumes Sc aux flu-xions. Le poiflon est jphlegmatique.
fer Phlegmatique , le dit au figuré d’un homme froid,d’un homme de sang-froid, qui nes’émeut de rien. Onle dit de l’esprit Sc de l’humeur, qui se restent du tem-pérament phlegmatique. Un homme phlegmatiquem’impatiente & me désespère.
Loin ces rimeurs craintifs dont P esprit phlegmatiqueGarde dans ses fureurs un ordre didactique.
se? Dans cette acception il s’emploie austì substantive-ment. C’est un phlegmatique.f CT PHLEGME s. m. Terme de Médecine qui désignel’une des quatre humeurs dont les Anciens disoientque la maiìe du sang est composée , & qui en est lapartie la plus crue, froide, humide Sc insipide. C’estla même chose que pituite. Phlegma , pituita. Dansce sens il n’a point de pluriel. L’Académie écrit flegme.fer On prétend que ce mot s’est dit par antiphrase duverbe Grec , uro, je brûle. Quasifit pituita mi-nime ufta.
fer Dans quelques Auteurs anciens ce mot fignifie non-seulement une humeur froide Sc humide , mais en-core une inflammation.
fer Phlegme , dans le langage ordinaire signifie une pi-tuite épaisse, gluante & recuite que l’on jette en cra-chant. Alors il s’emploie ordinairement au pluriel. Lesgens enrhumés, les pulmoniques jettent beaucoup dephlegmes, Sc quelquefois des phlegmes sanglans. C’estce que le petit peuple appelle fleumes , mot qu’ontrouve austì dans Nicod. On le dit austì d’un sédimentmuqueux qu’on apperçoit quelquefois dans l’urine, Scencore des selles muqueuses Sc tenaces.
Phlegme. Terme de Chimie, est un des principes passifsde la Chimie. C’est 1 humidité fade Sc insipide , quifort des corps naturels par la distillation. Le phlegmequi paroìt inurile, & même nuisible dans les corps na-turels , ne laisse pas d’avoir ses usages. C’est par le phle-gme que le sel se dissout Sc s’incorporeavec l’esprit Sc1 huile , que le sel après leur union, rctiendroit partrop & empêcheroit leur action & mouvement végé-tatif , s’ils n’étoient corrigés par l’eau. Glaser. Lephlegme corrige l’acrimonie du sel Sc de l’esprit, Scempêche l’inflammabilité de i’huile. Le phlegme estdonc cette humidité aqueuse que les Chimistes pré-tendent se trouver dans tous les corps. Phlegma, aquo -| Quand on distille le vinaigre, le phlegme monte
^ P rc micr , parce qu’il est plus léger que le sel acide,la C ^queur qu’on appelle esprit , mais dans
p /- 1 ‘dation du vin , le phlegme ne monte qu’aprèsfCT p^ 1Jt 5 P a rcc qu’il est plus pelant.
c p h . Le °me 0u Flegme le ditau figuré du caractère d’uni=if Ut folé, patient, qui se possède. C est proprementd’un homme de sang froid, qui sechauffeimciiement. Il y a des occasions où il est bon d’avoiru phlegme. Cet homme a entendu les injures de íàPartie avec le plus grand phlegme du monde. Un Am-
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bassadeur quia du phlegme Sc de la patience , ne selafle point; Sc s’endurciflant contre les lenteurs & lesdifficultés, il fatigue les autres pour les amener où ilveur. La Br. On admire son phlegme. Voilà un hom-me qui me surprend avec son phlegme ; il ne rit ja-mais , quelque plailanterie qu’on lui conte ; il ne se fâ-che de rien. Tardus ad iram , ad risum. C’est un Stoï-que,qui a reçu la nouvelle de la mort de son fils avec sonphlegme ordinaire, & sans en être ému. Tranquil-lo animo . Le phlegme des vieillards passe pour sa-gesse.
Maïs ce phlegme, Monsieur, qui raisonne^ fi bien,Ce phlegme pourra-t-il ne s’échauffer de rien !
Mol.
PHLEGMON. C m. L’Académie écrit FLEGMON.Terme de Médecine. C’est un nom général qu’on domne à toutes les tumeurs qui font remplies de sang ; Sclorsqu il est bon & louable, ne péchant que par la seulequantité, on l’appelle alors le vrai phlegmon mais lçbâtard , c’est quand il est corrompu, & mêlé de bile ,pituite ou mélancolie, alors il participe de lerésipéle ,de 1 œdème ou du skirrhe.Ce sang sorti des vaisseaux yproduit de la chaleur , de la rougeur, de la tension ,de la rénitence, de la pulsation r Sc cause une grande0 douleur. Le bubon, carboncle, furoncle , les pustules,& autres tubercules & tumeurs causées par le sang seréduisent au phlegmon. L’ophthalmie, la parodite, lasquinancie, & meme la pleurésie, la péripneumonie ,Sc le parulis, font des espèces de phlegmon.
Ce mot vient du verbe Grec çÁîyuv, qui signifie cau-ser de Vinflammation.
rrPHLEGMONEUX , ou FLEGMONEUX , EUSE.adj. Qui tient de la nature du phlegmon. Ployez cemot.
PldPPGON. f. m. Nom propre de l’un des chevaux dusoleil. Phlegon. Ce nom signifie le brûlant, l’ardent ,de , je brûle.
PHLÉGYENS. f. m. pi. 'Peuple belliqueux de la Béotie ,formé de tout ce que Phlégyas put ramasser de plusbrave dans toutes les parties de la Grèce. Ce peupleporta son audace, dit Pausanias , jusqu’à marcher con-tre Delphes, & à vouloir piller le Temple d’Apol-lon.... Mais ils furent enfin exterminés par le feu duciel, par des tremblemens de terre continuels, & parla peste. Un Critique moderne prétend que c’est auxPhlégyens ,Sc fous leur nom à tous les impies & sacri-lèges , que s’adreflè le conseil que Thésée donne dansle Tartare ; en disant : apprenez par mon exemple à11 ’être point injuste, Sc à ne pas mépriser les Dieux.Eneïd. 1.6. v.6 20 . Cette explication, adoptée dans ladernière traduction de Virgile , se trouve contreditepar d’autres passages fans équivoque. Valerius Flaccusdans son poème des Argonautes , /. 2 . y. 1 ço , nousreprésente la furie Tisiphone se tenant auprès des vian-des que l’on présentoir à Thésée Sc à Phlégyas, Sc ygoûtant la première , afin de leur en donner de 1 hor-reur , quelque faim qu’ils enflent. Srace a exprime ce-la encore plus clairement dans ía Thebaide,/. /. v.
PfÍlIBOT. f. m. Vaisseau Flamand qui a le bord arron-di fans aucune écarrissure à la poupe. AW rotunda.Les Hambourgeois ont de pareils vaifleaux. , .
PHLOÉE. f. f. Nom d’une Deesse de 1 Antiquité païen-ne. Phloea. Hésychius dit que c est Proserpme, &que c’est à Lacédémone qu’on lui donne ce nom. Carde même que les Romains appeíoient Bacchus , Liber,Sc Proscrpine, Libera , de meme les Grecs appeloientBacchus 4*wo«, Sc Proíerpine à«.
fìCF PHLOGISTIQUE. f. m. Terme Didactique. C’est kmême chose que feu élémentaire.
PHLOGOSE. f. f. Phlogofis. Inflammation interne ouexterne, ardeur, chaleur contre nature fans tumeur.Ce mot est Grec, <phoyuci ^, qui signifie la même chose,de verbe tp'híya, uro, je brûle. Col de Villars. Willisparle fréquemment de la phlogofe des esprits animaux,mais je doute qu’on paille se former une idée juste de: cette espèce de phlogofe , à moins qu’on ne soir assuré