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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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de Inexistence des esprits animaux, & qu’on ne côn-noiííè leur nature.ífT PHLOMIS. f. f. Terme de Botaniste. Nom d’uneplante à Heurmonopétale & labiée. Le pistil lort du ca-lice ; il est attaché comme un clou à la partie posté-rieure de la Heur , & entouré de quatre embryons quideviennent dans la fuite autant de semences renfer-mées dans une capsule.

On en distingue plusieurs espèces. Il y a aux environsde Candie une espèce de phlomis alíez singulière, quenous n’avons pas vue dans les iles del’Archipel. Tour-nefort. Phlomis Cretica fruticosa 3 folio subrotundo ,flore luteo. Corol. Inftit. Rei Herb. i o .

PHLYACOGRAPHE. f. m. Auteur comique, qui faitdes Phlyacographies ; qui traduit en style burlesque& comique des pièces sérieuses. Phlyacographus. Scar-ron pourroit palier pour Un Phlyacographe , à cause>de son Virgile travesti. Mais chez les Anciens, il nese disoitque des pièces de théâtre. Voye\ 1 articlesuivant.

PHLYACOGRAPHIE. s. f. C’étoitchez les Anciens uneimitation comique & burlesque, d une pièce grave Scsérieuse, d’une Tragédie travestie en Comédie. Phlya-co graphia. La Phlyacographie étoit la même chose quel’Hilarodie, ou lHilarotragédie.On distinguoit cepen-dant plu] ìeurs espèces de Phlyacographie ^ auxqueilcsondonnoit difîércns nom$, cn disterens lieux, ySaumaise fur Solin ,p. i o S. Les parodies qu’on a faitde quelques morceaux de nos plus belles Tragédies ,& de quelque Opéra, dont on a appliqué le chant àdes paroles burlesques & ridicules, comme celle de laTampons vend des pommes , &c. font des espèces dephlyacographie.

Ce mot vient de <p\vuï;, nugator, nugax 3 stultilo-quus un badin , & de ypofa , f écris. Phlyacographien est autre chose que composition badine, ou pleinede badineries & de fadaises. Ces sortes (Limitations nefont en effet que des fadaises.

tHLYSTÈNE, ou PHLYSTAENE. f. s. Terme de Chi-rurgie. Maladie qui produit des boutons pleins de sé-rosité. Phlyflsna. C’est une espèce de vérole ; les bubesqu’elle produit font quelquefois grosses, livides, oupâles , ou noires, ou de quelque autre couleur dif-férente de la couleur naturelle de la chair. Quand onles perce, la chair paroit dessous comme ulcérée. Cesbubes font le plus souvent causées par une humeurchaude & très-âcre. Elles viennent par tout le corps ,mais elles font plus dangereuses à la cornée desyeux. Voye% Celse & les Definitiones Medies, deGorrée.

Ce mot vient de oxiiw, ou <pXv<r<m , ebullio.

De forte que Phlystene est la même chose qu’ébulli-tion. M. Col de Villars écrit Phlyclènes dans son Di-ctionnaire. <vxvy.Ta.trai , phlyclsns. L une Sc l’autre or-thographe peut être bonne.

P H O.

PHO, ou FO. f. m. Nom d’un faux Dieu des Indes Sc dela Chine. P ho , Fo. On ne fait pas bien en quel endroitnaquit l’idole Fo , dont je parle. ( Je 1 appelle idole ,& non pas homme, parce que quelques-uns ont crûque ç’avoit été un spectre venu del Enfer. ) Ceux quiplus probablemment assurent qu il est homme, le fontnaître plus de mille ans avant Jésus-Christ, dans unRoyaume des Indes allez prés de la ligne , peut etre au-dellus de Bengale. On dit même qu il etoit fils du Roi.

Il fut au commencement nommé Chekin ; mais à 1 âgede trente ans il prit le nom de Fo. Sa mere qui le mitau monde par le côté droit, mourut dans les douleursde ^enfantement : elle avoir quelque tems auparavantsongé durant le sommeil qu’elle avaloit un éléphant ,Sc ce songe a été cause des honneurs que les Rois desIndes rendent aux cléphans blancs, pour la perte ou lapossession desquels ils se font fait souvent de cruellesguerres. Dès que ce monstre fut né , il eut, disent-ils,assez de force pour se tenir debout; il fit sept pas,•montrant d une main le ciel, & de l’autre la terre. Ilparla même, mais d’une manière qui marquoit assez de

PHO

quel esprit il étoit animé. Dans le ciel fur la terre %dit-il, je fuis le leul qui mérite d’être honoré. A dix-íept ans il se maria, & eut un fils qu’il abandonna anilsbien que le reste du monde , pour s’engager dans unevaste solitude avec trois ou quatre Lhiíosophes In-diens, qu’il prit pour maîtres de fa conduite. Mais à1 âge de trente ans il fut tout d’un coup saisi & commepénétré de la Divinité, qui lui donna la connoiisanceuniverselle de toutes choies. Dès ce moment il devintDieu , & commença par une infinité de miracles appa-rens , dcs’attirerla vénération des peuples. Le nombrede ses disciples fut très-grand, & c’est par leur moyenque toutes les Indes ont été depuis infectées de sa per-nicieuse doctrine. Les Siamois les ont appcllés Tala-poins ; les T artares , Lamas, ou Lamasem ; les Japo-nois, Bonzes ; & les Chinois, Hocham.

Mais ce Dieu chimérique connut enfin qu’il étoithomme comme les autres. Il mourut à l’âgede soixan-te & dix-neuf ans ; & pour mettre le comble à son im-piété , après avoir établi durant fa vie, l’idolâtrie, >1tâcha d’inípirer 1 athéisme à sa mort. Pour lors, il de-clara à ses disciples qu’il n’avoit parlé dans tous ses dis-cours , que par énigme ; & qu’on s’abusoit, si l’oncherchoit hors du néant le premier principe des cho-ses. C’est de ce néant, dit il, que tout est sorti, &c’est dans le néant que tout doit retomber. Voilà saisi"me où aboutissent nos espérances.

Puisque cet imposteur avouoit qu’il avoir abusé kmonde durant sa vie, il ne mériroit pas qu’on le crût àfa mort. Cependant comme l’impiété trouve toujoursplus de partisans que la vertu , il se forma parmi lesBonzes une Secte particulière d’Athées, fondée fur cesdernières paroles d « leur maître. Les autres qui eurentde la peine à se défaire de leur préjugés, s’en tinrentaux premières erreurs. D’autres enfin tâchèrent de lesaccorder ensemble , en faisant un corps de doctrine,où ils enseignent une double loi, qu’ils appellent laloi extérieure , & la loi intérieure. L’une doit précé-der Sc préparer l’esprit à recevoir l’autre. Ce sont descintres, disent-ils, qui font nécessaires pour soutenirla voûte qu’on veut faire, & qu’on renverse dès qu’el'le est achevée. P. le Comte.

IF? PHOBETOR, s. m. C’est-à-dire , L’Épouvanteur.Nom d’un des fils du sommeil, un des trois songes,Morphée, Phobetor Sc Phantase. On lui donnoit cenom , parce qu’il épouvantoit en prenant la ressem-blance des bêtes sauvages & des animaux qui inspirentde la terreur. Son nom vient du Grec tpo^ía , f épouvan-te. Dans le ciel on l’appelloit icèle, icelus par la mê- .me raison , c’est-à-dire, parce qu’il présentoir à 1 es-prit toutes sortes d’animaux dont il prenoit la ressemsçlance. signifie semblable.

PHOBOS, f. m. ou la Peur. s. f. étoit divinisée par leSGrecs, & représentée avec une tête de lion.

PHOCÉE. Nom d’une ville maritime de l’Eolide, sur l acôte de FAsie mineure. Phocœa. Elle étoit entre CumÇ Sau nord , Sc Smyrne au midi. Phocée étoit une colom ed’Athéniens. Quelques-uns disent Phocœa. Phoca (tcolonie d’Athéniens. Hérodote rapporte que ses ha-bitans ne pouvant la défendre, l’abandonnèrent à Har-pagus , & que fuyant fur des galères à y o rames dontils étoient inventeurs, ils emportèrent, avec leurs fem-mes Sc leurs enfans, ce qu’ils avoient de plus précieux-Quelques-uns d’eux y retournèrent, malgré le fermentqu’ils avoient fait de n’y rentrer jamais. Les autres çl uSscrupuleux se retirèrent à Alalie qu’ils avoient bâti*vingt ans auparavant dans Cyrnus , qui est Nie de Cor-se ; mais y étant inquiétés par les Carthaginois &Tyrrhéniens, ils furent contraints, cinq ans après, dechercher des lieux de repos , qu’ils trouvèrent le l? n ^des côtes d’Italie Sc de France, où ils bâtirent Martes'le. Phocœa , nonobstant l’abandonnement de ses ha ^tans , n’a pas été tellement ruinée, qu’elle ne mb* 1 ^encore avec le nom de Phokia : Du Loir >F' s t r _ii. C’est aujourd’hui la retraite des Corsaires de

barie. - m.

PHOCÉEN, ENNE. f. m. ct f. Nom de peuple- Q u ‘,de Phocée. Phocenfls. Phocœus , a. Lesétoient originairement Athéniens. Marseille