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HfT PLATRE, ÉE. part.
On dit aulîì qu’un visage est plâtré quand il est char-gé decéruse, on de route au tre lotte de fard. Cerusatus,fucatus .
H 3 ° Une paix, une réconciliation plâtrée , qui n’est passolide , Sc qui ne sautoir durer.
PLATREUX, EUSE. adj. Il ne se dit guère que d unterrain mêlé dune espèce de craie rouge. Un terrainplâtreux , une terre plâtreuse.
PLATRIER, s. m. Ouvrier qui prépare & qui vend leplâtre , qui le tire, le cuit, le bat & le voiture. Gyp-sarius.
PLÂTRIÈRE, s. f. Carrière d’où l’on tire le plâtre.Gypsi fodina. Il y a plusieurs plâtrières à Montmar-tre , & dans les environs de Paris.
Ce mot sedit auílîdu lieu où la pierre de plâtre estcuite dans les fours. Les meilleures plâtrières íont cel-les de Montmartre près Paris. Daviler.PLATROUER, ou PLATRONOIR. s. m. Instrumentde Maçon pour pousser la brique, ou la pierre avecle plâtre dans tous les trous lorsqu’on scelle quel queouvrage. Gypfarium , vel pypfaria trulla.ífT PLATTE.Foyeç Plate.
§ 3 ” PLAUBAGE. Foyer Denteler. C’est la mêmechose.
PLAUDE , s. f. se dit en Normandie pour rocher , sou-quenillc, habit de toile. On 1 appelle en Bourgogne,biaude ou blaude. Foye% le Glollaire des Noèls Bour-guignons , au mot Biaude. M. Aubert dans ion Ri-chelet de 1728, dit que Biaude , espcce de surtoutfait d une grollè toile, qui descend au-dessous du ge-nou, est un terme fort usité parmi les Paysans desProvinces de Bourgogne & du Lyonnois.PLAUSIBILITÉ. {. f. Qualité de ce qui est plausible.Cette proposition a quelque plaufìbilité. Peu usité.
PLAUSIBLE, adj. de tout genre. Terme relatif àl’acquiescement que l’esprit donne à quelque chose.On l’applique à ce qui a une apparence spécieuse.Plausibilis. On dit une opinion plausble. Une raison,un prétexte plausble. Tous vos raisonnemens n’ontrien de plausble.
§ 3 * PLAUSIBLEMENT. adv. Dune manière plausble.PLAWE. Nom d’une petite ville du Duché de Meck-lembourg, en Basse-Saxe. Plavia. Elle est dans la Van-dalie , fur le lac de Plawe, à l’endroit d’où fort la ri-vière d’Elbe, Sc à sept lieues de Gustrow, vers le mi-di. Maty.
PLAWEN. Nom d’une ville de la Misiiie, cn Haute-Saxe. Plavia. Elle est capitale du Voigtland, Sc si-tuée íùr l’Ester, à six lieues de Swickaw , vers l’oc-cident méridional. Maty.
# 3 * PLAUZAT. Ville de France, dans l’Auvergne, élec-tion de Clermont.
PLAYER. Vieux verbe actif. Blesser, faire une plaie.Vulnerare , sauciare.
Se ton Glerc bien de sert,bien tu le dois payer jNon pas des biens de Dieu se doye depayer ,
Dont puis t’âme & les nos jusqu à la mon player.
Mehun , au Codicile.
PLAYÉ , ÉE. Vieux mot. part. Sc adj. Blessé. Borel. Quiaune plaie. Saucius , vulneratus , a.
Que neses pas à mort player. Perceval.
PLAZENCIA. Nom d’une ville de l’Estramadure d’Espagne, située au pied des montagnes, à vingt-cinqlieues de Tolède , vers le couchant. Placentia , an-ciennement Ambroicus pagus. Placenda n’etoit au-trefois qu’un village. Elle fut bâtie Pan 1180, desruines de Deobriga, ville des Vettons. Elle a unEvêché suffragant de Compostelle, Sc une citadelle as-íez bonne. Maty.
Plazencia. Petite ville de Guipuscoa en Espagne. Pla-centia. Elle est sur la rivière de Déva, à huit lieues deSaint Sebastien, vers le couchant méridional. Placen-tia est assez bien peuplée, Sc elle a de bonnes mines defer dans son territoire. Maty.
P L E.
PLÉBÉ, ÉE. adj. Qui n’est en usage qu’au féminin, &qui signifie populaire, bas. Il ne le diíoit que du style.Fuyons ces exprellìons que Malherbe appelle plébees ,auílì bien que celles qui s’appellent Phcebus. S. Evr-On ne le dit plus.
$ 3 * PLÉBÉÏEN, ENNE. adj. souvent employé substan-tivement. Terme d’Histoire Romaine,par lequel 011désigne ceux qui étoient de l’Ordre du peuple. Ple-beius. Famille plébéienne , par opposition à patricien-ne. Il n’y avoir que les Plébéiens qui pussent être Tri-buns du peuple. Clodius fut adopté par un Plébéien •Voye\ Patricien.
f{ 3 " PLÉBISCITE. 1 . m. Décret, ordonnance émanéedu peuple séparé des Sénateurs Sc des Patrices , fur laréquisition d’un Tribun. Plebiscitum. Les loix étoientdes constitutions faites par les Rois , Sc par les Em-pereurs , ou par le corps de la République : au lieuque les Plébiscites étoient l’ouvrage du peuple seul ;c'est-à-dire, des Plébéiens. Les loix portées par toutle peuple du tems de la République , étoient provo-quées par un Magistrat Patricien ; au lieu que les Plé-biscités se failoient à la réquisition d’un MagistratPlébéien. La loi que le peuple Romain fit lorsqu’il sebrouilla avec le Sénat, Sc qu’il se retira sur le montAventin , étoit un Plébiscite. Pour un Plébiscite , lepeuple étoit convoqué par tribus.sT PLECTRUM, f. m. Terme de Musique instrumen-! taie des Anciens. On est obligé de se servir du motLatin, parce que le mot d’archet , dont nous nousservons aujourd’hui , n’est pas précisément la mêmechoie. Le pleRrum étoit une baguette d’ivoire ou debois uni, dont le Musicien toûchoit les cordes d’uninstrument pour en tirer du son, du Grec tthn-nuv ,frapper.
PLEDA. Foye\ Damale.
PLÉÏADES. s. f. pi. Terme d’Astronomie, Constella-tion formée de sept étoiles qui font ensemble versl’épaule, ou le 18 e degré du Taureau. Pléiades. Ccfont des étoiles pluvieuses Sc orageuses, fort redou-tées des gens de mer. Quelques-uns n’en comptentque six \ cc qui 'fait dire à Ovide :
Qut septem dici ,sex tamen esse soient.
Cependant Riccioli en marque neuf ; & lorsque laconstellation est fort élevée lar 1 horizon, on en peutcompter dix ou douze, si l’on a la vue bonne. Mcest-lin , Mathématicien Allemand, dit en avoir comp-té quatorze. Lorsqu’on regarde les Pléiades avec letélescope , on en peut compter jusqu’à cinquante-Voici les noms des sept étoiles dont la Constellationdes Pléiades est composée : Celxno , Stérope , Me-rope, Electre, Halcyone , Mara, Sc Taygétc.
Ce mot vient du Grec , naviger. En Latin, onles appelle Vtrgilu , à vere t le printems, parce qu’el-les íe lévenr vers l’équinoxe du printems, Sc se cou-chent en automne. C’est ce que le peuple appelle kpouilìnière.
§ 3 ” Pléiades. En Mythologie. C’étoient les sept filk®d’Atlas, qui furent diviniíccs Sc placées dans le ciel»fous le nom de Pléiades.
03 * Atlas fut le premier qui observa cette constellation ,Sc donna aux sept étoiles, dont elle est composée,nom de ses sept filles.
§ 3 “ PLEIADE Poétique. Les Grecs donnèrent le nom daPléiade à sept Poètes fameux qui parurent fous I e re ~gne de Ptolemée Philadelphe. A Limitation des Grecs,Ronsard forma une Pléiade de Poètes François, Ionsle règne d’Henri II. Elle étoit composée de Daurat,Ronsard, du Bellay , Belleau, Baïf, Thyard Sc Jo-delle. Sur ce modèle , l’on a voulu faire une nouvelle Pléiade des Poètes Latins, qui se distinguoten^dans le dernier siècle. Mais on n’est pas encore c ? nV j enu de ceux qui doivent y entrer , Sc encore inouïs^celui qui en fera l’étoile la plus grillante. Larite réglera leur rang. M. Bailler a nomme Je