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Lettres de recommandation. Commendatitu littera.
Recommandation, lignifie aussi l’cstimc qu’on a pourle mérite, pour une choie louable. Ce Prélat est engrande recommandation dans ion Diocèse, à caule dela íaintcté. Les écoliers dePythagore avoicntle lilenceen grande recommandation. Une tille doit avoir lurroutes choses son honneur en recommandation.
Recommandation, est aulïìunc prière que l’Eglisesaità Dieu pour l ame des agonilans , dont le formulaireest à la fin du Bréviaire fous ce titre : Ordo commen-dationis anima, commendatio.
Recommandation , est aullì une civilité par laquelleon témoigne à sesamis absens qu’on le souvient d’eux,mais en ce sens, il ne le dit qu'au pluriel. Salutatio.
Faites mes baisemains , mes très humbles recomman-dations à un tel. Il est vieux.
Recommandation , se dit en termes de Palais, desnouveaux arrêts qu’on fait de la personne d’un prison-nier dans une geôle. Nova commendatio.
$ 3 “ En matière criminelle, c’est une opposition que 1 onfait à rélargiíïement d’un prisonnier, pour quelqu au-tre chose que celle pour laquelle il aetéatrete. Leproccs-vcrbal de recommandation est lujet aux memes for-malités que le procès - verbal d’ccroue. La recom-mandation 1e lait pour dettes de même que pour lecrime. Ce prisonnier tient encore pour deux ou troisrecommandations.
Recommandation , se ditaulîî des avis que les Cures& les Prédicateurs font dans leurs chaires, qui excitenc à faire quelques œuvres charitables, comme dedonner des aumônes à un tel Hôpital, à une pauvre fa-mille ruinée, ou à prier pour les bienfaicteuts de 1 E-glile , pour les malades ou agonilans. Monitum , in-vitatio , exhortatio , parenafis. La recommandation.au prône est un droit honorifique des Seigneurs-Hauts-Justiciers & Patrons.
Recommandation , se dit auíìi des billets qu’on faitporter par le Clerc des Orfèvres , Fripiers ou autresCommunautés, pour retrouver les choies volees, &avertir les Marchands d’arreter ceux qui les exposeront en vente. Monitum.
RECOMMANDER, v. a. Donner ordre à quelqu’un , lecharger de faire quelque choie. Commendare. On re-commande aux Ambassadeurs de suivre ponctuelle-mentseursinstructions.Ona bien recommandés, ce Pré-cepteur de veiller fur les actions de ce jeune hommedont on lui a confié la conduite.
Recommander, lignifie auíîï, prier, solliciter quelqu’unen faveur d’un autre, pour le servir & se protéger dansquelque affaire. Commendare , sollicitare. Je vousrecommande cette affaite. Je vous se recommande ,
Je vous recommande ses interets. Il n’y a guère d’af-faire qui ne loit recommandée 3 c sollicitée. II leur pré-senta son fils, & le leur recommanda, áblanc.,Recommander , lignifie encore , inspirer de 1 estimepour quelque choie , exhorter quelqu’un à quelque,chose. On recommande la sagesse á tout le monde. Onrecommande aux jeunes gens de fuir les mauvaisescompagnies. Les Etpagnoìs recommandent à leurs en-fans la gravité , N puis l’honncur de Dieu.
Dans cette acception on dit recommander quelqu’unaux prières , aux aumônes des fideles , exhorter sesfideles à prier pour quelqu’un, ou à lui faire des cha-ntes. Recommander quclqp’un au prône, c’est exhorterses paroissiens, en faisant ic prône , à prier pour quel-qu’un ou à l’alfister.
Se Recommander à Dieu , c’est implorer le secoursde Dieu, le piser d’avoir pitié de nous. Les matelots,dans le danger, se recommandent à tous ses Saints & àtoutes les Saintes du Paradis. Et populairement ondit la même chose d’un homme qui est dans le besoin,dite, qu’il implore l’assistance de tout le monde.
On dit, en termes de civilité , je me recommande àVous ,&populairement, jc me recommande à vos bon-nes giâ ces> Salutem dicere.
Recommander, signifie encore, recharger un prisonnierpar un nouvel écrou. Faire un acte par lequel on leco ". ll '? e ^ nouveau prisonnier. In commentarium euf-todis denub inscribere . Si ce prisonnier couche cn pri-Tome VII.
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son, il sera arrêté 5c recommandé pat une douzaine decréanciers.
fCT Recommander , en matière de vol, c’est faire cou-rir chez ses Marchands, qui pourroient acheter la choievolée, des billets qui désignent la qualité, fa forme ,Sc. asm que, iì elle leur estjappoitée, ils en donnentavis à celui qui la réclamé! Monere.
On dit proverbialement ô< ironiquement , qu’unhomme a été bien recommandé au prône , pour dire ,qu’on a dit beaucoup de choses contre lui.
RECOMMANDÉ, ÉE. part.
RECOMMENCEMENT. í. m. Action de recommen-cer. Le Comte de Lully donne ce conseil aux Amanspour se maintenir dans leur passion :
Recommence £ vos soins jusques aux bagatelles ,
En Amour , c est la vérité ,
Les rccommcncemens valent choses nouvelles.
Mém. de Bull’y , in~i2 , tom. q ,p. 22S.
RECOMMENCER, v. a. & rédupl. Commencer uneseconde fois, reprendre ce qui avoir été interrompu.Resumere , redintegrare. On a recommencé la guerre.On avoir recommencé à travailler au Louvre. Recom-mencer les gémilsemens. Resumere gemitus. Voulcz-vous recommencer nosbrouilleties ì Paso. Recommen-cer un diicours. Ablanc.
AZ" Recommencer un cheval. Tenue de manège. C’est1 e remettre aux premières leçons. Quand un cheval íedément, il ìauí le recommencer.fìCT Recommencer , est aussi neutre. Le combat re-commença. Recruduit pugna. La pluie recommence.Recommencer , le dit proverbialement en ces phrases.On dit qu’un homme recommence lur nouveaux frais,pour dire, après s’être repose, & avoir pris de nou-velles forces , avoir fait de nouvelles provisions. Ondit que la pluie, l’orage recommencent de plus belle,pour dire, plus fortement. O11 dit encore, vous nesauriez mieux dire, (ivous ne recommences, pour di-re , qu’unc personne a dit d’abord ce qu’il falloir dire.On dit aussi , c’est la chanson de Ricochet , qui re-commence toujours.
RECOMMENCEE)R, EUSE. f. m. & f. Qui recom-mence, qui répete lans cesse. L’amour est un vrai re-commenccitr. Lettres du Comte de Buífy de Redit, de
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3 dcJuillet i6y s. Elle est adressée à Madame deSé-vigné, qui dans la quatorzième du 15? du même mois,p. 22 , répond spirituellement à son ordinaire. Ce quevous me dites, que l’amour est un vrai recommenceur ,est tellement joli, & tellement vrai, que je fuis éton-née que f ayant pensé mille sois, jen’aie jamais eu l’el-prit dc 1 e dire. Je me luis même quelquefois apper-çue que l’amitié se vouloir mêler d en faire de même,Sc qu’en fa manière elle est aussi une vraie recommen-ceuje. L’Auccur de deux amis rivaux, Histoire galante,imprimée dans se Mercure de Janvier 17a;, s’estscrvide cette expression , en déclarant qu’il l’a prise dcM. Bulfy Rabutin. On n’a, dit-il. p. $4, rien de mieuxà offrir à l’amoiu qui estunvtai recommenceur, qu’uncpaisible audience.
RECOMPENSE, f. f. Bien , avantage qu’on procure àquelqu’un, en reconnoilsance d un service rendu , oud’une action qu’on juge bonne & titise. Merces , r t-muneratio. Dieu a promis aux bons Chrétiens le cielpour récompense , u nerécompenje eternelle. Les Payeuront dit que la vertu est elle-meme fa récompense. Lamort lui ôta la récompense de íes services. Sar. L’e-loquence n’eut dc lucccs à Rome que par les glorieu-ses récompenses qu 011 lui propoíoir. Le P. Rap. Lavertu est méprisée , dès qu elle est fans récompense.Máz. Les honneurs sont la juste récompense de la
vertu. M. Esp.
Je meurs pour vos divins appas,
Et viens vous demander pour toute récompense,Que vous n en doutíc\ pas. T. Corn.
to. 1
,p. 1 9 .
C’est la iz c . Lettre , datée du
RECOMPENSE
sc dit dans le même sens pout lc bienB b ij