2 $6 RE î
sa route par le moyen de la boussole. On dit aussiqu’un vaiiïeau échoué se relève , quand la marée lerenier à flot. t. elever un vallleau , c’est encore le re-lever ìoúqu! A est à la bande. Relever l’ancre , c’est lachang r de place, la mettre dans une autre situation.Anchoram tollere, & alïb demittere. Relever ou. sai-sir les branles, c’est attacher les branles parle milieu ,près du pont, afìn qu’ils ne nui lent point , 8c qu’ilsn’empêchent pas de palier entre les ponts. Aubin. Sur-sum tollere & alligare. §3* Relever une pointe, uncap, une île, &c. c’est observer la position 8c en réglerla distance des lieux voisins. Le vaiiïeau la Galatéeen1733 , allant de Mahé au cap Comorin, rangea lacôte à 3 ou 4 lieues de distance. On y relev ijavec loinles principaux caps. Observ. sur la Cour. de la cartede l’oc. occid. A l'égard du gissement des îles Cana-ries entre elles , on l'a tiré des différens Relevemensfaits par les navigateurs , & entre autres des remarquesfaites par le vaisseau l’Alcyon en 1740 , qui passant en-tre ces îles a relevé avec exactitude celles de Palme ,Ténériffe, Corner 8c de Fer, y a pris des hauteurs, &estimé ses routes avec foin. Id. Relever en général,c’est tracer le plan. Se relever , c’est s’éloigner de laterre. En cas qu’on fût trop abattu à terre, 8c qu’onne pût s’en relever } on a la resiource de pouvoir mouil-ler à une lieue vers le sud. En termes de Marine 8c degalère, on dit que les forçats ont relevé la galère, lors-qu’ils se font soulevés contre les Officiers, 8c fe fontrendus maîtres de la galère. Le Cardinal de Retz dit ,p. 2 p p du t. 3 de ses Mémoires, que tous les Officiersmirent l'épée à la main, de crainte que la Chiourme ,qui cherchoit àíe déferrer, ne relevât la galère. LeComte Jean-Louis de Fiefque fut noyé , parce qu’ilcourut promptement pour empêcher que les forçatsne relevassent les galères, la planche íur laquelle il pas-soit, ayant manqué sous ses pieds. La Chiourme trouvaune belle occasion de se révolter, tua son Comité, &faisant sauter à la mer ce qui étoit resté d’Officiers &de soldats pour la garde de la galère, la releva , Sc s’envint échouer à la Gayole. Mém. de Guise.
Relever j en terme de chaste, se dit de la bête qui sortle soir de Ion buisson pour aller viander, après avoirdormi tout le jour. E cubilibus ad nocturna pascuaprodire , egredi , procedere. On dit aussi, releverit: dé-faut, pour dire, redreller les chiens qui font en défaut.
En termes de bAìtità relever une bille, c’est ne faireque friser une bille, & la faire éloigner d’une blousequi paroi st oi t au-destous.
Relever, en rennes de Jurisprudence féodale, se diten parlant de la mouvance ou dépendance des Hess àl’égard les uns des autres. Apud clienteU dominumcensui censendo pr&dia dedicare , intermissa professo -ne. f3* Etre dans la mouvance d’une Seigneurie , dansla féodalité d’un Seigneur. Dans ce sens il est neutre.Les Souverains ne relèvent que de Dieu 8c de leurépée. Les Duchés-Pairies relèvent immédiatement duRoi. Un sief servant relève d’un fies dominant. On ditaussi activement relever un fief, pour dire , payer ledroit de relief ou de rachat dans certaines mutationsétablies par les Coutumes des lieux.
# 3 * C’est encore frire la foi & hommage à son Seigneurà la mutation 8c ouverture de sief qui vient d arriver.Voye-^ Foi & Hommage. _
Relever ,en termes de Chancellerie, dit des Lettresscellées que le Prince accorde pour faire casser descontrats 8c autres actes, pour lésion ou autres nulli-tés de fait ou de droit. In causa viclnm diplomate re-gio admittere ad referendam rem judicatam. Les mi-neurs se font relever des actes palles en minorité. Onrelève les majeurs en cas de lésion énorme & d’outremoitié du juste prix, en cas de dol ou de violence.L’Eglise se relève en quelque temps que ce soit , detous les actes passés à son préjudice. Le Roi par sesLettres de grâce 3 relève de la peine, du laps de temps& autres choses , en, ces termes : dont nous avons re-levé & relevons l’impétrant par ces présentes.
03* On dit dans ce sens se faire relever de ses vœux, pourdire , les faire déclarer nuls.
On dit aussi re/eversonappel, quand on obtient des
REI
Lettres de Chancellerie pour faire intimer une partie>& procéder íur l’appel qu’bn a interjeté dune sentence*Provocatio ad superiorem Judicem. On relève aullison appel par une requête, quand on obtient un ar-rêt qui reçoit un appelant, 8c le tient pour bien rele-vé. Les délacions d’appel s’obticnnent , quand on alaisté palier trois mois lans relever Ion appel.
03* Relever le mineur de bail, le dit dans la Coutumed’Amiens, lorsque le Bailliste relève le fief de son mi-neur du Seigneur dont il est tenu. Relever 8c droitu-res son fies. Relever & payer droiture, c’est payer aUSeigneur féodal le relief ou rachat, 8c ses droits &devoirs. Relever le sief de main 8c bouche. Relever hpropriété , c’est à dire, le droit dû au Seigneur par I epropriétaire. Relever de bouche , c’est reconnoître ,tenir un héritage de quelque Seigneur. Dans la Cou-tume de Berri, un mineur de 25 ansqst relevé , quandayant été déçu ou circonvenu, il est restitué en entielpar Lettres Royaux entérinées en Justice.
Relever, se dit aulli en parlant du rellort où il faut plai-der, en cause d’appel. Subjici jurisdiclioni. $3* On hdit des Juridictions qui restortistent par appel à uneautre Juridiction supérieure. Les appellations des Du-chés-Pairies ne fe relevent qu’au Parlement. VoytfRessort, Ressortir 8c Appel.
Relever, fe dit aussi en plusieurs arts. {CT Relever enbroderie, c’est rehauíïer de broderie le fonds de quel-que étoffe. Relever une broderie, c’est l’emboutit>c’est à-dire, la remplir par-deíïous de laine ou dequelqu’autre matière pour lui donner du relief, c’est'à-dire, pour la faire paraître davantage au-dessus del’étoffe qui lui íerc de fond. Voye\ Relief , Brodí'rie , 8c Emboutir.
Relever sur la traite. Terme de Mégiffier, de Tanneur»de Chamoiseur 8c de Maroquinier, qui signifie , reti-rer les peaux ou cuirs de dedans la chaux, pour leSmettre égoutter fur le bord du plain , qui en ternie 5du métier s’appelle la traite.
A3 RELEVÉ, ÉE. part. Il a toutes les significations deson verbe. Il est aussi employé cornue adjectif.homme d’une condition relevée , de grande qualité*Une mine relevée , haute 8c noble. Des íentimens re-levés , nobles 8c distingués.
§3” Le mot de re/eve s’applique aussi aux productions del’esprit ; mais non pas comme synonyme à sublime ,comme on nous le dit dans le Dict. de L’acad. Fs*Relevé dit simplement ce qui par la nature des chose 5dont il s’agit, est au-dessus de la portée du comtnu 11des hommes : 8c ce n’est point là l’idéeque nous atta-chons au mot de sublime.
§3°Il me semble, dit M. l’Abbé Girard, que le mot derelevé a plus de rapport à la ícience & à la nature dcSchoses qu’on traite; 8c que celui Az sublime en a da-vantage à l’eíprit, & à la manière dont on traite l eSchoses.
03* L’entendement humain de Locke est un ouvrage très-relevé. On trouve du sublime dans les Fables de la Fon-taine.
03" Un discours relevé est quelquefois guindé , & bíentir la peine qu’il a coûté à l’Auteur: mais un dií-cours sublime , quoique travaillé avec beaucoup d'art,paraît toujours naturel.
|í3* Des mots recherchés,connus seulement des docte 5 •*joints à des raisonnemens profonds 8c métaphysique*’forment le style relevé. Des expressions également jm'tes& brillantes, jointes à des pensées vraies, finem cpt& noblement tournées, font le style sublime.
§3* Tous lestlifférens ouvrages de l’esprit ne peuvent p 3 .jêtre relevés ; mais ils peuvent tous être sublimes 1est cependant plus rare d’en trouver de sublimes ss 15de relevés.
03* Airs relevés , au manège. Voye\ le verbe R 6 'lever.
A3* Relevé, f. m. Voye\ ce mot à fa place orthog 1 ^phique. :
RELEVEUR. f. m. Terme d’Anatomie. Qui relève, Rtire en haut. C’est un nom que les Anatomiste d° ^nent à differens muscles destinés à relever la P‘ ll V e s „laquelle ils tiennent. Levator , attollens. Voyez