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ctE.ll y a les releveurs des paupières, le releveur de l’o-moplate, les releveurs de l’anus. Le releveur de lapau-piere prend ion orig ne dn tond de lurbite, au-dei-lus du trou par où tore le nerf optique , 3c vient s’at-tacher par une large aponévrose, au bord de la pau-pière supérieure; eu se raccourcissant il la tireen-haut,^ P ar ce moyen découvre l’œil. Dionis. Le releveurde 1 omoplate prend son orignie des apophyses trans-venes des quatre vertèbres superieures du cou, par desPrincipes differens qui te réunifiant vont s’insérer àj angle supérieur del’omoplate, qu’il tire en haut. Id.
L anus a trois muscles, un sphincter 3c Acoxreleveurs.
. • ses releveurs de f anus naissent de la partie infé-rieure Sc latérale de l’os ischion, & s’infcrcnc au sphinc-ter de 1 anus, pour le relever après la sortie des excré-mens. Iv.
RELEVOISON. s. f. Vieux terme de Coutume &oc Jurisprudence , synonyme à relief. Espèce de raqui se payoit à chaque mutation de propriétaire.'-Itentelans prsfiatio adfingulas possessoris mutatio-nes. II y a des relevoisons à plaisir , des relevoisons aurenier six , & des relevoisons telles que les cens.sfJ* Les relevoisons a plaisir étoient ainsi appelées, parcequelles se payoientarf Domini beneplacitum ,au plai-sir, à la volonté du Seigneur ceníuel. Elfes consistentaujourdhui dans le revenu d une année de l’héritagealiene. Prafiatio annuorum frucluum.ifs Les relevoisons au denier six, font celles où l’on payesix deniers pour chaque denier de cens , à toutes lesmutations de ceux au nom defquels le cens se paye, 6ca accoutumé d’être payé. Voye^ Relief.
RELUE J. s. m. Vieux mot qui se dit dans le For deheam pour relies.
RELIAGE. s. m. Application de nouveaux cercles furdes cuves, des tonneaux, &'autres choses semblables.Vinclura. Il a donné tant au Tonnelier pour le reliagede fa cuve, ducent de futailles.
ELIC TE. t. f. Vieux mot, & terme de Coutume. VeuVe - Vidua j relicla. On appeloit auslï une veuve, de-
f.s uer pie.
RELIEF, f. m. Ternie de Jurisprudence féodale. C’est undroit qu’un fief doit au Seigneur dominant presqu’cnto ntes mutations, 3c qui consiste en une année de re-Venu > ou d’estimation. Clientelaris prsftatio annuo -ru m frucluum , adsingulas eius mutationes. On l’ap-,P e Ile autrement rachat.
Le m.0t de relief vient de relever, parce que par lamutation du vassal, le fief tomboit en la main du Sei-gneur ,3c le vassal etoit obligé de le relever , en payantau Seigneur ce droit de relief. Celui de rachat vientde ce qu’aut.efois les fiefs n’étant qu’à vie, il falloirRs racheter après la mort du vassal. Ce droit a dissé -qus noms dans différentes Provinces, On dit reprisede fief. plaît seigneurial, plect, acaptc, &c.
Relief, se dit aussi quelquefois de lacte de foi &hommage par lequel on releve un fief. Voye\ Foi 3cHommage.
Far fart. z de la Coutume de Paris, le relief n'estpoint dû pour succession en ligne directe. Par la Cou-tunie de Normandie, art. 16; ,1e relief est dû par mort,Mutation de vassal, pour les rotures , aussi bien que5? Uc fes fiefs. Ce droit est fort différent suivant lesoutumes. On trouve des reliefs simples, doubles ;« reliefs de propriété , qui se payent par des héri-ters, des de bail ou tutelle , qui se payent parun tuteur pour son mineur, ou par un mari pour lesC i. 6 „femme qu’il épouse, &c. En quelques lieux
on I appcUe rd„ 0 \ cn f
r L LI ja de c’est, dans quelques Coutumes, unachat du par le mari pour le fief de fa femme , par cequ n jouit de ce fief en qualité de gardien ou de bail-son " n P°* nt dû lorsque la femme a stipulé parmii, C011t / rat ‘fe mariage, qu’il n’y aura point de com-ffT On 1 appelle auifi relief de mariage.
tier r ,EF Abouche, lorsque le vassal, ou tenant cot-r>‘ econ ' loi r tenir son héritage de quelque Seigneur,lnrfmi^j ” e '■h-ambellage , est celui que le mari doit,d y f. Urail tle mariage il échet un fief à sa femme.e cheval 6c armes. Droit de relief ; par la Cou-
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tume d’Amiens il est de 6o fous parisis pour chaquefief noble tenu en plein hommage, 3c de i o lotis pa-risis pour chaque fief tenu en pairie. On dit dans laCoutume de Paris , profit ou droit de relief. Relief hé“ritier , signifie , relief de propriété. Relief à merci sc’est la même chose que relevoifon à plaisir Voyezce mot. Relief de plume, ffiT droit de rachat ou renteseigneuriale, qui ne consiste qu’en une prestation depoule, geline ou chapon. Reliefdc rente , celui quiest dû au Seigneur à la mort du tenant cottier. Reliefrencontré. Voye’ç Rachat ren contré, c’estla mêmechose. Relief át succession, celui qui est dû pour mu-tation d’un fief par succession collatérale, ou mêmedirecte, dans les Coutumes où il est dû relief a. tou-tes mutations, comme dans le Vexin François. Reliefsimple, c'est quand il n’est dû que relief de propriétépar la femme, 6c non relief de bail ; ou bien quand iln’est dû aucun chambellage à la différence du reliefdouble. Tels cens, tels reliefs , à la différence du purcens j qui est dû fans aucun relief. Ventes 6c reliefs .
Relief , en termes de Chancellerie , se dit des Lettresqu’on y obtient pour relever un appel interjeté , &faire intimer par-devant le Juge supérieur sa partiequi a obtenu sentence à son profit, pour la voir in-firmer; 6c on les appelle un relief d’appel. Diplomaexperiunds in jure refiitutionis. Il y a aussi des reliefsd’illico 3 3c des reliefs d’adresse , pour ctre relevéd une adresse qu’on avoir fait faire par quelques au-tres lettres à un Juge qui n’étoit pas compétent. Re-liefs d'illico , font des Lettres de Chancellerie, parlesquelles celui qui n’avoit pas interjeté appel d unesentence,au moment qu’ellcavoit été prononcée, étoitrelevé de cette omission 6c du laps de temps.
ìfT Autrefois on étoit obligé d’interjerer appel d’un ju-gement rendu , fur le champ , avant que le Juge fûtsorti del’audience. Faute d’aveir appelé illico 3 on n’é-toit plus reçu à le faire. Pour remédier à cela, on ima-gina la forme des reliefs d’illico. On dit aujourd’huilettres de relief d’appel.
Relief de noblesse. Sont des lettres du grand sceau& de grâce, par lesquelles le Roi rétablit celui qui estdéchûdefa noblesse par quelque acte dérogeant. Voy.Réhabilitation.
Relief de furannation. Lettres Royaux qui s’ob-tiennent pour pouvoir se servir de quelques lettres dusceau, que ceux qui les ont obtenues, ont gardées pen-dant plus d’un an, fans les mettre à exécution. Commeles lettres du sceau ne durent , ne font bonnes quepour un an, après ce terme elles font surannées, 3c ilfaut des lettres de furannation, pour s’en servir.
ALT On appelle encore relief l’ordre du Prince qu’ob-tient un Officier qui a été absent pour une cause lé-gitime , afin de toucher ses appóintemens échus pen-dant son absence.
Reliefs de table. Ce font les restes des viandes qu’on aservies. Ce terme est vieux; mais il peut encore trou-ver place dans le style plaisant 3c marotique.
Votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons,
Os de poulets 3 os de pigeons. La Font.
Autrefois le Rat de villeInvita le Rat des champs ,
D’une maniéré civile ,
A des reliefs d!ortolans. Id.
Ce mot en ce sens vient du latin reliquia.
Relief, en termes de Sculpture , se dit des figures ensaillie 6c en boise, ou élevées ; soit qu’elles soient tail-lées au ciseau, fondues, moulées. Integra effigie to-reuma. Relief, c’est la saillie de tout ornement. Dansun bâtiment elle doit ctre proportionnée à la gran-deur de l’édifice qu’il décore, 6c à la distance d’où ildoit être vû. On appelle figure de relief , ou de rondeboise, celle qui est isolée 6c terminée en toutes sesvues. Opus anaglyphum oaanglyptum. Daviler. Ily en a de trois sortes. Le haut relief ou plein relief ,est la figure taillée d’apres nature. Solidum anagly-