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j? Av t:. Le bas relies est un ouvrage de sculpture qui apeu de taillie, Sc qui est attaché sur un fonds. Dimi-dia eminentia. )n y reprélente des histoires , des or-neuieiT), des rinceaux, des feuillages, comme on voiedans les t ales. Lorsque dans les bas-reliefs il y a despâmes saillantes Sc détachées, on les appelle demi-iojff'es. Extantia . L t demi-relies, quand une représen-tation sort à demi-corps du plan fur lequel elle est po-sée. On peut appeler colonne de bas-relief , toute co-lonne qui a de la ículpture íur ion sûr.
On dit aullì en plate Peinture, qu’une figure a biendu relies, que le Peintre lui a donné bien du relief,qu elle paroît de relies, quand elle est si bien ombrée,Sc relevée de couleur , qu il semble qu’elle sorte dutableau. Extantispiclura. species. On ditaulfi, des bro-deries en relief par opposition à celles qui font plates,qui ne lont point élevées.
fsT Ce mot traníporté des arts dans le sens figuré, signi-fie l’éclat que certaines choies reçoivent du voisinagede quelques autres,ou de supposition où elles se trou-vent avec elles. C’est ainsi qu’on dit que de certainescouleurs opposées les unes aux autres se donnent durelies. La laideur d’une femme donne du relies à labeauté d’une autre.
Ce mot se dit encore figurément en parlant de toutce qui sert à relever une chose , à la faire valoir, à luidonner plus de lustre Sc d’éclat, plus de considération.Les Poètes médiocres croyent se donner du relies ,en critiquant les Ouvrages des autres. Bell. La valeurd’ostentation donne plus de relief atix actions qu’elleanime, & éblouit davantage les spectateurs, qu’uncaractère modeste. Le P. le B. Quel relies peuventvous donner les louanges que des sots vous prodiguent.Bell.
RELIEN. f. m. Terme d’Artificier. Les Artificiers appel-lent ainsi de la poudre groilîèrement écrasée sans êtretamiíée, telle qu’on l’cmploye dans les chaises des potsà feu, pour qu’elle n’ait pas autant de vivacité que lagrenée. Ce mot peut être dérivé de reliquis, , parceque c’est le reste des poudres tamisées.
RELIER, v. a. & redupl. Lier une seconde fois ce quis’est délie. Denuo illigare , iterato vincire. On reliedes gerbes, du foin, des fagots. On relie ses nœuds,ses rubans.
Relier, se dit particulièrement des livres. C’est coudreensemble les feuilles des livres, & y mettre une cou-verture. Codices compingere , struere , concinnare. Leslivres se relient en parchemin & en veau pour l’usage,en maroquin pour faire des présens.
(CT Relier à la corde, c’est mettre de la ficelle audos de distance en distance, pour tenir les cahiers unis,fans mettre de couverture. On dit brocher, quand onne fait que les coudre avec une aiguille, fans y ajou-ter des nervures. Relier comprend tout cela, nervu-res, tranche-fils, cartons Sc couvertures.
fCT Relier, signifie aussi chez les Imprimeurs, mettreen réserve une partie des caractères, ou même uncorps entier de lettres quand il y en a trop en voie,c’est-à-dire quand on n’en a pas besoin.
Relier. Terme de Tonnelier. C’est mettre des cer-cles ou cerceaux à une futaille, à un tonneau, à unecuve, pour tenir & joindre les douves après qu’ellesont été assemblées. Circulis religare , revincire.
£CF On dit aussi relier une pièce de vin, pour dire, yremettre les cerceaux qui manquent, ou même lesrenouveler entièrement, quand ils font mauvais.
RELIÉ , ÉE. part. Voyeif le verbe.
RELIEUR, f. m. Celui qui relie les livres, & qui étoitautrefois du Corps des Libraires & Imprimeurs. Quilibros compingit. Pasquier a observé qu’en l’an 1491,la Chambre des Comptes, en recevant un Relieur delivres de comptes, le fit jurer qu’il ne savoir ni lireni écrite, afin qu’il ne pût découvrir les secrets de laChambre.
$ 3 “ RELIEURE. Voye% Reliure.
$ 3 * RELIGIEUSE. Fovqr Religieux.
fstT RELIGIEUSEMENT, adv. D’une manière religieu-se. Religiosè , piè } eximio pietatis studio. Ces fillesyivent tort religieusement. Il est plus souvent employé
REL
dans une espèce de sens figuré, dans des occasions oàil n’est pas question de religion, pour signifier fidelle-ment, avec une exactitude scrupuleuse. C’est ainsiqu’on dit, garder religieusement la parole, les traités.Il laut garder fort religieusement le íecret qui nous 'est confié, le dépôt qu’on a mis entre nos mains. Ob-server religieusement les loix. Exécuter religieusementles ordres du Roi.
3^3* RELIGIEUX, EUSE. adj. Ce mot a divers usa-ges. Il signifie originairement ce qui a rapport à la re-ligion , ce qui appartient à la religion. Religiosus. C’estainsi qu’on dit culte religieux, cérémonies religieu-ses. Le culte religieux est celui que nous devons, Scque nous rendons à Dieu. Dans la Religion Chrétien-ne, où ce terme est principalement en uíàge, il signi-fie celui qui a de la religion. C’est dans ce sens qu’ostdit un Prince religieux. Religiosus, religionis cultor.Ce n’est pas précisément la même chose que pieuxSc dévot. L’homme religieux est celui qui rend a Dieule culte qui lui est dû. Le pieux s’acquitte de ce de-voir avec respect & avec zele. Le dévot ajoute à celaun air composé. Voye ç Religion.
fjf 3 * On le dit à-peu-près dans le même sens de ce quiest conforme à la religion, selon les règles de la reli-gion. C’est dans ce sens qu’on dit, une vie religieuseSc sainte.
$ 3 " Religieux , se dit substantivement de ceux quiquittent le monde pour le consacrer à Dieu dans laretraite. Voyeg l’article suivant^ & adjectivement dece qui appartient à ces personnes là, c’est-à-dire, a unordre régulier. C’est ainsi qu’on dit une maison reli-gieuse , l’habit religieux, la vie religieuse, bous deshabits religieux se couvrent souvent des âmes tortirréligieuses. Saint Athanase porta le premier a RomeTestime de la vie religieuse, qui julques-la avoir étévile Sc méprisable. Herman. La pénitence de la viereligieuse est un martyre continuel. S. Evr.
Religieux, euse. s. m. Sc f. se dit de ceux qui se sontengagés par un vœu solennel, qui ont embrallè la viemonastique, qui se lont enfermés dans un Monastère,pour mener une vie pieuse Sc plus austère, fous quel-que Réglé Sc Institution. Religiosus , instituti religiostseclator. Le désir de se consacrer à la condition de Re-ligieux , n’est quelquefois qu’une ferveur paíïàgère,Sc une saillie indiscrette de dévotion. C. B. Saint Louisavoir résolu, quand son fils aîné íeroit en âge, de luicéder entièrement la couronne, Sc de se faire Reli-gieux' l’Ordre de S. Dominique, ou dans celui deS. François. Mais la Reine son épouse n'y voulut ja-mais consentir, & lui apporta des raisons solides pourl’en détourner. Il ordonna par son testament que lesdeux fils qui lui étoient nés pendant l’on voyage d’ou-tremer, Jean Tristan Sc Pierre, étant venus à 1 âge dediscrétion, seroient élevés à Paris dans des Maisons Re-ligieuses , l’un chez les Jacobins, l’autre chez les Cor-deliers : Sc il leur fit préparer des logemens convena-bles. C’éroir afin qu'ils y fustent instruits dans la piétéSc dans les lettres, espérant quavec le temps, Dieuleur inspireroit le désir d’embraller la vie religieusedans ces laintes Communautés. Il en uía de même à1 égard de ses deux filles Isabelle & Blanche, f^oyetl’Histoire Ecclésiastique de M. l’Abbé Fleury Confes-seur du Roi.
Si l’étar de Religieux ne nous délivre pas de la con-cupiscence originelle, il la rellene du moins dans ut»bien petit nombre d’objets. Nie. Avant que d'embras*ser la profession de Religieux, il est bon d’examinerce que pourront un jour íur le cœur, l’ennui de 1*retraite, les regrets du monde, Sc l’austérité du Cou-vent. S. Evr. Quelques chagrins domestiques, Sc l’or-gueil qui veut se soustraire à une figure désagréableque l’on fait dans le monde, font autant de Religieuseque la piété. C. B. Il faut qu’une fille Coît Religieuse tpour cela seulement qu’on ne peut pas la marier se-lon sa condition. Nie. Un Religieux Proses ne pe'UCtester. Par le Concile de Trente, un Religieux pe uCréclamer contre ses veux dans les cinq ans. AncienoC'ment les Religieux étoient laïcs, Sc il leur étoit me -Nie défendu de se faire promouvoir aux Ordres sacres»