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•Baluze.'E» ij /7 j le Parlement dc Paris fît difficulté• à icccvoir uu Evêque de Laon, qui étoit Religieux,-au lemient de Duc Sc Pair. D'aillcurs un Religieux~peut erre promu â i'Epilcopac, Sc dès-là il est diípeníéde laUrgl c> aux termes du Concordat. Voye\ Regu-L!Er - Les Religieux de Cluni , de Prémontré , deP*raniment, Sc. Il y a un grand nombre d'Ordres Re-ligieux en Europe. La plupart des Ordres Militaires* lc prétendent auilî Religieux ; comme ceux de Mal-te qui font des voeux. Oiì dit, c’est un Religieuxproies, un Religieux réformé, un Religieux rente,Ul1 Religieux mendiant.
■ ci'*' véritable Religieux , dit l’Abbé de la Trappe,c *r un homme qui ayant renoncé par un vœu íolennelau monde, & à touc ce qu’il y a de sensible & périsla-b e , ne- vit plus que pour Dieu. Sc n’est plus occupéque des choses éternelles. Dom Maison Général desGhartreux, rejette cette proposition comme outrée Scurcnie faulle, en ce qu elle veut que le Religieux aitrenoncé à tout le sensible, Sc qu’il ne íoit occupe quedes choses éternelles, comme par vœu. Les âmes, dit-u, les plus épurées ne peuvent s’exempter, tant qu’el-. s vivront fur la terre, d’être sujettes à des peníées Sca des lentimens d'affection pour les choies sensibles.j? e semblables proportions, ípécialemcnt quand ellesjont avancées par quelque perlonric qui s’est acquisBeaucoup d’estime, lont capables, premièrement d’in-quiéter, ensuite de désoler, & enfin de découragerles meilleures âmes. Dom Innoc. Mafjon , dans Vex-plication de quelques endroits des anciens Statuts del Ordre des Chartreux , p. uj-
Le Religieux devenu le sanctuaire du S. Esprit, Sc* e temple de Dieu, dit encore l'Abbé de la.Trappe,doit lavoir incestamment devant les yeux, & il nepeut plus s’en distraire, avec detïeiiij pour s’occuperdes choies visibles Sc périlìables, fans commettre unec !pcce de sacrilège. Dom Mallon r#pond: Ceci estoutre d une manière capable de causer de grandes in-quiétudes Sc de grands troubles aux âmes les plus fi-dèles. Le terme de 'sacrilège enchérit encore par-def-ius tour.
^3* Le mot de religieux dans les choses qili n’ont pointde rapport à la Religion, fc prend dans un lens figuré,Pour signifier extrêmement exaót à faire quelque cho-ie > exaéfc jusqu’au scrupule, julqu’à s’en faire une ef-pecc dc religion. C’est ainsi qu’dn dit qu un hommeest religieux observateur de sa parole, religieux à gar-der le lecrct, c est-à-dirc, très-fidele. Je luis fort reli-gieux ow cela. En matière de secret, je luis religieuxjuíquau scrupule, éc a la superstition. Bouh. Sopho-cle n’est pas moins religieux qu’Euripide, c’est-à dire,il n’est pas moins scrupuleux à ne rien mettre fur lethéâtre qui puitfe allarmer la pudeur,blellcr les mœurs.Cicéron a dit: religiosijsunus testis , un témoin très-
RELIGION, f. f. Religio. Ce mot pris dans un sensobjectif j signifie le culte que nous devons à Dieu, &te tribut de dépendance que nous lui rendons? Sc dansUn lens formel, il marque une qualité de l’ame &u »? dilpasition du cœur qui fait qu’on ne manqueV^oint à ee qu’on doit à l’Étre suprême.
bans la première acception le mot de Religion si-Snihe l a croyance que nous devons avoir de IaDivi-C' te si ^ tl dte que nous lui rendons en conséquence,o c , .ptoprement un lien qui attache l’homme à Dieu
,- a observation de les loix, par les fentimens de^ j ^ amou r, de soumission & de crainte qu’ex-cttent dans notre esprit les perfections de l’Etre su-preme , 1 entiere dépendance où nous sommes dc luicomme de notre Créateur, tout sage & tout bon.
L Etre supreme a fait l’Univers; il nous a tirés dutenoils âe lui tous les avantages du corpsferv C c i ont nous jouissons; il veille à notre con-
bonté' 011 ’ H ^ 1LUa Pourvoir à notre félicité. Pour faf a i ts C j nous lui devons de l’amour; pour ses bien-ma^es ^ ^ lec °nnoifiance; pour fa majesté, des hom-
11 ? as P^cifément parce que Dieu est grand4 C 1 re/ 7 z*£ U /> 7 / VOnS ^ es Gommages, c’est parce que
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nous sommes fes vassaux, & qu’il est notre souverain.Dieu seul possède íur le monde entier un domaineuniversel. Ces hommages dûs à Dieu font ce qu’onappelle culte ou Religion.
{CF La Religion relFerre les nœuds de la société & enfait le plus solide fondement; elle unit le òouverain& le lujet. C’est dcfnc enfreindre les devoirs du ci-toyen , Sc commettre un crime capital dans la sociétéque d’en troubler l’ordre en le soulevant contre lenœud commun de la Religion, qui fait le principalsoutien de son union. C’est une partie de la Religionde n’en parler jamais qu’avcc respecti La Religionprocure de si grands avantages aux hommes, que s iln’y en avoir pas, il faudroit pour le bien dc 1 huma-nité en faire une, pour opposer un frein redoutableaux pallions des hommes. ;
§éF Les différentes manières par lesquelles nous arri-vons à la connoilsance de Dieu Sc à celle de son cul-te , ont fait diviser la Religion en naturelle, & enrévélée.
|JLF La Religion naturelle est le culte que la raison ,abandonnée à elle même Sc à fes propres lumières,apprend qu’il faut rendre à l’Etre suprême, CréateurSc Conservateur de tous les êtres.
{CT La Religion révélée est la connoiflance du vrai Dieucomme Créateur, Conservateur Sc Rédempteur, duculte que nous lui devons en ces qualités, Sc des dc-»voirs que fa loi nous prescrit, tant par rapport auxautres hommes, que par rapport à nous mêmes.
IjLF Religion , fe dit particulièrement du 1 y sterne décroyance Sc de culte établi dans tel ou tel pays, danstelle ou telle secte, Sc même de celui que chaquehomme fe fait en particulier. On dit dans ce sens, laReligion Romaine, la Religion Prétendue Réformée,la Religion des Turcs, des Grecs, &c. A parler popu*lairement, dit La Bruyère, on peut dire d’une feulenation qu’clle vit fous un même culte, Sc qu’elle n’aqu’une leule Religion ■ mais, à parier exactement,presejue chacun y a la sienne. 11 n’y a point de témé-rité egale à celle qui poulie la plupart des hommes àluivre une Religion plutôt qu’une autre; ils Rappor-tent pas d’ordinaire beaucoup d’attention dans Unchoix si important. Nie. Bien des gens ne pouvantplus reconnoître la Religion déchirée par tant de sec -,tes, font allé chercher un funeste repos dans l’inditfé-rence des Religions. FlÉcii.
(CT Les Siamois, dit le Ministre Claude, prétendentque la diversité des Religions, ou les différentes ma-nières d honorer Dieu, lui-íont agréables, parce qu’el-les ont toutes le même objet, Sc tendent toutes à lamême fin, quoique par des voies disterentes. Ce prin-cipe, ajoute-ce Ministic, est beaucoup plus railonna-ble Sc plus équitable que celui de ces zélateurs quisoutiennent qu il n’y a que leur culte qui loir agréa-ble a Dieu. Pourquoi donc Dieu a t il rejeté tel outel culte? Pourquoi a-t-il adopté tel ou tel autre?Pour-quoi a-t-il établi une autorité visible pour régler lamanière du culte , Sc pour condamner tous les autresqui n’y font pas conformes; Jovet, Chanoine de Laona fait l'histoire des Religions de tous les Royaumes.Ce n’est guère qu’un réchauffé de Davity Sc de quel-ques relations.
(jPT Le mot de Religion s’applique aussi aux systèmesde croyance des hérétiques. Ainsi l’on dit la Religiosides Ariens, des Sociniens, des Anabaptistes, desSchif-matiques, Sc généralement de tous ceux qui nient quel-que point fondamental de la Religion. On appelle enFrance le Calvinisme, la Religion Prétendue Réfor-mée. On appelle guerres de Religion, celles qtlc lesCatholiques eurent à soutenir contre les Réformés enFrance. On dit quelquefois absolument les gens de laReligion, pour dire, les Prétendus Réformés. Ablan-court étoit de la Religion: pour dire, faifoit profes-sion de la Religion Réformée. François 1 fe plaignantdu Pape Clcment à ion Ambassadeur, dit que si lePape ne 1c conteutoit,il permettroit 1a nouvelle7íe/i-gion de Luther dans son Royaume, aussi bien qu’avoitfait le Roi d’Angleterrc. L’Ambaíí’adeur lui répartitqu’il s’en repentiroit le premier, Sc qu’il y perároit
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