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ssiquer ou releverun défaut. Celui qui corrige, mon-tre ou veut montrer la manière de le rectifier. Celui quiréprimandé , prétend punir ou mortifier le coupable.II observe de plus que reprendre ne fie dit guère que desfautes d’eíprir ou de langage. Corriger au contraire sedit déroutes sortes de fautes: & réprimander ne con-vient qu’à l’égard des mœurs & de la conduite. Onpeur reprendre plus habile que foi. Il y a beaucoup degens qui se mêlent de reprendre.
$CT Se Reprendre, c’est le rétracter, se corriger de cequ’on a dit mal-à-propos. On se reprend , quand on adit un mot pour un autre, quand on laisse échapperun terme injurieux. Revocarese.
ís? Reprendre , dans la signification de trouver à re-dire à quelque chose, à quelque ouvrage. Trouver àreprendre à tout. II n’y a rien à reprendre en cela. Voy.Redire.
&T Reprendre, signifie aussi continuer cequ’onavoitinterrompu. Reprendre son discours. Orationem per-sequi. Je reprens ce que j’avois commencé. Ad remredeo. Reprendre ses études. Studia intermissa revo-care , ou revocare se ad fludia.
írT Reprendre une choie de plus loin, de plus haut,c’est la raconter en remontant à un temps plus éloigné.Rem altius repetere. Pour l’intelligence de cette affai-re , il faut reprendre les choses d’un peu plus haut.C’est la même chose que remonter plus haut.
(sT Lorsque celui qui rapporte une conversation,sait par-ler un des interlocuteurs, il le (ert de ces mots, reprit-il, il reprit. Que me demandez-vous, reprit-il. Alorsil signifie la même choie que répliqua-t-il , il répliqua.
tsT Reprendre ses forces, c’est les rétablir. Reprendrecourage, se ranimer. Reprendre ses esprits , revenird’un état de trouble ou de faiblesse. Reprendre halei-ne , pour se mettre en état de recommencer. Voye$ces mots.
Reprendre , en termes de Palais, se dit des proces Scinstances indécises, pendant le cours desquelles unedes parties est décidée. A? Reprendre une instance ,c’est en général continuer avec une nouvelle partie,un procès commencé avec une autre, & qui avoir étéinterrompu par mort ou autrement. Litem , causam ,aclionem resumere , persequi. Il faut faire appeler laveuve ou l’héritier d’un desunt pour lui faire repren-dre l’instance. Avant que de faire aucunes poursuites,il faut faire un acte au Greffe pour reprendre un pro-cès. On dit aussi, qu’une veuve a à reprendre les con-ventions , son préciput sur la communauté , qu’uncomptable a à reprendre plusieurs sommes dans soncompte. Reprendre un fief, c’est le relever par la foiSc hommage. Clientelaris officii pr&statione beneficium resumere La reprise de fief se fait lorsque le suc-cesseur du vassal reçoit la possession du fief des mainsdu Seigneur, en lui faisant la foi & hommage, & lurpayant ses droits.
Aj" Reprendre, terme d’Agriculture, v. n. On le ditdes arbres Sc des plantes qu’on transplante, Sc quipou stent de nouvelles racines. Radicari 3 radices age-re. Ces laitues ont bien repris. U y a des arbres quireprennent facilemenr. Voyeç Racine & Prendre.
On le dit aussi des greffes. Cette greffe a bien re-pris. Voycq Greffe Sc Greffer.
$X Reprendre. Terme de manège, fc dit aussi neutra-lement, pour signifier faction que fait le cheval en ces-sant au galop d’entamer avec la meme jambe, & enentamant avec l’autre; ce qui s'appelle aussi changerde pied. Acad.Fr. Votre cheval reprend bien i faitesqu il reprenne.
fsT Se Reprendre, v. récip. En parlant des blessures,des chairs coupées, séparées,il signifie sc rejoindre,sc refermer. Coalere , coalescere. Cette plaie sc re-prend. Coalescit vulnus. Les chairs commencent à screprendre.
Repris , ISE. part.
On dit qu’un homme a été repris de Justice, pourdire, qu’ila été puni ou réprimandé par la Justice ,qu’il a été condamné à une peine afïuctive ou infa-
. mante. Acad. Fr.
REPRENEUR, f. m. Qui reprend, qui trouve à redire à
REP
tout. Obtreclator , reprehensor , ’critkus. II n’est d’U-sage que dans le discours familier. Les vieillards ontcela d’incommode , que ce font de grands repre-neurs. Ces repreneurs fâcheux me font tous en not-rcur. Théoph.
§3* REPRESAILLE, f. f. Quelques Auteurs ont em-ployé ce mot au singulier : mais on ne le dit guèrequ’au pluriel, Sc l’on entend par-là, ces actes d hosti-lité que les Souverains exercent les uns contre les au-tres, quand ils ne lont pas en guerre ouverte, cn re-prenant ce qu’on leur a enlevé, ou des choies équi-valentes, pour s’indenmiler du dommage qu’ils ontsouffert. Clarigatio , represaiu. Quand on retient uneplace à un Souverain, il s’empare d une autre à fa bien-séance par représailles , par droit de représailles. Userde représailles. Clarigare.
On appelle lettres de représailles des lettres que lesRois accordent à leurs sujets en grande connoissancede cause, pour reprendre íur les premiers biens appar-tenans à quelqu’un du parti ennemi l’équivalent de cequ’on leur aura enlevé violemment, Sc dont le Roiennemi ne leur aura point voulu faire justicé. Repre-salia. Ces lettres s’appellent autrement letrres de mar-que , 02P Sc le droit, droit de marque & d’arrêt. Quiaesi jus transeundi in alterius Principis Marchas , fealimites 3 & bona eorum occupandi , qui nostra usurpa-verunt. Ce Marchand a fait laisirdesestetsappartenansà un Espagnol, parce que les Espagnols lui ont enlevéles siens. Les réglemcns pour les lettres de marque SCde représailles , la manière de les obtenir , Sc ce àquoi les impétrans font obligés, font contenus dansle titre X du Livre III de l’Ordonnance de la Marine*
Ce mot vient de l’Italien repfesaglia.
On le dit aussi de tout cc qu’on fait pour sc vengesdes ennemis qui ont violé le droit de la guerre. LeSennemis,ont pendu nos prisonniers, Sc par droit dereprésailles , nous avons pendu les leurs.
Représailles , sc dit aussi dans l’ufage familier de pe-tites vengeances qu’on prend des torts légers qu’on 3soufferts. Jacturarum compensatio. Cette femme lui »pris fa montre, par représailles il lui a pris son man-chon. J’ai tâché par droit de représailles de lui faire c etour. Ablanc.
Dans cette acception , user de représailles , c’estrendre le change , rendre la pareille , repousser un einjure , une raillerie par une raillerie. Voye\ Repousser, Sc les autres mots.
REPRESENTANT, f. m. Celui qui dans une foncti 011publique représente une personne absente qui y de-voir être. Vices alterius gerens , vicem alicujus ri'prssentans. Le Roy à ion Sacre doic être assisté de douz eanciens Pairs , ou de leurs repréjêntans. En certain^assemblées, les représentans tiennent le rang de ceu*qu’ils représentent. fsT Les Membres de la CHanib redes Communes en Angleterre font les représentadu peuple. On appelle ainsi des citoyens choisis, char-gés par la Société de parler en son nom, de stipuler^*intérêts, de concourir à l’administration. Le peup‘ ene doit entrer dans le Gouvernement, que pour ch 01 'sir ses représentans.
Ce mot est quelquefois employé adjectivement,^l’on appelle Ministres représentans 3 les Ambaílader 1 ^qui représentent les Souverains qui les envoient.
4^" Représentant, sc dit aussi en droit de celui st? 1est appelé à une succession de chefd’une personne p cC 'décedée, dont il exerce les droits. Les représentans ^peuvent pas avoir plus de droit à une succession st^celui qu’ils représentent. Subrogatus } suffectus & °' f
cum.
On le dit généralement de tous ceux qui sent 3place des héritiers par droit de succession, par ven cí 'échange ou autrement. r
REPRÉSENTATIF, IVE. adj. Qui figure, qui repréífj'te. Rre présent andi vim habens. On ne le dit P o1des personnes. Les cérémonies de l’Ancien Testasétoient des figures représentatives des mystères duN°veau. Les Ambassadeurs ont un caractère repns cr! . flis ; c’est-à-dire , qu’ils représentent le Prince * ecommettant : on ne les regarde point perso* 106 t .