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à la faire à propos, quand on le trouvera ton. Je meréserve à m’expliquer, quand je lerai bien instruit dufait.
En termes de Palais on dit, quand on fait des ré-tentions ou des évocations , que le Roi ou la Cour feréservent la connoiílance d une telle affaire, & la re-tiennent. Reservare. Quand on fait des renvois , on ré-serve à faire droit fur les requêtes jointes Sc autres in-cidens qui ne font pas instruits. Les Jurisconsultes di-sent que jamais un Souverain ne donne tant de pou-voir dans les lettres, qu’ilne s’en réserve encore da-vantage. Quand on donne une quittance pure Sc sim-ple , fans réserver ses autres droits Sc actions , on eninduit une hn de non recevoir.
UsT Se reserver la réplique, déclarer qu’on veut ré-pliquer. Un Avocat prie les Juges de lui réserver laréplique , leur demande la permission de répliquerquand il en fera temps.
$ 3 “ Reserver , signifie encore garder pour un autretemps, ménager pour le besoin, pour un certain tria-ge, pour une autre occasion. Sen>are , seponere. Vouspouvez réserver cet avis à un autre temps. Paso. Ilfaut réserver de l’argenr pour des besoins imprévus,fes amis, pour des occasions cffentiellcs. Il íc réservepour de plus grandes choses. Se se aimajorareservat.
RÉSERVÉ, ÉE. part.
On appelle cas réservés , ceux dont il n’y a que lePape ou TEvcque qui pur lie absoudre. Casus reser-vati. Un simple Prêtre n’ablout des cas réservés qu’àl’article de la mort.
RESERVOIR, f. m. Lieu où l’on réserve certaines choses.Il ne le dit guère que des lieux où Ton amasse, où l'onréserve les eaux, pour les faire couler, ou jaillir enquelque lieu; Sc des lieux où l’on réserve le poissonpour le prendre facilement, quand on cn a beíoin.Receptaculum C est dans un corps de bâtiment,un bassin ordinaire de bois revêtu de plomb, où l’onréserve les eaux qui doivent être distribuées par desfontaines. C’est aussi un grand bassin de forte maçon-nerie avec un double mur appelé mur de douve , &glaise au pavé dans le fond, où l’on tient l’eau pourles fontaines jaillissantes des jardins, comme les qua-tre réservoirs de la butte de Mont-Boront près de Ver-sailles, dont chacun a 8; toises de longueur fur 54de largeur, & 11 pieds de profondeur; Sc celui duTrou-d Enfer fur le haut de Marly, qui a une profon-deur suffisante fur cinquante arpens de superficie ,pour contenir cent mille toises cubes d’eau. Daviler.
Réservoir. Terme de Pêche. C’est un endroit où l’onmet le poiston qu’on a pêché, pour le prendre quandon en a besoin. Pour faire ces fortes de réservoirs ,on creuse un fossé, ou un petit canal, dans une terrepropre à recevoir les eaux du ciel, ou plutôt cellesde quelque ruisseau voisin. On donne plus commu-nément le nom de viviers à ces réservoirs.
Réservoir, fe dit par les Médecins, Chirurgiens & Ana-tomistes de quelques cavités du corps humain. Lesréservoirs du chyle. Le réservoir de Pecquct. Les vei-nes lactées secondaires portent le chyle des glandesdu mésentère, après qu’il y a été rendu plus liquide ,par la lymphe qu’il y reçoit, dans le réservoir de Pec-quet. On lui adonné ce nom , parce que c’est M. Pec-quet, fameux Médecin, qui le premier en a fait la dé-couverte en 16y r. Ce réservoir est place entre les deuxorigines du diaphragme, à 1 endroit ou 1 on trouve desglandes que l'on appelle lombaires. Dionis. Le vési-cule du fiel s’appelle réservoir de la bile.
Le RESERVOIR des eaux supérieures et inférieu-res , où tous les élémens fe trouvent renfermés; entermes de Philosophes hermétiques, c est le mercurephilosophai, qui contient en foi les quatre élémens ,où le monde supérieur & l’inférieur. Dict. Herm.
RESEUIL. f. f. Espèce de filet ou de rets. On la dit aussipar extension de certains ouvrages de fil travaillés àjour, qui fervoient d’ornemenr à du linge, comme àdes pentes de lit, des tavayoles, &c. On en voit en-core chez les paysans. Stragulum lineum , tegmen lin-teum.
%T RÉSIDANT, ANTE. adj. Qui réside, quidemcu-
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r-e. Le-liéu où il est nésdant. Voyez Résider.
RESIDENCE, f. f. Domicile; demeure fixe, Sc eta*bise en un lieu. /íjsidua. commoratio , domicilium .11fait fa resdence à Paris. On ne reçoit point de cau-tion qui n’ait une actuelle résidence furie lieu, Sc qu’onn’y soit domicilié.
{f 3 * Résidence, fe prend aussi pour le lieu de la rés-dence ordinaire d’un Prince, d un Seigneur. Versaillesest Ict résidence de nos Rois. Telle ville est la résidencedu Gouverneur de la province.
fsT Résidence, fe dit encore du séjour actuel Sc per-pétuel d’un Officier, d’un employé dans le lieu où I efait l’cxercicc de leur office ou emploi , du moinslorfqu’il exige un service continuel. Ce Magistrat n’apu fair.e le voyage à cause de la résdence a laquellela charge l’oblige.
Résidence, fe dit spécialement de la demeure des Bé-néficiers dans le lieu de leur bénéfice, Sc de leur alsi*duité à le desservir. Rcsdentia , ajsidua comrroraúO’Tout‘bénéfice à charge d ames demande résdence toblige à résdence. LcDroic Canon enjoint la résidenceaux Bénéficiers fous peine de privation de leurs Bé-néfices. La raison originaire est , que dans la primi-tive Eglise nul n’étoit promu aux Ordres sacrés, lansavoir un Bénéfice en titre . qu il étoit obligé dc des-servir. Ainsi le service étoit nécessairement attache ìl’Ordre, & quiconque en étoit honoré, étoit en n‘C-me temps engagé au service & à la resdence person-nelle. Cette exacte discipline n’a pas été long tempsobservée. Les Bénéficiers le font peu à peu dispensesde servir eux-mêmes leurs Bénéfices, & d’y résider.Mais pour les Curés qui ont charge d’ames, ils fontobliges à une résdence actuelle, & les Parlemens ontdéclaré abusives les dispenses de résider qui auroieiitpu être accordées par le Pape, parce que l’obligatiortde résider est de droit divin. Sous Charles IX on vou-lut rétablir la sévérité de la discipline, Sc cn 1561 seParlement enregistra une Déclaration par laquelle ilétoit ordonné aux Evêques, conformément aux an-ciens Canons, de résider dans leuts Evêchés. Le Par-lement défendit aux Evêques de prendre la qualité deConseillers du Roi, parce que certe qualité éroit in-compatible avec l’obligation indispensable de la res-dence dans leurs Evêchés. M. le Procureur GénéralBourdin seifoit même saisir le temporel des Evêquesqui demeuroient plus de quinze jours à Paris, apte*leur avoir fait dire que s’ils y avoient des affaires, i*fe chargeoit de les poursuivre en leur nom. Voy. DUPuy.
Mais à l’ ambition opposer la prudence ,
C’es aux Prélats de Cour prêcher la résidence.
Résidence, se dit aussi de l’emploi d’un Résident, /'by*ce mot. Resdentia. On a donné à un tel la Résdence deRaguse, de Genes. Au sortir de se Résdence il re-tourna eri Allemagne.
0 CT Résidence, en termes de Chymie. Ce font se fparties les plus grossières qui troublent la liqueur, ^qui descendent au fond du vase quand elle est repo-se e. Ainsi c’est la même chose que sédiment , fece 5.Sedimentum, feces. Il ne faut pas confondre la résidentavec le résidu.
RÉSIDENT, f. m. C’est ainsi qu’on appelle un M*'nistre public envoyé par un Roi pour traiter de s 5intérêts avec une République & un petit Souverain *ou celui qui traite des intérêts d’une Républiqued’un petit Souverain avec un Roi. Ainsi le Roi dFrance a des Résdens en Allemagne dans les Co$ íSdes Electeurs, à Genève , à Lucques, & générale-ment dans les Cours des Souverains qui ne font p**têtes couronnées, Sc ces mêmes Souverains, cesmes Républiques ont des Résdens en France. Le R efient de France à Genève. Le Résdent de l’Esect el1Palatin à la Cour de France.
§CT Les Résdens font moins qu’Ambassadeurs & p 11voyés, mais plus qu’Agens. Ils font Ministres çubl lCÎ 'Sc fous la protection du droit des gens, de même qles Ambassadeurs. , s
Dans plusieurs Coutumes on appelle Résdens , ie