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financiers qui étoient obligés de réíîder dans 1 hérita-ge de leur Seigneur, ôc qui ne pouvoient en sortir.Le vassal obligé à cette résidence s’appeloit autrementhomme levant ôc couchant , & en Normandie, res-J'eant dufief Cliens add.iU.us gleba.
RESIDER, v. n. Etre domicilié en quelque lieu, y de-meurer ordinairement. Refîdere , manete , habitare.Un Trésorier de France qui ne résde pas fur le lieu ,ne partage point les émolumens du Bureau. Un Pro-cureur Général peut saisir les revenus d’un Evêque quine réjìde point en son Diocèse. Le Roi a envoyé unrel à Ratisbonne pour y réjìder, pour y laite faire íes
affai
Résider, s e dit absolument en parlant des Bérié-ciers qui demeurent dans le lieu de leur Bénéfice. Il} a es Bénéfices qui obligent à résider,s i der , se dit figurément en choses morales. Resde-f ■> wh&rere. Les principales facultés de l ame rés-en s àns le cerveau. Le droit de vie 3 c de mort tés dea personne des Magistrats. Situm, postum es. Lacuverai ne puissance résdoit en la personne du Roi,aug. pour dire que le Roi a la souveraine puissance.a Paix résde dans famé de ceux qui désirent laProcurer aux autres. Morale du Sage. On dit d'un°mme qui croie avoir tout le bon sens en partage,
RÉSIDU 0 ” c l ue tout f* 011 sens résde dans fa tête.
U* f. m. Ce qui reste à payer, le reliquat d’uncompte, d’une obligation. Reliquum , residuum. Il alen P a yc la moitié de fa dette : mais il lui a fallu fairegrace , du réjìdu. § 3 * En matière de comptes, on dit^_P utot reliquat de compte, que résdu.
I Uans une division arithmétique on appelle résdu ,f. "ombre qui reste quand la division est faite. Si l’onj. fvile trente-trois par huit, le résdu est un.f ka on appelle résdu ce qui reste d’une
"bstance qui a passé par quelque opération : le marces plantes, par exemple, dont on a retiré l’esprit aro-^atiqu Ci l’huilc essentielle, le sel, &c. c’est ce qu’on• Ppeloit anciennement caput mortuum. Tête morte.°ye\ ces mots. On voit par-là que résdu ôc rés-ence ne sont point termes synonymes.t n e ten ne de résdu est d’un usage universel dans les>?. lìlCns - Quand une fois le testateur a fait les legsaur V l^°* c faire, il ajoute, & au résdu de tous mesr l .^^."iens, fi/c. je fais, crée, nomme N. mon ht-ter seul, universel &pour le tout. Et quand le Tes-rateur ne parle pas en son nom, le Notaire le dit his-°fiquement : ôc au résdu, de tous ses autres biens,
, ve., ledit Testateur fait, crée & nomme, &c.u Résidu, adv. Au reste, enfin. Ceterò , ceterùm, tan-Ce mot n’est plus du bel usage.
SIGNANT, s. m. Qui se démet d’une charge, oud un Bénéfice en faveur d’un autre. Un nouveau pour-âoit jouir de tous les droits dont jouissoit son ré -Agnant. La résignation n’a pas lieu quand le résgnantp v<^"rt avant qu’elle soit admise.
I s* m. Celui en faveur de qui est faitea démission d’une charge ou d’un Bénéfice. Resgna-a , r!Us r is cui muneris aut beneficii Ecoles astici , per
a *erius abdicationem pojsejsio transcripta est. Un ré-çf nata J e n’a pas plus de droit que son résignant. Il,_ UC c l u Un résqnataire ait dépossédé son résignant, s’ilSíc,rï, a ,P*l«famoi S .
^GNATION. s. f. Démission d’une charge, ou d’unnehee. Muneris aut Benescii abdicatio , demistio ,J/tgnacio. Comme les Offices font vénaux, la rés-Z\ atl jst n ’cst autre chose qu’une vente, ou une sim-P. e demilsion. A l’égard des Bénéfices, les resgna-í 0ns pures & simples entre les mains des Collateurs,^ a Ppelent auslì proprement démijsions. On appelle desne f nc s lons en faveur, ou conditionnelles , celles quif ort c *°nt qu’à la charge qu’un tel en sera pourvu : en)[ j e j R 11 ' les provisions font nulles, si les conditions
II n’ re ^^ natl0rl ne four ponctuellement exécutées.q ^ a P as deux cens ans que cet usage est bien établi,r 11 ^ a rc s>sté d’abord, parce que ces résignations ind e 0rem } etoient regardées comme des succelsions, ouir S ' rian "Visions d’un Bénéfice , comme d’un patri-
°tnc apparteiunt à une famille. Aussi nc se peuvent-
RES
elles faire qu’entre les mains du Pape, qui seul peutles admettre, au lieu que les résignations pures & sim-ples peuvent être admises par l’Ordinaire, ou le Col-lateur; parce qu’en ce cas le résignant s’est dépouilléde tout son droit, en forte que le Collateur peut con-férer à qui il lui plaît, 3 c que dans le cas de résigna-don in favorem , on soupçonne qu’il y a de la simo-nie ou quelque autre paction illicite, dont le, Papeseul peut dispenser. La règle de infirmis, ou des vingtjours, n’a point de lieu pour les résgnations pures 3 Csimples. L’Ordinaire peut admettre les résignationspour cause de permutation. On les appelle aussi pures& smples , quand elles sont fans condition, ôc fansréserve de pension. Les résgnations en faveur ne. peu-vent être admises au préjudice, ôc fans le consente-ment du Patron laïque. Pendant la Régale, le Roi peut -admettre les résgnations pures & simples, ôc mêmeles résgnations in favorem , parce que son droit estbeaucoup plus éminent que celui de l’Ordinaire. 11 ya une règle de Chancellerie pour la publication desrésgnations. Cherchez Règle de publicandis.
ÇfiT Le mot de résgnation ne se dit plus guère en par-lant des charges, des offices. On dit démission , Sc nonpas abdication , comme on le dit dans l’Encyclopédie.On fait une démission de ses charges, emplois Sc Bé- -néfiecs; une abdication de fa dignité 3 c de son pou-voir; un abamlo.inenient de sos biens; une renoncia-tion à ses droits ôc à ses prétentions.
Résignation, dans la Morale Chrétienne, sedit d’uneentière soumiision, d’un abandonnement à la volontéde Dieu, & par extension, à la volonté d’un Supé-rieur. C’est un sacrifice absolu de sa propre volonté àcelle de Dieu. Propris. voluntatis ad voluntatem Deiconformatio. Résgnation entière à la volonté de Dieu,aux ordres de la Providence, aux ordres d’un Supé-rieur. La résgnation n'éteinr pas la volonté : elle lacaptive feulement 1 . Boss. Dieu éprouva fa patience ôcfa résgnation par de longues infirmités. Flech.
RÉSIGNER, v. a. Se démettre d’une charge , ou d’unBénéfice. Munus, vel Beneficium alicui transcribere ,resgnare. Il faut passer une procuration ad resignan-dum , le nom en blanc, pour résgner un Office, unBénéfice.
fst Resigner, employé absolument,s’cntend d’un Bé-néfice. II est mort fans résgner. Il n’a pas eu le tempsde résgner.
Resigner son ame à Dieu, c’est remettre son amcentre les mains de Dieu.
§ 3 * Se résgner à la volonté de Dieu, c’est se soumettreà la volonté de Dieu sans réserve. C’est quelquefoiss’abandonner à la volonté d’autrui, d’un Supérieur»Ad alterius arbitrium permittere se , accommodare >sngere.
#CF RÉSIGNÉ, ÊE. part. Il est mort bien résgné , bienrésgné à la volonté de Dieu.
RESILIATION, s. f. ou RESILIEMENT. f. m. Cassa-tion , résolution d’un acte. Dans la Déclaration daRoi du 29 Septembre 1722, pour les droits de con-trôle des actes des Notaires, art. 82 du Tarif, ou ditun resliement d’acte. Ce mot n’est plus en usage ; ondit resliation d’un contrat. Rescissio .
RESILIER, v. a. Casser, annuller un acte. Resolvere ,rescindere. Les Juges ont résilié ce contrat. Il travailleà faire reslier ce contrat. Ce contrat a ete reslié. Serésilier,(c. dédire, se rétracter, se dégager d’une con-vention, d’un traité. On nc le dit plus,
fsT RÉSILIÉ, ÉE. part.
RESILIR. v. n. Vieux terme de Pratique. Se dédire, 11evouloir pas exécuter un contrat, une promesse. Aconditione atque pacìo reslire . Les contrats sont d’a-bord de volonté, mais après ils sont de nécessité; onn’en peut réslir . Un mineur qui veut réslir d’uneobligation qu’il a passée, doit obtenir du Prince desLettres de restitution, ôc les faire entériner.
RÉSINE, f. f. Matière grasse ôc onctueuse, qui coulede soi-même , oU par incision, du pin, du sapin Ôtde quelques autres arbres. Resna. Le mastic est la ré-sne de leníisque. Le camphre est une espèce de résine.La meilleure de toutes les résnes est la térébenthine*