Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
331
JPEG-Download
 

RES

RESSAC, s. m. Terme de Marine. Choc des vagues dea mer qui se déployait avec impétuosité contre une^ S e . n retournent de même. Undarum refluxus .n dit aullì Ressaque. Quand le mauvais temps viente a mci ‘j h porte fur l’ïle Perréela houlle qui donnecontre; & fait une ressaque , qui retourne contre lesnavires. Denys. P. I, c. p. Ressac est plus usité.

KcMOE.s.s.^sRESSAC.

•R SSASSER. v. a, 8c rédupl. Salser plusieurs fois. Cettepoudre a été fastée 8c ressassée, elle a paste plusieurs

ois par les sas, par les tamis. Iterum cribrare , incer-nere.

Ressasser, se dit figurément & familièrement en Mo-ra e, en parlant des affaires qu’on examine de nouveau,es revisions de procès & de comptes. Perscrutari ,Jcrutari. Ce procès à été bien examiné, on l’a remisp 01s rois fur le bureau, il a été bien faste 8c ressassé.

^ e compte a été mis à la correction, il a été ressassé.■Les questions que font les Hérétiques ne font pas nou-velles, elles ont été souvent lassées & ressassées.Ressasser quelqu’un, c’estexaminer avec foin s’ila redire à fa conduite, ressasser les gensd affaires, les Financiers. Tout cela est du style fa-milier.

On dit dans le même sens ressasser un ouvrage, lerevoir, l’examiner avec foin pour découvrir jufqu’auxmoindres défauts.

Un denos Poe'tes a dit très-judicieufement d’Ovide :

Pour moi j*ai la tête blesséelorsque je le vois tortillerP n cent façons une pensée ,

A force de les ressasser

La pointe au bout du temps s’émousse.

P. DU CERCEAU.

P ai feuilleté tous mes mémoires ,

P ai test aisé tous mes papiers,

Et mis dans mes docles grimoiresTout le Ciel en douçe quartiers. Id.

RESSAUT, f. m. Terme d'Architecture. C’est l’avanceeníaillie d une corniche, d’un escalier,ou autremem-re rchitecture hors de la ligne droite, comme onen voir aux gros pilastres des Eglises, lorsque la corni-che commence a s arrondir. Projectura, excurrentisïiovu projectio C est 1 effet d un corps qui avance ourecule plus qu un autre, & n est plus d’alignement oude niveau, comme un socle, un entablement, unecorniche, &c. qui règne fur un avant-corps, & arriè-re-corps. Daviller. Le ressaut de la façade du bâti-ment. Jard. de propreté, p. SU

Ressaut d’escalier. C’est lorfqu’une rampe d’appuin ’est pas de fuite, & restante au retour, comme augrand escalier du Palais Royal. Daviller.ESSAUTER. v. n. & a. Sauter une seconde ou plusieursrois. Quatre des plus forts prirent chacun un coin dela couverture, 8c commencerent à faire lanter & resJautcr Sancho, jufqu’à douze Sc quinze pieds en fait,avec le même plaisir que les cuisiniers fe donnent des

chiens qui dérobent leur viande. Hifl. de Don

Quichote , T. I, chap. 16 ,pag. 232. GinèsdePaf-amont acheta un singe à qui il enseigna à lui fauterUi e P a ule à un certain signe, & à ressauter quelquetemps aptes à terre: & comme ces animaux-làaimenta roudlcr dans les cheveux, & remuent inceísammentes levres, ce qu'on appelle la patenôtre du singe, ildiloit qu’il lui parloir à l’oreille.... T. III, chap. t7,

P-.i$2 8c 383. Sauter & ressauter un folle. DoverSauter. m

Bor' ^ ^ eux mot. Râfe j parlant d’une étoffe usée.

^îiest^^^ ' ÉANTE. adj. Qui réside Sc demeure ac-^^. enient; en quelque endroit, domicilié. Manens ,in U p ns * man ccps. Qui habet domicilium & sedemn aliquo loco. Pour faire valoir une terne par leslams, st f aut £ tre rc jj'j ant f ur [ es lieux. Quand onvbl^r Une cauc m |1 > elle doit être resséanre 8c íol-a ^'Jfltfséant au pays, ou du pays. Rcsséant duTerne VII.

RES 531

fief. Resséant en Justice. Personne resséante Sc bienaplégée. Resséant 8c manant au pays. Personnage rcs-séant. Exoine de mal resséant ; c’est celui qui est ex-cuíé en Justice de maladie qui le retient en la mai-son; Sergent piaillant 8c resséant. Quorum Junt idonezfacultates , & qui demeurent au lieu de leur charge.

Ce mot vient de resdens.

RESSEANTISE. 1 . 5 . Dans la Coutume de Normandie.Synonyme de résidence. Residenda , manso , habita-tio.

RESSEL. f. m. On nomme ainsi à Bordeaux le résidu dusel, qui le uouve au fond des vaisseaux , après quele poilíon en a été déchargé.

RESSEL. Petite ville de la Pologne, dans le Palatinat deWarmic, aux confins de l’Ermland, ptès du lac deZain.

RESSEMBLANCE, f. f. Conformité qui fc trouveentre deux choses. Similitudo. Il y a beaucoup de res-semblance de cette copie à Ion original, entre la co-pie 8c l’original. Il y a beaucoup de ressemblance en-tre le pere & le fils. On dit , mais lans fondement ,que la ressemblance des enfans avec leurs petes 8cleurs ineres, sert à leur faire connoître qu’ils font nésd eux. Le Mait. On dit qu’unfils est la vraie ressem-blance de son pere, que c’est fa ressemblance , pourdire, qu’il y a beaucoup de ressemblance entre eux.Refert patrem , patris speciem exhibet. Ce font desefféminés qui prennenc les vices des femmes auffi- bienque leur ressemblance. Abl. 11 n’y a point de vice quin’ait une fausse ressemblance avec quelque vertu. LaBr. E11 Géométrie on nomme ressemblance, celles dedeux triangles quand leurs angles font égaux, quoi-que leurs côtés soient infiniment plus grands.

En Peinture la ressemblance est la conformité entrelimitation de l’objet & l’objet même. On dit d’unPeintre qu’il attrape bien la ressemblance. Talent quine dépend pas du travail. Les Peintres médiocres fal-sifient la ressemblance : les grands Peintres la manquentquelquefois. Voye\ ce que dit Félibien à ce sujet.Vies des Peintres, t. 3 , p. 4.J3.

RESSEMBLANT, ANTE. adj. Qui est semblable. Si-milis, conformis. Un portrait bien ressemblant. 11 nefalloir pas me dépeindre si bien, 8c il valoir mieux mefaire un peu moins ressemblant, 8c me faire plus ai-mable. Voit.

On dit proverbialement, qu’il n’y arien de ç\nsres-semblant à un chat fur une fenêtre, qu’une chatte. Ondit aussi à ceux qui confondent deux choses qui n’oncpoint de rapport, ni de ressemblance : il n’y a rien deplus ressemblant qu’un âne à un moulin à vent.

RESSEMBLER, v. n. Avoir mêmes traits, même figure,meme apparence aux sens; les frapper de même ma-niéré. Avoir du rapport, de la conformité avec quel-que chofc. Referre , speciem rei habere. Ces deux vi-sages fe ressemblent. Ce Peintre imite bien les traitsd’un visage , il fait bien ressembler, 8c fait ressembleren beau. Les enfans d’oidinaire ressemblent à leur me-re , à leur pere. Les sons de ces instvumens, le goûtde ces deux fruits, fe ressemblent ; c’essà-dire, ontquelque chose de conforme. La Nature a peine à fairedeux choses qui fe ressemblent. Abl. Les vieux Au-teurs lui font gouverner l’accufatif. Bcrraud a dit, moucœur ressemble l’efclave fugitif. On nc le fait plus.Ce verbe demande toujours le datif, auísi-bien envers qu’en prose. Voye\ les Remarques de Vaugelasavec les notes de T. Corneille, T. II ,p. S S 3 , 8S4.Voyez aussi les Observations de 1 Académie fur cesRemarques. On dit que je lui ressemble; 8c je crainsde lui ressembler auísi par fa malheureuse destinée.P. de Cl.

Ressembler, signifie auísi, imiter fe rendre conforme.Imitari , assmilari. J. C. exhorre les Apôtres à ressem-bler à son Pere, à être parfaits comme lui. On imiteles actions, les vertus, le style des grands hommes, &on tâche de lent ressembler, fi.ST Tout homme peutfaire du bien à un autre ; mais c’est ressembler auxDieux, que de contribuer au bien d’une société en-tière. Montesq.

On dit d’un, Feintre , d’un Musicien, &c. qu’il fe

Ttij