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Tome septieme. [PRO - TE.]
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zzr. RES

ressemble t pour dire, qu'il se copie lui-même, & qu’ilne met point assez de variété dans ses ouvrages. Acad.

I'rANÇ.

Ressembler, se dit proverbialement en ses phrases. IIressemble à un cognefétu ; il íe rue, & il ne tait rien.Verberat ictibus auras. 11 rejsernble au chien de Jeande Nivelle, il s’ensuit quand on 1 appelle, lìresj’em-ble à l’anguille de Melun ; il crie avant qu’on l’écor-chc. On dit que tous les doigts de la main ne se rej-semblent pas ; pour dire, que tous les frères ne fontpas de même mérite, ni de même tempérament.$3*Ondit auffi que les jours íe suivent & nc se ressemblentpas, pour dire, que le bonheur ni le malheur ne durentpas toujours.

f)3*RESSEMELER.v. a. Mettre des semelles neuves à u.ievieille chaussure. Voyc\ Semelle. On ressemelle desbas, des souliers, des bottes.

RESSENTIMENT, f. m. Douleur ou maladie dont onsent encore quelque relie , quelque retour. Corporis.dolor j morbi tentatio. Une plaie qu’il a reçue autre-fois lui cause souvent des rest'entìmens douloureux.Le fort de ía goutte elt passé, il ne lui reste qu’un pe-tit ressentiment. U a encore quelque léger ressenti-ment de fièvre.

$3* Ressentiment ,se dit figurément en morale pourexprimer le souvenir des outrages. Voltaire. Inju-ria. accepta memoria , recordatio. La colère est le res-sentiment vif & pressant d’un injure qu’on a souiferte,& qui ne peut être appaisée que par la vengeance.M. Esp. Son ressentiment éclatera quelque jour.

(sT Racine s’est servi du mot ressentiment pour expri-mer le souvenir des bienfaits.

Tandis qu*autour de moi votre cour accablée

Retentit des bienfaits dont vous m’averç comblée j

Efi-il.juste , Seigneur , que seul , en ce moment 3

Je demeure sans voix & fans ressentiment.

H 3 Ce mot est le seul employé par Racine, qui ait étéhors d’uí'age depuis lui. Voltaire.. Cc mot ne doitplus être employé que pour exprimer le souvenir desoutrages. Il eût été bien plus glorieux de sacrifier sesr essent imens aux interets de la République. Abl.

II verra } le perfide 3 à quel comble d’horreur

Ue mes relíentimcns peut monter la fureur. Corn,

HI* Il semble que le mot de ressentiment exprime non-seulement le souvenir d’un outrage, dune injure,mais encore le désir de la vengeance.

RESSENTIR, v. a. Jeressens. Jerejj'entis. J’airessenti.A3* Eu parlant des affections de lame, il est synonymeavec sentir, excepté qu’il paraît exprimer plus de vi-vacité dans ces affections. 11 a ressenti de grandes dou-leurs de colique. J’ai ressenti bien du plaisir de votrerétablissement, de votre retour. Affici. J’ai feint deressentir une flamme nouvelle. Quint.

Stpgf- On le dit de même dans le sens moral, être tou-ché, être ému. Il a ressenti la perte qu’il a faite. Res-sentir une injure , un bienfait. Moveri 3 affici. Je nefuis pas moins généreux à ressentir cette faveur, quevous l’avez été à me la faire. Voit. Ressentir le mal,ía*douleur, le malheur de quelqu’un, y prendre part.Dolere dolorem } casum , vicem alicujus , ou casuali-cujus. Ressentir plus vivement le changement d’état.Dolere gravius ex commutatione rerum,tp- Se Ressentir, v. récip. signifie sentir les restes d’unmal qu’on a eu. 11 sc ressentira long-tcmpsde fa fievre,de fa maladie. Ce débauché (e ressent maintenant despéchés de fa jeunesse. Ce Marchand se ressentira tou-jours de cette banqueroute, des pertes qu’il a essuyées.

On dit à-peu-près dans le même sens, il se ressentde la mauvaise éducation qu’on lui a donnée, pourdire, le dérèglement de fa conduite est une suite desa mauvaise éducation. Acad. Fr.ép- Ressentir , signifie encore participer à quelquechose de bien ou de mal. Sa maison a été brûlée, &Jes maisons voisines s’en font ressenties. Il y a eu desçnlc vemens de blé dont les provinces se ressentent en-

RES

core. Se ressentir des bienfaits, de la protection ûequelqu’un.

H-r Se Ressentir d’une injure , c’est en conserver le sou-venir avec le delir de s’en venger. La resentir , c’ettsimplement en être affecté.

03* Je resens , ne signifie guère qu’un mouvementqui palle; ôc je m'en ressens , signifie quelque chosede plus établi dans le cœur.

i£~> On dit encore dans un sens bien opposé, s’il & 11telle chose , il s’en resentir a , pour dire, il en fo apuni.

RESSENTI, IE. pair. C’est un terme usitéén Architec-ture , comme en Peinture &'en Sculpture, pour signi-fier le contour ou le renflement d’un corps plus bom-bé , ou plus fort, qu’il ne doit être , comme le contourd’une colonne fuselée. Daviler. 11 n’a guère d’usag cque dans ces arts; on dit des parties trop ressenties ,des muscles, des nerfs trop refends; pour dire, tropmarqués. Notatus, Moins le renflement des colonnesest sensible,plus il est beau; comme on peut au contraltejuger de son mauvais effet, lorsqu’il est trop ressenti ,ainsi qu’aux colonnes corinthiennes d u portail de I’£'gliíe des filles de Sainte-Marie, rue Saint AntoineParis.) Daviler. T. p. 103 .

D3* RESSERREMENT, f. m. Action par laquelle unechose est resserrée , ou l’effet qui en résulte. Con-traclio, compresso. Le P. Bouh. remarque queles gensqui parleur poliment ne s’en fervent point au propre»Íe qu’on ne dit point le resserrement d’un prisonnier»le resserrement d une sangle.

03* Cela est vrai ; mais en Médecine on dit le resserre-ment des pores de la peaUj le resserrement des intes-tins , le resserrement des vaisseaux. Le resserrementdes pores est occasionné par le froid, pour dire , queJe froid les rend moins ouverts , les rétrécir.

Ce même mot peut être employé heureusement aUfiguré. Ces objets produisent le même resserrement decœurqu’ils avoient accoutumé autrefois d’y produite*Port-R. Ce dégoût d’clpric est accompagné d’un cet-tain resserrement de cœur. Id. On entend par ce mot»resserrement 3 une certaine tristesse qui accable 1 ecœur, & le ferme à route forte de joie.

RESSERRER, v. a. Serrer de nouveau, ou plus forte-ment. Astringere, constringere. Ce nœud est rroplâ-che, il le faut resserrer. On resserre un cordon, d £Sjarretières.

Resserrer, se dit simplement pour, serrer, conservet»garder. Includere 3 concludere , servare , conservas? >recondere. Ils sont des creux souterrains pour restd"rerleurs blés. Ablanc. Ils resserrerent dans leurs viH eStout ce qu’il avoient à la campagne. Id. Dans cette ac-ception il faut dire serrer.

Resserrer, se dit aussi, pour serrer une seconde fois»mettre une chose dans le lieu d’oùon l’avoit tirée. Usrum condere 3 recondere , abscondere. J’ai aise z consi-déré vos pierreries, vous n’avez qu/à les restarer. Oj}a refusé ses offres, il a resserré son argent dans &bourse.

Resserrer , dans le sens figuré. O 11 dit resserrer 1 £Sliens, les nœuds de l’amitié. Cet événement qui p 01 *’voie les brouiller , n’a servi qu’à resserrer les nœuds &leur amitié.

sffiT En parlant des productions de l’esprit, resserres f 1 'gnifie la même chose qu’abréger. Resserrer un discos 5 *c’est redire en moins de mots ce qu’on avoir traité avefquelque étendue. Dans ce sens il n’est point redupj 1 'caris. Resserrons en deux mots ce que nous venons »0développer peut-être avec trop d’étendue. Rejssfs*son sujet, sa matière. Pour me resserrer darts de j u ^ ebornes, dans des bornes plus étroites, je ne vousP 3r<leraì que de...

§3* Resserrer , signifie encore mettre plus à 1 ’étroJ f 'C’est laisser à quelqu’un moins de liberté , le g al 'd eplus exactement. Angustius continere.

03* Ln termes de guerre, on dit que les enst eIÏ **font resserrés dans les montagnes, d’où ils n e P,plus faire de courses: qu’une place est fort rejss ree 3pour dire, qu’il est difficile d’y faite entrer des v ^. rC j^des munitions, des troupes, des secours. On «£