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midi pat la mer Égée & la Macédoine, ct à l'occi-dent par la mer de Macédoine.
RHOGMÉ. f. f. Terme de Chirurgie. Espèce de fractu-re du crâne, qui coníiíte dans une fente íuperficielle,ou même profonde , pourvu que les pièces d’os neíoient point déplacées. C’cítune fente superficielle ,droite, étroite, longue; sti/?nz.Cemot est grec,fente & fêlure, du verbe f «V«>, frango , Je caste, jeromps.
RHOMBA.s. s. Herbe qui est une espèce de baume quicroît à la hauteur de deux coudées dans l’île de Ma-dagascar. Rhomba. Elle poulie de grandes feuilles, &sent le girofle & la cannelle.
RHOMBE. s. m. Terme de Géométrie.Parallélogramme,ou figure quadmngulaire, qui a les quatre côtés égaux,& composés de lignes égales parallèles, ct qui a deuxangles opposés aigus, & les deux autres obtus. Rhom-bus j parallelogrammus aquilaterus. On l’appelle autrement losange. Campanus fur Euclide, l’appelle hel-muayn. C’est un quadrilatère qui a les quatre côtés•égaux, & les angles opposes austi égaux. Ce mot vientdu grec , dérivé de , entourer.
RHOMB1TE. í. f. Pierre où est imprimée la figure d’unTurbot. _
RHOMBOÏDE; f. m. C’est une figure quadrangulaire,qui ales angles opposés égaux , ct les côtés opposéségaux ct parallèles-, mais dont ii y en a deux plus grands,ct deux autres plus petits. 'Rhomboïdesfigura habensduo latera oppofita aqualia.
Rhomboïde > figure quadrilatère qui a les angles ct lescôtés opposés égaux, lans ctre équiangle ni équilaté-rale.
$3° RHOMBOÏDE, f. m. Poisson qui ressemble beau-coup au turbot. ( Rhombus) Rhomboïdes. Il est petit ctcourt, couvert de petites écailles.
En termes d’Anatomie, on appelle rhomboïde , unmuscle qui a la figure d’un turbot, qui est celui quifait mouvoir l’épaule en arrière.
RHOMBUS, l.m. Terme d antiquité. Espèce d’ins-
; trament magique. C’étoit une espèce de roue, ou plu-tôt de pirouette ou toupie dont les prétendus sorcierssc servoienr dans leurs sortilèges. Rhombus , trochus.Ils faisoient tourner cette toupie, & prétendoient parce mouvement inspirer aux hommes les pallions & lesfentimens qu’ils jugeoientà propos; pour inspirer en-suite une passion contraire, ils n’avoient qu’à prendrela toupie, & la faire tourner dans un autre sens. Ci-tumque retro solve turbinem , dit Horace, O d. 12 ,L V.
HGf Chaque siècle a ses charlatans ct ses dupes. On rou-girait aujourd’hui de faire pirouetter le sabot magi-que: & l’on le fait dire la bonne aventure; on va au
* devin ,011 fait tourner le sas pour découvrir fauteurd’un vol.
RHONE. Nom d’unc des plus grandes rivières de Fran-ce. Rhodanus. Le Rhône a les íources au Mont de laFourche, qui est fur les confins des Bailliages des Suis-ses en Italie, traverse tout le Valais, le lac ct la ville deGenève , après il sépare la Bresse de la Savoie & duDauphine jusquàLyon,d’où prenant son cours droitau midi entre le Lyonnois ct le Languedoc qui font aucouchant, & le Dauphiné avec la Provence qui res-tent au levant. il se décharge dans la mer Méditerra-née par plusieurs embouchures , auxquelles on a don-né le nom de gras , tire apparemment du latin gra-dus , qui signifie échelle , nom qu on donne à la plu-part des ports de la mer Méditerranée. Les principalesrivières qui se déchargent dans le Rhône , font la Saône,l’Isère & la Durance , & les principales villes qu’ilbaigne, font Sion, Genève , au-dessous de laquelle ilse jette dans un goufre où il est invisible pendant en-viron une demi-lieue, après quoi il baigne Seistel, oùil commence à porter bateau, de-là il palle à Bellai, àLyon, à Vienne , àTournon,à Valence, à Viviers,auPont S. Esprit, à Avignon, à Beaucaire, à Tarasconct à Arles. Mat y.
RHOPALIQUE. adj. qui s’est dit autrefois d’une fortede vers. Rhophaficus , a. Ce mot est grec , & vient
v d e /««M», une massue. Ondoiuioit ce nom à d cs vers
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qui commençoiént par un monosyllabe , & contr-nuoient ensuite par des mots toujours plus longs lesuns que les autres, jusqu’au dernier qui éroit le pluslong de tous, de même qu’unc massue commence patune queue allez petite, ct augmente toujours jusqu*la tête qui est le plus gros bout. Ce vers d Homere, ctle suivant qui est latin, sont des vers rhopaliqnes.
íì* ^CtKtítp A*Tp«/^St ^C/pO)6Vlí 0 A/8/QíTttffW.WV.
SpesDeus aterna ftationis conciliator.
Il est surprenant que Turnebe & Vinet aicnt crUque les vers rhopaliques attribués à Ausone , forent ^de lui. Joseph Scaligeraeuraison de les rejeter. M-laMcnkoie, T- 111 du Menagiana , p. 3 47 , 1 4$'ÇfT RH< 'PALOSIS. í. m. Mot grec qui exprime unsi' 11 'pic entrelacement des cheveux mêlés & collés les unsaux autres. Il ne faut pas confondre le Rhopolafis a vC !?la plique des Polonois dont les accidens font bien an"férens. ,
RHOPOGRAPHE. f. m. Nom que l’Antiquité a donn eà certains Peintres. Rhopographus. Les Rhopograp^ eSétoient les Peintres qui ne peignoient que des sujetspetits & -bas, des animaux, des plantes , 6 x. On ap'peloit aussi Rhopographes ceux qui dans les jardru*tailloient des arbustes, comme le buis, les ifs en f oí 'me d'hommes, d animaux, d’antres, &c.
Ce mot vient de f»-»-, qui signifie de la p £tltímarchandise mêlée, de la quincaillerie, & de ïfl*’je peins.
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RHUBARBE, f. f. Plante qui pousse des feuilles f 0[tgrandes, larges, presque rondes, épaisses, d’unobscur, attachées à des queues sort longues, & grol‘ eSd’un pouce. 11 s’éleve d’entr’cllesune tige grosso ct 10 ’buste , revêtue de feuilles qui font de la même fig uíCque celles d’en-bas, mais plus petites:cette tigepo steen fa sommité de petites Heurs blanches formées eí>campane , découpées ordinairement en six poin teS 'Loríqu’elles sont passées, il leur succède des som £irces triangulaires, grandes, de couleur de châtaig 11 ^’luisantes. Sa racine est grosso, compacte, pesante,couleur obscure en dehors, jaune en dedans , m 3t 'quetée de rouge, d’un goût amer & astringent, & d’t ,n ®odeur assez agréable. En latin rha-barbarum officesrum. P. Tournefort. La racine de cette plante,q u .°appelle austi simplement rhubarbe , est fort en ul^en Médecine : elle est purgative , propre pour le co° ^de ventre, pour fortifier l’estomac , pour exciter Jpérit. M. Bolduc dit dans les Mémoires de l’Acadéu 1 . 1des Sciences , qu’il q tiré de la rhubarbe des extt 31avec de l’eau ct avec de l’eíprit de vin; que la v £[tpurgative étoit beaucoup plus sensible dans lesmi ères que dans les secondes, ce qui marque qU e {consiste plus dans un sel que dans une huile ; maisù 11la rhubarbe prise en sa propre substance a encore $meilleur effet. Il ajoute que de toutes les opérad°'\qu’il a pu faire , aucune ne confirme l’opinion c°*,mune, qui attribue une qualité astringente à la mbarbe. j £
Ce mot vient du latin rha-barbarum , qui est f a|C . jRha 3 rivière de Moscovie, qu’on nomme aujousd^,Wolga , ct de barbarum , comme qui diroit , *cine que les Barbares trouvent aux environs du f ^ve Rha. Celle dont on se sert maintenant vient d fChine & de Sibérie. fCF On n’envoie en Europe Qla racine, qui est en morceaux inégaux.
§CF Rhubarbe des Moines. Voye\ Rhapontic.
#3“ RHUE. Voyct Rue. r e $
RHUMATISME. í. m. Douleur qu’on sent enparties du corps, accompagnée de pesanteur, dc dculté de se mouvoir, & souvent de fièvre. Rhf us, ‘ \ e
tifmus. ifT II y a un rhumatisme erratique ,dans différentes parties du corps, & un fixe d ulfixé dans une feule partie. j vC f'
AêT Le rhumatisme se divise austi en général oU j { jsel, qui attaque toutes les parties du corps, sllCÍ