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villes , mais differens des Satrapes des cinq Satrapies.Les Satrapes des Perses croient de simples Gouver-neurs de provinces , envoyés de la part du Roi, ou ;des Officiers de ses troupes.
SATRIANO. Nom de lieu. Satrianum. C’étoit ancien-nement une ville de la Lucanie. Elle a été épiscopale,suffragante de Conza. Elle est maintenant détruite, &on en voit la place dans la Baiìlicate, entre MarsicoSc Potenza. Mat y.
Satriano, est auífi un bourg du Royaume de Naples.Satrianum. Il est dans la Calabre ultérieure , près dugolfe de Squilace, environ à trois lieues de la ville dece nom, vers le midi. Mat y.
SATRIENUS, A. si m. Sc f. Nom de famille Romaine.Satrienus , a. Tout ce que l’on fait de cette famille ,c’est qu’il y a une médaille qui porte d'un côté une têtecasquée, IT, & de l’autreune louve , au-delfus RO-MA. Dans l’exergue , P. SATRIENVS; 5 c dans Gru-ter, p. DCCCLXXXIII, 6 un Publius Satrienus Pol-lio, que Patin n’a pas connu. Il n’y a point de douteque les Satrienus ne sussent descendus des Satriusquel’on trouve souvent dans les anciennes Inscriptions.
SATRON. si m. Petit poisson qui sert d’appât aux Pê-cheurs.
SATTEAU. si m. Espèce de barque , ou grossie chalou-pe, dont on se sert aubastion de France, sur la côtede Barbarie, pour la pêche du corail.
$CT SATUM, si m. Sorte de mesure dont il est souventsait mention dans notre Vulgate. Le fatum étoit de lamême contenance que le boisseau Romain. L’éphicontenoit trois fatums. Le caleb étoit la sixième par-tie du fatum. Quelquefois le fatum se prend pour l’é-phi même. Voye\ le Dict. de la Bib. de M. Huré.
A? SATURANS, adj. employé substantivement. 11 estquelquefois usité pour abíorbans. Voye ? ce mot.
SATURATION, si f. Saturatio. C’est en Chimie l’im-prégnation parfaite d’un alcali avec un acide, ou d’unacide avec un alcali, en forte que le mélange soit toutà fait neutre. Voyeiç Saturer.
A3* SATURER, v. a. Terme de Chimie, synonyme defouler, qui est moins usité. Saturare. Saturer une li-queur , considérée comme menstrue , c’est y mettreune substance qui s’y dissolve en aísiez grande quantité pour qu’clle n’en puiste plus dissoudre. Une cer-taine quantité d’eau ne peut dissoudre qu’une certainequantité cfe sucre. Quand elle a dissous tout ce qu’elleen peut dissoudre, on dit qu’elle est saturée. Une eaude chaux saturée , est celle qui a dissous autant dechaux qu’elle en peut dissoudre, en sorte qu’elle n’a-giroit plus dessus, quand même on y en mettroit da-vantage. Saturer un acide avec un alcali ou avec unmétal, c’est y mettre autant d’alcali ou de métal quecet acide en peut dissoudre. Alors cet acide est satu-ré y est au point de la saturation , ou jusqu’à satura-tion. ,
SATURNALES, s. f. pi. Terme de Mythologie. Fctes cé-lèbres chez les Romains en l’honneur de Saturne. Sa-turnalia. Pendant ces fêtes les esclaves étoient maîtres,ôc leurs maîtres même les servoient à table, & il leurétoit permis de dire impunément ce qu’ils penfoient.Elles duroient trois jours , Sc commençoient au 1 6Décembre. Pendant ces jours-là tout étoit en débau-che Sc en dissolution. La ville de Rome ne re tenti s-soit que du btuit Sc du fracas que faisoit le peupleabandonné à la joie Sc transporte de plaisir. On célé-brait les Saturnales en l’honneur de Saturne, & pourconserver le souvenir du siècle d’or où tout le mondeétoit égal. Dac. Il n’étòit pas permis de commencerla guerre, ni d’exécuter un criminel pendant les Sa-turnales. Ces fêtes ne se célébraient pas feulement àRome, mais en Greceauífi , Sc elles étoient bien plusanciennes que Rome. Quelques-uns en attribuoientl’institution auxPélafgiens , qui furent jetés dansl’îlede Delos , d’autres à Hercule , & d’autres à Janus 5Goropius Becanus en fait Noé fauteur. Orig. L. IV.
Il prétend que ce Patriarche dans l’Arche établit unefête au dixième mois, en mémoire de ce que ce mois-jà le sommet des montagnes commença à paraître, &
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que c’est-là l’origine des Saturnales qui passèrent en-suite à tous les peuples. Mais il y bien de l'apparenceque l’année alors commençoit en automne, Sc queDécembre par conséquent n’étoit pas le dixième mois.Voisins remonte encore plus haut, Sc il veut que JeSaturne en l’honneur de qui ces fêtes se célébraient*soit Adam. Voyez De Idololat. L. /, c. xvut. Coa-sultez aussi Rosin, Antiq. L. IV, c. xvi. Athenee*L. XIV. Dion, L. LV1I1. Juste-Lipse, L. ll.Saturnal.Sc les Notes d’Oiselius fur Aulu : Gelle, LXV11I, c. ».
SATURNE. í. m. Terme de Mythologie. Dieu du M"ganiíme. Saturnus. Selon les Poètes c’étoit le Temps"Ils ont dit qu’il étoit fils du Ciel & de Vesta, q u “ •
voroit ses propres enfans : que ses trois fils, J up It£r »Neptune Sc Pluton lui ôterent l’empire du monde ?qu’il se cacha en Italie, & qu’alors il apporta au mon-de l’àge d’or. Ils en racontent plusieurs autres choie*amplement traitées dans la Mythologie de N ata ^Cornés. Selon Platon, Saturne étoit fils del’Oceande Thétis. C’est dans le limée ,^>. 4.0 de sédition d F"tienne : mais Hésiode le fait fils du Ciel Sc de las e»e-comparez le vers 44 de la Théogonie avec le v£tS138. Le faux Orphée , dans l’Hymneà l’honneur deSaturne , le fait aussi fils du Ciel Sc de la Terre,épousa Ops fa sœur, dont il eut Jupiter Sc Junon ju-meaux. Neptune ensuite , puis Pluton & Chanta a» 1 } 1jumeaux. Hésiode, v. 453 ôc luiv. dit que de B»®*il eut Vesta, Gérés Sc Junon, Jupiter, Neptune &Pluton. Saturne étoit fils d’Uranus. Il fut fait prcn»e cRoi des Titans. Sanchoniaton appelle SaturneIaí’v, qui est le nom que lui ont donné les Phéniciens& c’est la même chose que EI panni les Hébreu»qui veut duc, fort ôc puissant. Pézron. Uranus,c’ c1 ’à-dire, le Ciel. ,
$CF On a entendu par Saturne , le Dieu qui prel>d eau temps ; & ce nom lui vient,, dit Cicéron,de cequ’il dévore les années, Saturnus quod saturetur Afnis. C’est pour cela qu’oita supposé qu’il mange 0 ! 11ses enfans-, mais de peur qu’il n’allât plus vîte, J U P 1 ^
* ter l’enchaîna , c’est-à-dire, le soumit aux cour* de Jastres. .
Quelques-uns disent qu’il a été appelé Saturne t 1,satione , parce qu’il enseigna le premier l’Agticulnden Europe. Bérose dit que Saturne est le même tfsNembroth qui bâtit la tour de Babel. Il fut app y tSaturne deqnD, Satar, cacher , parce qu’ayanr ^chassé du ciel par son fils Jupiter,, il alla fe réfug ,e .Sc fe cacher en Egypte. Le nom de Saturne est ce ^ __qu’il portoit parmi les Titans , qui l’appeloient a __dorn , c’est-à-dire, martial ôc belliqueux. Encore fjourd’hui en langue Celtique ou Bretonne, qui ^même que celle des Titans, Di Sadorn , c’est I e ^medi, d’où les Latins ont fait dies Saturni , cow^de di Lun Sc diMars , &c. ils ont fait dies Lu nt ’Lundi, dies Martis, Mardi, ôc ainsi des autre*p'?nètes, donc tous les mots latins font certainement P flde la langue des Celtes. Cela étant ainsi, c’est ^pure rêverie que de tirer le nom de Saturne de 1°breu Satar , qui veut dire cacher , comme si S^fn'avoit pas son nom avant de se cacher dans I etium d’Italie, où il ne chercha une retraite que ver*fin de ses jours. PázRON.
Saturne, est aussi la troisième des planètes supériet ,r îla plus éloignée de la terre, & dont le mouvei» 8paraît le plus lent. Saturnus unus ex septem planesvel Saturni sella. Il est placé entre le firmamentl’orbe de Jupiter. Quoiqu’il paroisse la plus petite ■planètes , c’est pourtant la plus grande après JuP 1lt . ^Saturne est, selon quelques-uns, 79 sois , & ^
d’autres, 91 fois plus grand que la terre. M. .dit que la proportion de Saturne à la terre est c os 1 ^30 à 1. On croit qu’il tourne fur son centre. Il « a,t ^révolution dans le zodiaque en 29 ans, r55 joU sS ^ f8 heures. M. Harris dit qu’elle est de 30 années ° u [[{ .10950 jours. Par conséquent sous les pôles de cC >planète les nuits font de 15 années. Son excent»de la terre est de 6800 demi-diamètres de la te»^puisque sa plus grande distance de la terre c ^ q0 q